Mi-séance Paris : début de semaine en berne, grosse sanction sur Schneider Electric
Le CAC 40 rechute de plus de 1%.
LA TENDANCE
La bourse de Paris rechute ce lundi avec un CAC 40 en baisse de 1,1% en fin de matinée autour de 7.810 points. Le début de séance a été marqué par le fort recul de Schneider Electric après une acquisition importante aux Etats-Unis et par la progression d'Air Liquide suite à l'annonce de son plan stratégique.
Les rendements obligataires français continuent de se tendre, avec une OAT qui flirte toujours avec les 5%, tandis que leurs équivalents allemands reculent légèrement. En conséquence, l'écart de rendement (le fameux "spread") exigé par les investisseurs pour détenir des obligations françaises à 10 ans par rapport aux Bunds allemands équivalents se maintient haut perché, à 145 points de base, après avoir atteint 152 pb vendredi, une première depuis 2011.
Le baril de pétrole est relativement stable avec un Brent autour de 102 dollars.
VALEURS EN HAUSSE
Air Liquide gagne près de 2% à 173 euros après la présentation de "Beyond", son plan stratégique à horizon 2030. Le groupe vise une amélioration de sa marge opérationnelle de 400 à 600 points de base sur la période 2026-2030 avec une progression annuelle moyenne sur la période du chiffre d'affaires de 5% (+/-1%), dépassant ainsi la production industrielle de 2 à 3 fois, et une hausse annuelle moyenne du Résultat Net Récurrent par Action de +10% (+/-2%), gage de croissance ambitieuse et profitable. Le retour aux actionnaires - qu'ils soient institutionnels ou individuels - sera par ailleurs considérablement renforcé, en combinant la poursuite d'une politique de dividende régulier et soutenu et, pour la première fois, un programme de rachat d'actions de 4 milliards d'euros sur la période 2027-2028.
Bonduelle gagne 2,5% à 7,53 euros. Le résultat net des activités poursuivies de Bonduelle au titre de l'exercice 2025-2026 s'établit à -16,9 ME (+19,7 ME pour l'exercice précédent). En intégrant le résultat net des activités non poursuivies, le résultat net de l'ensemble consolidé du Groupe Bonduelle au titre de l'exercice 2025-2026 s'établit à +16,2 ME (-11,5 ME l'exercice précédent et - 111 ME il y a 2 ans). Au 30 juin, le résultat net s'améliore donc de +27,7 ME. Lors de l'Assemblée générale du 3 décembre, le Groupe Bonduelle proposera à ses actionnaires d'approuver le versement d'un dividende de 0,25 euro par action au titre de l'exercice. Dans un contexte toujours marqué par de fortes incertitudes agricoles et géopolitiques, le Groupe Bonduelle va concentrer ses efforts sur le maintien de sa rentabilité et l'amélioration de ses fondamentaux financiers, notamment la génération de cash-flow et la réduction de son endettement.
VALEURS EN BAISSE
Schneider Electric chute de 10% à 273 euros, fortement pénalisé après l'annonce de l'acquisition de l'Américain PTC. Les analystes accueillent prudemment cette opération, reconnaissant l'intérêt stratégique d'étoffer l'offre de logiciels industriels de l'entreprise, spécialisée dans la gestion de l'énergie et l'automatisation. Les inquiétudes portent principalement sur l'ampleur et le financement de la transaction, ainsi que sur les incertitudes liées aux bouleversements induits par l'IA et à la capacité de l'opération à renforcer la position concurrentielle de Schneider. Le fabricant d'équipements électriques va verser 205 dollars par action en numéraire pour s'offrir 100% du capital de la firme américaine, valorisant cette dernière environ 22,6 milliards de dollars (20,1 milliards d'euros), soit une valeur d'entreprise implicite de 23,7 milliards de dollars.
Legrand perd près de 3% à 140,4 euros. Barclays a ajusté son objectif de 185 à 188 euros ('surpondérer').
Hermès recule de 2,5% à 1.267 euros. UBS a dégradé Hermès à 'vendre' en ciblant 1.168 euros.
Danone perd 1,5% à 58,2 euros. La Deutsche Bank a ajusté le curseur de 61 à 59 euros en restant à 'conserver'. De son côté, UBS réduit son objectif de 95 à 93 euros ('achat') après avoir abaissé son estimation de BPA 2026 de 2% en raison de charges financières nettes plus élevées. Enfin, Jefferies ramène sa cible de 62 à 60 euros et reste à 'sous-performer'.
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