Clôture Paris : une déferlante de publications et un CAC 40 qui rebondit
L'indice remonte de 0,9%
LA TENDANCE
Après un coup de fatigue mercredi, le CAC 40 repart déjà de l'avant, en hausse de 0,9% à 8.486 points au terme d'une séance surchargée de publications de résultats d'entreprises. Si le rythme est difficile à suivre, le scénario est le même que la veille : les investisseurs ont applaudi une partie des performances semestrielles (Schneider Electric et Imerys s'envolent de 10%, ADP et Vicat grimpent de 9%), mais en ont lourdement sanctionné d'autres (SES plonge de 17%, Sanofi et Technip Energies perdent 9%, Wavestone s'écroule de 33%).
Les publications de résultats s'enchaînent aussi à Wall Street, avec un gros succès pour Microsoft (+13%), qui permet au Nasdaq de s'adjuger plus de 2%. De quoi mettre un peu de côté les inquiétudes liées à la Réserve fédérale américaine : si la Fed n'a pas touché à ses taux mercredi soir, la pression en faveur d'une politique monétaire plus stricte gagne du terrain chez ses membres. Trois présidents d'antennes régionales ont voté contre cette décision, privilégiant un relèvement des taux de 25 points de base.
Le pétrole repart en légère baisse (-0,6% à 90 dollars pour le baril de Brent), malgré une reprise des hostilités qui se confirme au Moyen-Orient, après une pause en fin de semaine dernière. Les Etats-Unis ont annoncé avoir frappé des dizaines de cibles des Gardiens de la révolution islamique en Iran dans la nuit de mercredi à jeudi, notamment des centres de commandement militaires et des installations de drones, en réponse à des tirs de missiles balistiques de Téhéran contre les forces américaines.
VALEURS EN HAUSSE
Société Générale (+5,7% à 81,1 euros) : le produit net bancaire du trimestre s'établit à 7 096 millions d'euros, en hausse de +4,5% par rapport au T2-25 et progresse de +6,1% à périmètre et change constants. Sur le semestre, le résultat net part du Groupe s'établit à 3 487 millions d'euros, un niveau record pour un semestre, soit une rentabilité sur actifs net tangibles (ROTE) de 12,0%. Au regard des performances du premier semestre, le Groupe a rehaussé sa cible de rentabilité sur actif net tangible (ROTE) à environ 11% en 2026. Le Conseil d'administration a ainsi décidé le versement d'un acompte sur dividende de 0,75 euro par action qui sera détaché le 5 octobre prochain et mis en paiement le 7 octobre.
Klepierre (+1,4% à 39,5 euros) : l'EBE est en hausse de +4,8% par rapport à la même période de 2025. Cette solide performance opérationnelle, combinée à une légère hausse des charges financières, a généré une augmentation de 3% du cash-flow net courant. L'EPRA NTA par action a augmenté de +5,3% par rapport au 31 décembre 2025, à 37,80 euros, porté par une progression de +2,6% de la valeur du portefeuille à périmètre constant sur 6 mois, tandis que le taux de rendement initial net EPRA moyen est ressorti à 5,6%. Grâce à la hausse de la NTA au 30 juin 2026, et au dividende payé en numéraire de 1,90 euro distribué en 2026, le Groupe a généré un 'total accounting return' de 10,6% depuis le début de l'année. Le résultat net de l'ensemble consolidé (IFRS) est 757,8 ME, dont 684,7 ME part du Groupe.
Air France-KLM (+4,2% à 12,3 euros) dévoile ce matin un chiffre d'affaires semestriel en hausse de 9,9% par rapport à l'année précédente, à 9,3 milliards d'euros, porté par l'ensemble des activités. Le résultat opérationnel ajusté est de 484 millions d'euros, en baisse de 251 millions d'euros par rapport à l'année précédente, avec une marge opérationnelle de 5,2%. Le cash flow d'exploitation ajusté récurrent atteint 928 millions d'euros, au premier semestre, en hausse de 148 millions d'euros par rapport à l'année précédente. Grupo Santander maintient son avis à 'sous-performance' (objectif 9,3 euros) sur Air France-KLM, alors que Barclays est à 'sous-pondérer' (cible 12 euros). Morgan Stanley reste en revanche offensif, à 'surpondérer' avec un objectif de 12,8 euros.
Imerys (+10% à 23,8 euros) : le chiffre d'affaires du premier semestre 2026 est de 1,74 milliard d'euros, +1,8% à taux de change constants, grâce à la hausse des volumes de vente dans un contexte de faiblesse de la demande sur certains marchés finaux. L'EBITDA du premier semestre 2026 est de 290 millions d'euros , soit une hausse de 10% par rapport à la même période de l'an passé à taux de change constants, se traduisant par une marge d'EBITDA ajusté de 16,6%, soit un gain de 0,6 pp par rapport à la période précédente. Le résultat net, part du Groupe, au premier semestre 2026 s'élève à 49 millions d'euros, contre 70 millions d'euros l'année précédente.
L'Oréal (+2,7% à 394 euros) : le chiffre d'affaires du S1 2026 est de 23,77 milliards d'euros, +6,8% à données comparables et + 5,8% à données publiées. La croissance à données comparables ajustée est nettement supérieure au marché mondial de la beauté. On a une croissance dans toutes les Divisions, avec des performances solides des Produits Professionnels et de la Beauté Dermatologique. La marge d'exploitation est en hausse de +20 points de base à 21,3%, tout en augmentant les frais publi-promotionnels de + 70 points de base. Le résultat net hors éléments non-récurrents atteint 3 959,6 millions d'euros, en hausse de +4,7%. Grupo Santander maintient son avis à 'surperformance' et vise 439 euros, contre 450 euros pour Barclays ('surpondérer').
Bic (+8,3% à 67,6 euros) : la croissance organique est de +1,7% au 1er semestre 2026 pour un chiffre d'affaires de 1.040 ME, avec une contribution positive de toutes les catégories et régions clés. La croissance organique ressort à +1,8% au 2e trimestre 2026, avec une performance solide dans les divisions Blade Excellence et Flame for Life. Le résultat d'exploitation ajusté est à 166 mE au 1er semestre 2026 contre 147 mE au S1 2025 et la marge d'exploitation ajustée atteint 16%, incluant une contribution positive de 1,5 point liée au remboursement de droits de douane aux États-Unis. En excluant cet impact, la marge d'exploitation ajustée s'est établie à 14,5 %, en hausse de 80 pb par rapport au S1 2025. Le BPA ajusté est de 2,81E au 1er semestre 2026, en hausse de 20 % par rapport au S1 2025, dont une contribution positive de 0,30E liée au remboursement des droits de douane aux États-Unis. En excluant cet impact, le BPA ajusté s'est établi à 2,51E, en hausse de +7 % par rapport au S1 2025. Les perspectives 2026 sont revues à la hausse, BIC anticipe désormais une croissance organique modeste en 2026, une marge d'exploitation ajustée légèrement supérieure à 14%, ainsi qu'une génération de flux nets de trésorerie disponible stable.
Groupe ADP (+9,6% à 123 euros) : au 1er semestre 2026, le chiffre d'affaires consolidé de s'élève à 3,215 MdsE, en croissance de +1,6%. L'Ebitda courant s'établit à 1,015 MdE, en baisse de -1%. La marge ressort à 31,6% du chiffre d'affaires, en baisse de 0,8 pts. Le Résultat net part du Groupe (RNPG) triple, à 312 millions d'euros (97 ME un an plus tôt). Au 30 juin 2026, le Groupe ADP dispose d'une trésorerie s'élevant à 2,531 MdsE, en hausse de 639 ME ou +33,8% par rapport au 31 décembre 2025. Les flux de trésorerie opérationnels s'établissent à 693 ME. La dette financière nette s'élève à 9,052 MdsE, pour un ratio d'endettement de 3,9x l'Ebitda courant. Groupe ADP anticipe désormais un Ebitda courant dans une fourchette comprise entre 2,3 et 2,35 MdsE et un ratio de dette financière nette/ Ebitda courant autour de 3,8x (inférieur ou égal à 3,7x précédemment).
Vinci (+4,7% à 123,8 euros) publie au titre du premier semestre 2026 un chiffre d'affaires consolidé de 35,6 milliards d'euros, en hausse de +2,1% (dont : croissance organique : +1,3% ; impacts des changements de périmètre : +1,5% ; variations de change : -0,6%). Cette hausse est tirée par le dynamisme des services à l'énergie (+6,8%). A l'international, l'activité progresse de 4,7%. Le groupe souligne la solide croissance du chiffre d'affaires au deuxième trimestre (+4,2% après -0,3 % au T1), soutenue par l'international (+7,8%). L'Ebitda s'élève à 6,4 milliards d'euros (+4,5%) soit 18% du chiffre d'affaires. La progression de +40 points de base est due à la bonne performance des concessions et des services à l'énergie. Le résultat net part du Groupe s'établit à 2,1 milliards d'euros (+9,6 %). La hausse du résultat net par action est de 10,8% à 3,70 euros), conséquence de la politique volontariste de rachat d'actions.
Arkema (+5,2% à 61,7 euros) publie ses résultats du 2e trimestre. Dans un trimestre marqué par le conflit au Moyen-Orient, le groupe réalise une performance jugée robuste, avec un EBITDA en hausse de 7,4 % par rapport à l'an dernier, à 390,9 ME, et une marge d'EBITDA qui progresse à 16,1%. Le chiffre d'affaires ressortait en hausse de 1,3% à 2,43 milliards d'euros.
JCDecaux (+2,4% à 22,9 euros) publie un chiffre d'affaires semestriel qui a augmenté de 4,6 %, 5,7 % en croissance organique, pour atteindre 1 953,9 millions d'euros. Le digital a continué de croître fortement, avec une hausse organique de 14,5 %, et représente désormais 42,8 % du chiffre d'affaires total, y compris une croissance organique de 30,9 % du chiffre d'affaires programmatique. Le deuxième trimestre 2026 a affiché une performance solide, avec une croissance organique du chiffre d'affaires atteignant 5,7 %. Le taux de marge opérationnelle a atteint 18,4 %, en hausse de 190 points de base sur un an, le résultat d'exploitation récurrent a augmenté de 53,5 % à 136,2 ME, tandis que le résultat net part du Groupe a augmenté de 84,7 %,à 140,1 ME en hausse de 23,3 % hors cession de titres APG
SGA, la capacité d'autofinancement a augmenté de 41,8 % et le cash-flow disponible a augmenté de 91,1 millions d'euros, devenant positif à 26,2 millions d'euros, malgré la saisonnalité. "En ce qui concerne le troisième trimestre, avec une dynamique commerciale solide, nous prévoyons une croissance organique du chiffre d'affaires autour de +5 %, malgré les incertitudes macroéconomiques et géopolitiques", commente JC Decaux en guise de perspectives.Scor (+3% à 34,4 euros) : Le Résultat net du Groupe publié par Scor ressort à 171 ME au T2 2026 (188 ME ajusté). La Valeur Économique du Groupe mesurée selon la norme IFRS 17 atteint 9,0 milliards d'euros au 30 juin 2026, en hausse de 10,5 % par rapport au 31 décembre 2025 à hypothèses économiques constantes (5,8 % en données publiées). La Valeur Économique par action s'établit à 50 Euros contre 48 Euros au 31 décembre 2025. Le Ratio de solvabilité estimé du Groupe est de 220% au 30 juin 2026, en hausse de 5 points de pourcentage par rapport au 31 décembre 2025. Enfin, le rendement annualisé des capitaux propres (RoE) s'établit à de 16,3 % (18,0 % ajusté) au T2 2026, soit un RoE annualisé de 18,5 % au S1 2026 (19,0 % ajusté).
Amundi (+6,4% à 94 euros) : les revenus nets ajustés s'élèvent à 933 ME, le plus haut niveau historique pour un trimestre8. Ils sont en hausse de +18% par rapport au deuxième trimestre 2025. Le résultat net ajusté d'Amundi ressort à 431 ME, en progression de +28,9%. Le bénéfice net par action ajusté au deuxième trimestre 2026 atteint 2,09 E, au-dessus de deux euros pour la première fois sur un trimestre. Le résultat net comptable part du Groupe s'élève à 409 ME, en baisse par rapport au même trimestre de 2025 qui enregistrait une plus-value comptable liée à l'opération Victory. Le Bénéfice net par Action comptable atteint 1,98 E. Pour l'ensemble du semestre, le résultat net ajusté ressort à 781 ME, en progression de +22,4%. Le bénéfice net par Action ajusté atteint 3,78 E, en hausse également de +22%. Le résultat net comptable part du Groupe s'élève à 753 ME et le bénéfice net par Action comptable atteint 3,65 E.
Mersen (+7,6% à 36,9 euros) : le résultat net part du Groupe de la période s'élève à 30,8 millions d'euros, contre 29,3 millions d'euros au 30 juin 2025, soit une croissance de +5 % (+10,3% à taux de change comparables). Le Groupe relève ses objectifs pour l'année 2026, à savoir : une croissance organique du chiffre d'affaires comprise entre +4% et +6% (contre entre +2% et +6%) ; une marge d'EBITDA courant entre 16 % et 16,5 % du chiffre d'affaires (contre entre 15,5 % et 16,5%) ; une marge opérationnelle courante entre 9,0 % et 9,5 % du chiffre d'affaires (contre entre 8,0% et 9,0%). Enfin, des investissements industriels entre 80 et 90 millions d'euros (contre entre 90 et 100 millions d'euros).
Veolia (+1,8% à 35,8 euros) : le résultat net courant part du groupe de 837 ME affiche une hausse de +10,4% permettant de relever l'objectif annuel de croissance à un minimum de +8% incluant désormais Clean Earth. Le résultat net part du groupe ressort à 682 ME. L'endettement financier net sous contrôle à 24.548 ME, inclut l'acquisition de Clean Earth, avec une amélioration significative du cash-flow libre net grâce à une gestion stricte des investissements industriels et du besoin en fonds de roulement. Veolia accélère par ailleurs sa croissance dans l'industrie des centres de données et de la microélectronique, en annonçant un objectif d'1 milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces deux marchés d'ici à 2030. "Veolia prévoit de tirer pleinement parti du potentiel des solutions numériques et basées sur l'intelligence artificielle afin de soutenir son plan d'efficacité récurrent.
Bouygues (+7% à 49,4 euros) : le chiffre d'affaires au 1er semestre 2026 s'établit à 26,3 milliards d'euros, en baisse de -2,2% sur un an. A change constant, le chiffre d'affaires est en baisse de -1,3% sur un an. Les impacts de change constatés sur le 1er semestre s'élèvent à environ -240 millions d'euros. Le résultat opérationnel courant des activités (ROCA) ressort à 829 millions d'euros, soit une progression de 33 ME sur un an. La forte amélioration du ROCA d'Equans permet de plus que compenser les baisses attendues des ROCA de Bouygues Telecom et TF1. Le résultat net part du Groupe s'établit à 287 ME. Il est en hausse de 114 ME sur un an, malgré l'impact, pour la 2e année consécutive, de la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en France de -35 ME. L'endettement financier net s'établit à 6,5 milliards d'euros à fin juin 2026, en amélioration de 2 MdsE par rapport à fin juin 2025. Le ratio d'endettement net s'élève à 46% à fin juin 2026 (62% à fin juin 2025).
ArcelorMittal (+3% à 59,6 euros) a délivré un EBITDA du deuxième trimestre de 2,1 milliards de dollars, ce qui représente une marge de 155 $/t, nettement supérieure aux moyennes historiques par tonne. "L'EBITDA européen par tonne a augmenté de 28 $/t de manière séquentielle, avec un potentiel supplémentaire attendu à mesure que les avantages du nouvel outil de négociation TRQ seront réalisés", détaille le Groupe. Le bénéfice net au deuxième trimestre 2026 est de 0,76 milliard de dollars (BPA de base de 0,90 $/sh) et 1,65 Md$ pour le semestre. Les ventes ont atteint 32,22 Mds$ sur le semestre, dont 16,76 Mds$ pour le seul deuxième trimestre. Le résultat d'exploitation 1,81 Md$ pour le semestre et 0,68 Md$ pour le deuxième trimestre.
Schneider Electric (+10,8% à 284,6 euros) : le chiffre d'affaires du Groupe atteint un niveau record de 21,2 MdsE au 1er semestre, en croissance organique de +14%. La marge brute est en croissance organique de +14,2% avec un taux de marge brute en hausse de +10 points de base en organique pour s'établir à 42,5% au 1er semestre. L'EBITA ajusté est également à un record de 4,093 MdsE au 1er semestre, en croissance organique de +22,1%. La marge d'EBITA ajusté est en forte progression de +120 points de base en organique, atteignant 19,3%. Le résultat net est de 2,5 MdsE, en croissance de +30%. Le Groupe réalise un cash-flow libre de 1,631 MdE au 1er semestre, en hausse de 244% par rapport au 1er semestre 2025. Schneider Electric est reconnue comme l'entreprise la plus durable au monde pour la 3e année consécutive. Le Programme Sustainability Impact 2030, en cours de déploiement, atteint un score de 3,69. Le Groupe Schneider Electric relève son objectif financier 2026 à une croissance organique de l'Ebita ajusté 2026 comprise entre +14% et +19%. Cette performance découlerait de la croissance organique du chiffre d'affaires combinée à l'amélioration de la marge.
Renault (+0,2% à 27,9 euros) a publié une forte croissance du chiffre d'affaires au 1er semestre 2026, tirée à la fois par l'Automobile et par Mobilize Financial Services. Le chiffre d'affaires du groupe s'affiche à 30,3 milliards d'euros, en hausse de 9,5% et de 10,3% à taux de change constants par rapport au 1er semestre 2025. Le chiffre d'affaires de l'Automobile atteint 26,8 milliards d'euros, en hausse de 9,3% et de 10,2% à taux de change constants. Le chiffre d'affaires de MFS est de 3,4 milliards d'euros, en hausse de 11% et de 11,5% à taux de change constants. Le groupe souligne sa solide marge opérationnelle, de 1,6 milliard d'euros, soit 5,2% du chiffre d'affaires, avec une marge opérationnelle de l'Automobile de 0,8 milliard d'euros, soit 3% du chiffre d'affaires de l'Automobile, ainsi qu'une marge opérationnelle de MFS de 0,8 milliard d'euros. Le résultat net est de 0,72 milliard d'euros, à comparer à une perte massive de 11,14 MdsE un an avant. Le résultat net part du groupe, à 0,705 milliard d'euros, se comparer aux 11,18 milliards de pertes du S1 2025.
SPIE (+1% à 47,6 euros) a enregistré 5.156,6 millions d'euros de chiffre d'affaires au premier semestre 2026, porté à la fois par sa stratégie de croissance externe (+2,7% contribution des acquisition) et sa croissance organique (+1,2%), cette dernière s'étant accéléré au deuxième trimestre à +3,1%, " confirmant le rattrapage progressif attendu après les effets de saisonnalité défavorables du 1er trimestre ". Le groupe multitechnique dispose d'une nouvelle progression de sa marge d'EBITA, à +20 pdb sur le semestre, atteignant 6,2%, pour un EBITA en hausse de 6,9% à 321,4 millions d'euros et un résultat net ajusté de 186,5 millions d'euros, à +11,9% par rapport à la même période en 2025. Le résultat net part du groupe s'est élevé à 112 millions d'euros.
VALEURS EN BAISSE
Technip Energies (-9,7% à 29,5 euros)a abaissé l'objectif annuel de marge d'Ebitda de son segment "livraison de projet", afin de prendre en compte l'impact du conflit au Moyen-Orient, tout en relevant celui du segment "technologie, produits et services(TPS)", qui a bénéficié d'une performance "solide". La société prévoit désormais en 2026 une marge d'Ebitda supérieure à 5% pour le segment "livraison de projet", contre 6,5% à 7,5% auparavant, tandis que l'objectif de marge du segments TPS est rehaussé à 15%, contre 14,5% précédemment. Sur la période d'avril à juin, le groupe a fait état d'un Ebitda récurrent de 63,5 millions d'euros, en baisse de 60% sur un an et bien en-deçà des 152 millions attendus par les analystes, selon un consensus compilé par Technip Energies. "Les marges d'Ebitda ont été impactées par des défis opérationnels et contractuels liés à la situation au Moyen-Orient", a souligné Arnaud Pieton, CEO de Technip Energies. Le chiffre d'affaires trimestriel a augmenté de 4% à 1,87 milliard d'euros, alors que le consensus prévoyait 1,92 milliard.
Sanofi (-8,9% à 72,8 euros) : au T2 2026, le chiffre d'affaires s'élève à 11 597 millions d'euros, soit une hausse de 17,8 %. Les fluctuations de change ont un effet négatif de 1,8 point de pourcentage; dès lors, la progression du chiffre d'affaires s'élève à 16,0 % à données publiées. Le résultat opérationnel des activités progresse à 3 291 millions d'euros, en hausse de 35,8 % (+33,7 % à données publiées), contre 2 461 millions d'euros au T2 2025. Le résultat net des activités ressort à 2,5 MdsE en croissance de 28,9%. Le BNPA des activités s'élève à 2,09 euros (+33,3 % à TCC et +31,4 % à données publiées) ; le BNPA IFRS s'élève à 0,29 euro. Pour son chiffre d'affaires 2026, Sanofi anticipe un taux de croissance autour de 10% à TCC, et prévoit pour le BNPA des activités à TCC une croissance légèrement supérieure à celle des ventes. Grupo Santander maintient un avis à 'surperformance' sur le titre et vise 106 euros, contre 100 euros pour Jefferies ('achat'). BNP Paribas est 'neutre' avec une cible de 87 euros, alors que Barclays, à 'pondération en ligne', vise 85 euros.
SES plonge de 17% à 5,6 euros dans un volume fourni ce jeudi, alors que le groupe a pourtant publié pour son premier semestre 2026 des revenus de 1,6 milliard d'euros en progression de 72,4% à changes constants. Cependant, à comparable, l'activité a en fait régressé de 5% à changes constants et en glissement annuel, tandis que l'Ebitda ajusté a baissé de 6,2%. En données publiées, l'Ebitda ajusté ressort en hausse de 47% à 725 millions d'euros.
Vallourec (-1,6% à 20,9 euros) : le résultat opérationnel s'est établi à 103 millions de dollars, contre 114 millions de dollars au deuxième trimestre 2025. Le résultat net s'est établi à 55 millions de dollars, contre 51 millions de dollars au deuxième trimestre 2025. Le résultat net, part du groupe, s'est élevé à 45 millions de dollars, contre 44 millions de dollars au deuxième trimestre 2025. Le bénéfice par action dilué s'est établi à 0,18 dollar, inchangé par rapport à la même période en 2025, reflétant une rentabilité stable et un nombre d'actions diluées légèrement supérieur (250 millions contre 249 millions).
Elis (-5,7% à 24,6 euros) a publié au 1er semestre 2026 un chiffre d'affaires en croissance de près de 5% et des marges stables, malgré le contexte mondial dégradé. Le groupe confirme ses objectifs financiers 2026. Au 1er semestre 2026, le chiffre d'affaires ressort à 2,457 MdsE (+4,9% dont +3,2% en organique), pour un Ebitda ajusté en amélioration de 4,9% à 853,8 millions d'euros et une marge d'Ebitda ajusté stable à 34,7%. L'Ebit ajusté ressort en amélioration de 4,6% à 370 millions d'euros pour une marge de 15,1%. Le résultat net s'affiche en hausse de 7,3% à 163,6 millions d'euros, tandis que le résultat net courant progresse de 1,1% à 215,5 millions d'euros. Le résultat net courant par action progresse de 5,1% à 0,89 euro.
Wavestone (-33% à 30 euros) : au 1er trimestre de son exercice 2026/27, Wavestone a réalisé un chiffre d'affaires consolidé de 227,0 ME, en repli de -2% par rapport au 1er trimestre 2025/26. Pour rappel, Wavestone consolide Wivoo, cabinet français de conseil, depuis le 1er juin 2025. À taux de change et périmètre constants, le chiffre d'affaires du 1er trimestre est également en recul de -2%. L'effet jour était nul sur la période. Wavestone a décidé d'ajuster ses objectifs financiers 2026/27. Le cabinet vise désormais une évolution organique de son chiffre d'affaires comprise entre -1% et " low single-digit " contre une croissance organique " low single-digit " visée initialement, par rapport au chiffre d'affaires 2025/26 de 954,3 ME. En termes de rentabilité, Wavestone vise une marge opérationnelle récurrente comprise entre 11% et 13% contre de l'ordre de 13% précédemment.
FDJ United (-2,6% à 22,4 euros) : le produit brut des jeux (PBJ) de FDJ United au 1er semestre 2026 s'élève à 4,314 milliards d'euros, en baisse de -1,3%. Après 2,613 MdsE de prélèvements publics (+0,7 %), le produit net des jeux (PNJ) ressort à 1,701 MdE, en baisse de -4,1%. En tenant compte du produit des autres activités, le chiffre d'affaires semestriel du Groupe s'établit à 1,782 MdE, en baisse de -4,5%. L'évolution du chiffre d'affaires a été pénalisée par 52 ME de hausses de fiscalité sur les jeux (France, Royaume-Uni, Pays-Bas et Roumanie), représentant 3 points de croissance du chiffre d'affaires. La performance du Groupe au 1er semestre est toujours affectée par des alourdissements de fiscalité auxquels se sont ajoutés des aléas propres à l'activité de loterie et l'effet des conditions climatiques exceptionnelles, qui ont pesé sur la fréquentation des points de vente en France, analyse Stéphane Pallez, Présidente directrice générale de FDJ United. L'Ebitda courant s'établit à 404 millions d'euros, en baisse de -8,4% par rapport aux 441 ME du 1er semestre 2025. Le taux de marge d'Ebitda courant ressort à 22,7% au 1er semestre 2026 (23,6% au 1er semestre 2025). Le résultat opérationnel courant (ROC) du Groupe s'établit à 229 ME, en baisse de -15,1%. Le résultat net consolidé du 1er semestre 2026 s'élève ainsi à -16 ME (136 ME au 1er semestre 2025). Le résultat net ajusté ressort à 180 ME, en recul de -19% par rapport aux 222 ME du 1er semestre 2025.
Airbus (-2,8% à 204 euros) publie au titre de son premier semestre clos fin juin 2026 des revenus de 33,2 milliards d'euros (+12%), ainsi qu'un Ebit ajusté d'environ 2,7 milliards d'euros. L'Ebit publié s'affiche aussi à environ 2,7 milliards d'euros, pour un bénéfice par action de 2,84 euros. L'EBIT ajusté consolidé - un indicateur alternatif de performance mesurant la marge opérationnelle sous-jacente, après exclusion des charges ou profits significatifs liés aux variations de provisions (programmes, restructuration, effets de change) ainsi qu'aux plus-values ou moins-values de cession ou d'acquisition d'activités - s'est élevé à 2,727 MdsE (S1 2025 : 2,204 MdsE). L'Ebit consolidé publié s'est établi à 2,745 MdsE (S1 2025 : 1,617 MdE), incluant des ajustements nets totaux de +18 millions d'euros. Le résultat net consolidé s'est élevé à 2,243 MdsE, contre 1,525 MdE un an avant, avec un bénéfice par action publié consolidé de 2,84 euros (S1 2025 : 1,93 euro). Grupo Santander est à 'surperformance' sur Airbus et vise 210 euros. Berenberg affiche un objectif comparable de 210 contre 205 auparavant ('conserver'), tandis que BNP Paribas, 'neutre', porte sa cible de 190 à 210 euros.
Capgemini (-4,8% à 102 euros) : le résultat net part du groupe est en baisse pour atteindre 498 millions d'euros. Le résultat de base par action (non dilué) est en baisse à 2,96 euros, le résultat normalisé par action à 5,29 euros (-11,9%). Enfin, la génération de free cash flow organique est de 37 millions d'euros, comparé à 60 millions d'euros pour le 1er semestre 2025. Au 30 juin 2026, le groupe dispose d'une trésorerie et d'actifs de gestion de trésorerie pour un montant total de 2,6 milliards d'euros. Compte tenu d'un encours de dettes financières de 9,1 milliards d'euros ainsi que de l'impact des instruments dérivés, l'endettement net du groupe atteint 6,5 milliards d'euros, contre 5,3 milliards d'euros fin 2025 et 2,8 milliards d'euros au 30 juin 2025. Pour l'exercice 2026, le groupe vise désormais une croissance à taux de variation constantes du chiffre d'affaires de l'ordre de 8,5 à 9% (contre précédemment de +6,5 à +8,5%). La contribution inorganique à la croissance du chiffre d'affaires est désormais attendue à environ 5 points (contre environ de 4,5 à 5 points précédemment). Le groupe prévoit toujours une marge opérationnelle comprise entre 13,6 et 13,8%, ainsi qu'une génération de free cash flow organique d'environ 1,8 à 1,9 milliards d'euros. L'objectif de génération de free cash flow organique tient compte d'une augmentation par rapport à 2025 des décaissements liés aux restructurations pour environ 200 millions d'euros, en lien avec les initiatives Fit-for-Growth.
Stellantis (-4,3% à 5 euros) annonce ses résultats financiers pour le 2e trimestre de 2026. Le chiffre d'affaires net a atteint 43,5 MdsE, en hausse de 13 % par rapport au 2e trimestre 2025, avec une progression de 32 % en Amérique du Nord et de 6 % en Amérique du Sud, tandis que l'Europe élargie restait stable, et que le Moyen-Orient et l'Afrique ainsi que l'Asie-Pacifique enregistraient un léger recul. Le bénéfice net a atteint 0,3 MdE au 2e trimestre de 2026, reflétant des volumes plus élevés et une nouvelle amélioration de la performance opérationnelle. Le Résultat opérationnel courant est de 0,8 MdE, avec une marge AOI de 1,8%, en progression de 120 points de base d'une année sur l'autre. Toutes les régions ont dégagé des marges AOI positives, à l'exception de l'Europe élargie. Le Free cash flow industriel s'est élevé à 1 MdE au 2e trimestre de 2026, reflétant l'amélioration de la performance opérationnelle.
Accor (-2,2% à 46,2 euros) : le résultat net ajusté, part du groupe est un bénéfice de 231 millions d'euros pour le premier semestre 2026 contre 240 millions d'euros pour le premier semestre 2025. Le résultat net dilué ajusté, part du groupe, par action est stable à 0,83 euro par rapport au premier semestre 2025. Pour l'exercice 2026, Accor annonce les perspectives suivantes, sur la base des conditions de marché actuellement anticipées et sous réserve de l'absence de détérioration significative de l'environnement macro-économique : une croissance annuelle du RevPAR entre 2% et 2,5%, une croissance du réseau autour de 3,5% ; un EBE courant entre 1 260 millions d'euros et 1 285 millions d'euros sur la base d'un impact de change négatif de 10 millions d'euros attendu pour l'exercice 2026.
Eramet (-0,1% à 42,5 euros) publie pour son premier semestre 2026 un chiffre d'affaires ajusté de 1,65 milliard d'euros en croissance de 8% (+14% pcc), avec un effet prix positif de 9% et un effet volume favorable de 5%. L'Ebitda ajusté se situe à 276 ME, en croissance de 45%. Le résultat net part du Groupe (hors SLN) se situe à -146 ME, après prise en compte d'une dépréciation complémentaire des actifs de l'activité Sables minéralisés (-112 ME, le test d'impairment effectué suite à l'incendie prenant en compte la mise à jour des réserves constatée dans le cadre de la révision du plan minier). Les investissements financés par le groupe sont de 100 ME, en baisse de 53% par rapport au S1 2025, dont 51 ME d'investissements de développement (35 ME au Gabon et 16 ME au Sénégal).
Ipsen (-4% à 157,2 euros) annonce un relèvement de ses objectifs financiers 2026 avec une croissance de chiffre d'affaires supérieure à 20% à taux de change constant (avec un effet défavorable des devises anticipé d'environ 1 %) ainsi qu'une marge opérationnelle des activités supérieure à 37% du chiffre d'affaires, " qui inclut des dépenses supplémentaires en R&D provenant d'opportunités potentielles futures d'innovation externe attendues à un stade précoce et intermédiaire, et qui tient compte de l'impact dilutif des acquisitions de Memo Therapeutics AG et de Kartos Therapeutics ". La société biopharmaceutique a enregistré pour son premier semestre une croissance du chiffre d'affaires groupe de 23,5% à constant (20,4% en données publiées), tirée par une croissance de 24,8% des ventes du portefeuille de médicaments hors Somatuline. Le résultat opérationnel des activités ressort à 845 millions d'euros, en hausse de 28,8% en données publiées avec une marge opérationnelle des activités de 38,6% du chiffre d'affaires, en progression de 2,5 points. Le résultat net consolidé est à 402,6 millions d'euros, à +20%, pour un bénéfice dilué par action IFRS à 4,86E, vs. 4E au 1er semestre 2025.
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