Clôture Paris : le CAC 40 termine stable
L'indice parisien a fait du surplace ce vendredi...
Le CAC 40 est resté très hésitant ce vendredi, évoluant proche de l'équilibre et clôturant en repli symbolique de 0,09% à 8.279 points. Même les chiffres américains de l'emploi, qui ont fait basculer Wall Street dans le rouge, n'ont pas provoqué de réaction particulière sur le marché parisien.
La croissance de l'emploi aux États-Unis s'est nettement accélérée en août, tandis que le taux de chômage est resté stable, selon les données officielles publiées vendredi par le département du Travail. Suivant l'expression "good news is bad news", les marchés américains ont opté pour la baisse après la publication : cette bonne nouvelle pour l'économie pourrait pousser la Réserve fédérale américaine (Fed) à revoir en hausse ses taux lors de sa prochaine réunion ce mois-ci, un scénario qui ne réjouit pas les investisseurs.
Pas d'accalmie du côté du pétrole, puisque que le baril de Brent termine la semaine au-dessus de la barre des 95 dollars, la situation semblant décidément bloquée entre les États-Unis et l'Iran. Ces derniers jours, la reprise des hostilités a contribué à faire grimper les prix de l'énergie et les rendements des obligations du Trésor américain, ce qui a aggravé les tensions sur les marchés obligataires à travers le monde.
VALEURS EN HAUSSE
Alstom (+2% à 16,5 euros) a remporté un contrat majeur de 4,7 milliards de dollars canadiens (environ 3 milliards d'euros) pour le renouvellement de la flotte de trains longue distance de VIA Rail Canada. Alstom fabriquera 313 nouvelles voitures de passagers et fournira un soutien technique à long terme ainsi que des pièces de rechange. La conception et l'ingénierie seront réalisées à Saint-Bruno-de-Montarville, au Québec, la fabrication des caisses à La Pocatière, au Québec, et l'assemblage final à Thunder Bay, en Ontario. La nouvelle flotte sera mise en service sur huit grandes lignes nationales et améliorera le confort, l'accessibilité et la connectivité des voyageurs sur les services longue distance, régionaux et éloignés. La livraison des 313 voitures de passagers représente une valeur d'environ 4 milliards de dollars canadiens et le contrat de soutien technique et d'approvisionnement en pièces de rechange est évalué à près de 700 millions de dollars canadiens sur une durée de 15 ans.
Soitec poursuit sa hausse de 3,9% à 128,3 euros dans le prolongement du relèvement de ses perspectives grâce à l'accélération de la demande pour la division Photonics.
Legrand prend plus de 3% à 140,9 euros au lendemain d'un gain de 1,4%. Le spécialiste mondial des infrastructures électriques et numériques du bâtiment a bénéficié ces derniers jours de plusieurs notes favorables d'analystes dont une particulièrement remarquée de la Deutsche Bank. Le broker a rehaussé, hier, à 'acheter' sa recommandation sur la valeur, expliquant que la prime historique de 20% du ratio cours/bénéfice (PER) de Legrand par rapport à la moyenne du secteur a disparu, ce qui semble injustifié compte tenu de la dynamique de croissance organique de l'entreprise, plus solide que jamais, alors même que 70% de son chiffre d'affaires (lié au bâtiment) n'a pas encore pleinement contribué à cette performance.
GTT progresse de près de 4% à 216,2 euros. Berenberg est passé à l'achat en ciblant 245 euros.
Accor gagne 2,5% à 46,9 euros. Le groupe hôtelier bénéficie d'un soutien de poids dans la mesure où Morgan Stanley a relevé à 'surpondérer' sa recommandation sur la valeur en ciblant 55 euros.
VALEURS EN BAISSE
Vivendi décroche de 6,7% à 1,5 euro au lendemain de sa publication semestrielle. Le groupe a fait état d'un chiffre d'affaires en recul de 3,5% sur les six premiers mois de son exercice financier, à 140 millions d'euros, citant un effet de saisonnalité des lancements de jeux de Gameloft. Sur la période, la holding affiche un résultat opérationnel ajusté de 4 millions d'euros, contre 18 ME il y a un an.
Ipsos trébuche de près de 6,9% à 36,8 euros. Selon nos informations, Kepler Cheuvreux vient de dégrader la valeur à 'conserver' tout en ramenant son cours cible de 49 à 44 euros.
TotalEnergies recule de 2,5% à 76,1 euros. Morgan Stanley a dégradé TotalEnergies à 'pondération en ligne' avec une cible ajustée de 77 à 78 euros.
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