Clôture Paris : le CAC 40 se reprend
Les investisseurs prennent la mesure d'échanges géopolitiques moins tendus...
En clôture de marché, le CAC40 est très bien orienté. Pétroles et taux obligataires en baisse redonnent de l'élan aux marchés boursiers, ce lundi. L'indice phare de la place parisienne termine sur une avance de +0,92% à 8.138 points. Il refait une partie du chemin concédé vendredi (-1,49%).
Donald Trump s'est dit disposé à rencontrer son homologue iranien Massoud Pezeshkian, qui devrait se rendre à New York cette semaine, à l'occasion de l'Assemblée générale de l'Onu. Pour autant, l'Iran et les Etats-Unis ont échangé de nouvelles menaces dimanche, et Téhéran dit avoir obtenu des informations selon lesquelles Washington s'apprête à reprendre des actions offensives avec l'appui de certains pays du Moyen-Orient.
Ce contexte où les dirigeants se parlent ou envisagent de se reparler est interprété comme un signe de détente par les investisseurs.
La place de Wall Street est donc bien orientée ce lundi. A 17h45, le S&P 500 se reprend de +1,04% à 7.730 pts. Le Dow Jones gagne +0,46% à 51.922 pts. Le Nasdaq est bien ferme, avec un rebond de +1,61% à 26.950 pts.
Les investisseurs tablant sur un retour, cette semaine, des négociations diplomatiques avec l'Iran à l'occasion de l'Assemblée générale des Nations unies, les pétroles poursuivent leur reflux. En outre, les marchés suivent de près l'évolution des livraisons en provenance d'Arabie saoudite dans un contexte d'escalade des attaques houthies contre le royaume.
Le retournement des marchés pétroliers se prolonge, dans une 4e séance consécutive de repli. A 17h45, le Brent de mer du Nord cède -3,79%, revenant autour des 100$. Le baril de brut léger américain (West Texas Intermediate, WTI) est également dans une 4e séance consécutive de repli, perdant -4,27% à 95,47$ à 17h45.
Sur le marché des changes, l'euro est assez stable, cédant -0,09% face au dollar. La monnaie européenne pointe à 1,147$.
Du côté des taux obligataires, le rendement de l'OAT 10 ans redescend à 4,45% après un pic de 4,58%, vendredi dernier.
L'once d'or redonne -0,68% à 4.350$ (3.792 euros).
Le Bitcoin rebondit de +6,47% à 86.148$, pour un rebond de +9,38% sur les 5 dernières séances.
Valeurs en hausse
* Société Générale (+1,76% à 73,87euros). La séance se termine calmement pour l'établissement financier, après un plus du jour à 76,12 euros. Les investisseurs saluent la présentation du nouveau plan stratégique de Société Générale. La banque rouge et noire vise, en 2029, une rentabilité des fonds propres tangibles (ROTE), mesure de sa profitabilité, comprise entre 13% et 14%. Celle-ci pourrait dépasser 15% à partir de 2030. "Aujourd'hui, nous ouvrons une nouvelle étape. Notre ambition est claire : accélérer notre croissance rentable et maintenir une discipline rigoureuse en matière de risques et de coûts", a déclaré Slawomir Krupa, le patron de la SocGen.
Le groupe anticipe, d'ici 2029, une base de coûts en-deçà de 16,3 MdsE, en baisse d'environ -2% par rapport à 2026. Il dit vouloir réaliser ces économies par une réduction des achats et prestations externes, ainsi que des dépenses en 'IT' (technologies de l'information). Les gains de productivité permis par l'intelligence artificielle (IA) et la diminution du nombre de salariés par attrition naturelle devraient également y contribuer.
Société Générale vise en outre un coefficient d'exploitation inférieur à 55% en 2029, contre un objectif actuel de 60%. La croissance annuelle des revenus est attendue en moyenne à environ 3%.
Le groupe financier prévoit de reverser aux actionnaires 50% de son résultat net publié, conformément à sa politique de distribution la plus récente. Cette distribution prendra la forme d'un partage "équilibré" entre dividendes en numéraire et rachats d'actions. Par ailleurs, la banque entend distribuer tout excédent de capital au-delà de son objectif de ratio CET1 supérieur à 13%.
Par ailleurs, l'établissement financier a fait part de la nomination de Benoît Grisoni en tant que directeur adjoint Banque de Détail, Banque Privée et Assurances.
* Soitec (+9,82% à 154,855 euros). Le titre se reprend... un grand classique pour le dossier qui alterne régulièrement sommets et grands creux en Bourse de Paris. Le titre disposerait encore d'un potentiel de hausse... Mercredi dernier, Barclays avait relevé à 'surpondérer' son opinion sur le spécialiste de la production de matériaux semi-conducteurs innovants avec un objectif porté de 110 à 200 euros. JP Morgan avait rehaussé sa recommandation sur le groupe isérois à 'surpondérer', pour un objectif de cours porté de 98 à 200 euros.
* Safran (+2,38% à 330,7 euros). Le motoriste a conclu, vendredi, une convention avec un prestataire de services d'investissement pour une tranche de rachat d'actions pour annulation. Suivant les termes de cette convention, Safran achètera ses propres actions pour un montant maximum de 375 ME, entre le lundi 21 septembre inclus et jusqu'au 27 novembre au plus tard. Cette opération s'inscrit dans le contexte du plan de rachat d'actions pour annulation de 5 MdsE, à mettre en oeuvre entre 2025 et 2028. D'ores et déjà, 2,275 MdsE ont été exécutés à ce jour.
* STMicroelectronics (+2,944% à 44,65 euros) / Schneider Electric (+3,24% à 295 euros). Les deux dossiers font aujourd'hui jeu égal en tête du CAC 40. Ces deux valeurs, régulièrement influencées par l'actualité des investissements dans l'IA, bénéficient des déclarations du secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, qui a salué le succès des discussions préliminaires menées le week-end dernier avec son homologue chinois, et a proposé l'instauration d'un dialogue sino-américain sur l'IA. Bessent et le vice-Premier ministre chinois, He Lifeng, ont conclu hier des pourparlers portant sur la création d'un éventuel mécanisme de notification relatif à la sécurité de l'IA. Bessent a précisé que ce système se concentrerait sur les menaces pesant sur la sécurité nationale. La proposition sera examinée par Trump et le président chinois lors du sommet.
* Amundi (+1,47% à 93 euros). Le programme de rachat d'actions d'un montant de 500 ME, qui a débuté le 4 février, vient d'être finalisé, conformément aux engagements du Plan Ambitions 2025. Dans le cadre de ce programme, 5,9 millions d'actions Amundi ont été achetées, soit environ 2,9% du capital, pour un prix d'achat global de 500 ME, et un prix moyen de 84,56 euros par action hors taxes et frais d'acquisition divers. Les actions rachetées seront annulées.
* Hermès International (+0,94% à 1.344 euros). Bernstein a abaissé la mire de 2.150 à 1.750 euros ('surperformer') sur le sellier français.
* Carrefour (stable à 16,43 euros). Le groupe de distribution a procédé, vendredi dernier, au placement d'une émission obligataire d'un montant de 500 millions d'euros. L'échéance et le règlement sont prévus en mai 2032. Ce placement est à taux fixe avec un coupon de 4,25% par an. Le remboursement se fera in fine. L'accueil réservé à cette opération a permis un placement rapide et l'obtention de conditions favorables. L'émission a en effet été sursouscrite plusieurs fois. Les 500 ME levés seront alloués au financement des besoins généraux du Groupe ainsi qu'au refinancement de la dette.
* AXA (+0,25% à 44,84 euros). Le titre est en petite hausse. Goldman Sachs, qui est à 'achat' sur le dossier, a remonté son objectif de cours sur l'assureur. Il est porté de 48,5 à 50 euros.
Valeurs en baisse
* Ipsen (-5,13% à 147,9 euros). Amneal Pharmaceuticals a obtenu l'approbation de la FDA pour sa version générique du Somatuline, médicament injectable d'Ipsen. Bien qu'attendue et intégrée dans la guidance d'Ipsen (Ipsen tablait sur l'arrivée d'un générique au second semestre 2026), l'approbation par FDA du lanréotide n'est pas forcément une bonne nouvelle pour Ipsen, explique Oddo BHF. Le produit devrait être lancé immédiatement, et visera directement Somatuline Depot, dont les ventes 2025 avaient atteint 1,135 MdE, dont 591 ME aux USA, soit 16% du chiffre d'affaires consolidé d'Ipsen, ce qui confirme l'importance stratégique de ce produit pour le groupe.
* Coface (-2,63% à 17,03 euros). Le groupe de réassurance consolide après une fin de semaine en fanfare (+8,9% vendredi en clôture à 17,49 euros). Selon l'agence Bloomberg, CNP Assurances, détenue par la Banque Postale, travaillerait sur une offre potentielle pour l'acquisition du leader de l'assurance-crédit. L'agence cite des sources proches de la question ayant choisi l'anonymat. Bloomberg indique que CNP devra convaincre Arch Capital, qui détient actuellement environ 29,9% des parts de Coface. Les délibérations n'en seraient qu'à un stade préliminaire, et CNP Assurances pourrait encore choisir de ne pas formuler d'offre. D'autres acquéreurs potentiels pourraient également se présenter... Une affaire suivie de près par les spéculateurs.
* Ayvens (-2,01% à 10,26 euros). La filiale de location automobile de Société générale a présenté ses nouveaux objectifs stratégiques alors que s'achève l'exécution de son plan précédent, "PowerUP 2026". Le marché de la location longue durée devrait poursuivre sa croissance au rythme de 0,4% par an, contrastant avec le marché automobile global qui continuera de se contracter, passant de 13,3 millions de voitures particulières immatriculées en 2025 à 12,5 millions de véhicules en 2030. Ayvens vise à gagner des parts de marché sur des segments ciblés et prévoit d'accroître sa flotte financée d'au moins 3% entre 2026 et 2029. Le spécialiste de la location longue durée prévoit une rentabilité des fonds propres tangibles (ROTE) comprise entre 14% et 16% en 2029 contre une fourchette de 13% à 15% dans le plan 'PowerUP 2026'. Ayvens prévoit une amélioration de 4 points de son coefficient d'exploitation, qui passera d'environ 53% en 2026 à environ 49% en 2029.
Globalement, les analyste sont assez déçus à l'image de JP Morgan ('neutre') qui considère que "les objectifs financiers sont largement anticipés par le consensus. L'objectif de marge semble plus prudent, mais la réduction des coûts en valeur absolue est meilleure que prévu". Le nouveau taux de distribution du dividende (50% à 60%) est à comparer au taux de distribution total d'environ 70% anticipé par le consensus pour la période 2028-2030 (incluant un taux de distribution de dividende d'environ 50%).
* Kering (-1,87% à 228,65 euros). Oddo BHF a abaissé son objectif de cours de 272 à 255 euros tout en maintenant son avis à 'neutre'. BNP Paribas a par ailleurs réduit sa cible de 285 à 280 euros sur Kering tout en restant également 'neutre'.
* Spie (-1,65% à 43 euros). Le groupe a annoncé le lancement d'une émission obligataire au format 'Sustainability-linked', autrement dit liée au développement durable. Le produit de l'émission serait utilisé pour les besoins généraux du groupe et pour le refinancement partiel de la dette existante, y compris les obligations remboursables en numéraire et/ou en actions nouvelles et/ou existantes en circulation arrivant à échéance le 17 janvier 2028 (FR001400F2K3).
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