Clôture Paris : le CAC 40 de retour au plus haut historique !
Le CAC 40 est revenu pendant la séance à 8.642 points, pile à son record battu fin février
Le mois d'août démarre sous de bons auspices pour le CAC 40, de retour au sommet puisqu'il a retrouvé les 8.642 points - c'est-à-dire son plus haut niveau historique, touché le 26 février - au cours de la séance. Il termine sur une progression de 1,2% à 8.614 points.
Parmi les soutiens du jour, le pétrole a chuté de plus de 7%, avec un baril de Brent qui retombe sur les 83 dollars. Donald Trump est une nouvelle fois à la manoeuvre : en évoquant (une fois de plus) des discussions avec l'Iran, le président américain a réussi à apaiser les marchés. Un scénario pourtant déjà vu des dizaines de fois et démenti par Téhéran, mais les annonces de la Maison Blanche continuent d'avoir un impact immédiat sur les cours du brut.
Le secteur du luxe, qui pèse lourd à Paris, a réalisé de belles performances (Kering, LVMH et Hermès gagnent de 1,5 à 2,5% ce soir), et le marché a également profité de la vive hausse des éditeurs de logiciels, des sociétés de conseils et des groupes de services du numérique (Dassault Systèmes, Capgemini...).
VALEURS EN HAUSSE
* Air France KLM s'octroie 3,6% à 12,4 euros en matinée à la faveur de la détente des cours du brut, mais également sur des déclarations de son patron Ben Smith, au Financial Times, qui a affirmé qu'il prévoyait de capter une partie de la clientèle d'easyJet en profitant des turbulences liées au rachat attendu de la compagnie britannique à bas coûts. Nous allons assurément les reconquérir, maintenant que nous disposons d'une offre compétitive et de coûts réduits, a déclaré le dirigeant. Ce sont des clients que nous avions perdus en raison de l'attractivité de leur produit.
* Accor gagne 2,4% à 46 euros porté par la chute des cours du pétrole. Le groupe a par ailleurs cédé la totalité de son activité de coworking, Wojo, à IWG. Cette acquisition élargit le réseau d'IWG de 186 espaces de travail supplémentaires et marque également le début d'une relation de long terme avec Accor, ouvrant de nouvelles perspectives pour développer des espaces de travail flexibles gérés par des professionnels au sein de son réseau hôtelier, alors que la demande pour le travail hybride et les déplacements professionnels mêlant travail et loisirs continue de croître, précise l'entreprise dans un communiqué.
* Les éditeurs de logiciels, les sociétés de conseils et les groupes de services du numérique débutent la semaine en vive hausse à l'image de Dassault Systèmes qui s'octroie plus de 3% à 25,7 euros, en tête du CAC40. Le leader mondial du développement et de la commercialisation de logiciels de gestion du cycle de vie des produits est suivi de près par Capgemini (+4,6% à 107,2 euros) ainsi que par Sopra Steria (+5,3% à 192,7 euros) et Alten (+5% à 78,9 euros). Dans une moindre mesure, Aubay (+0,7% à 55,6 euros) est également bien orienté. Toutes ces sociétés ont fait l'objet au cours des derniers mois, à des degrés divers, des craintes concernant l'impact de l'IA sur leurs activités. Des inquiétudes parfois exagérées qui permettent aux opérateurs de réaliser des achats à bon compte sur certains dossiers dans un marché plus détendu lors de cette première séance du mois d'août.
* Legrand gagne 2,4% à 134,5 euros. RBC Capital a relevé son opinion sur le dossier à 'surperformer' tout en remontant sa cible de 150 à 160 euros. "Le repli de l'action offre l'occasion de renforcer son exposition à une entreprise à fortes marges et très génératrice de trésorerie, qui présente désormais également une " dynamique de chiffre d'affaires convaincante", écrit RBC dans une note reprise par 'Bloomberg'. L'analyste souligne la sous-performance du groupe français d'équipement électrique par rapport au secteur ces derniers mois, malgré une dynamique de résultats solide confirmée par les chiffres publiés la semaine dernière. La banque considère la journée investisseurs (CMD) de septembre comme un catalyseur potentiellement positif et une occasion de "dissiper les inquiétudes du marché".
* Worldline bondit de plus de 10% à 13,5 euros, après avoir bouclé la cession de ses activités de paiement en Inde à BillDesk, acteur indien de premier plan des paiements, pour une valeur des capitaux propres d'environ 60 millions d'euros. Le titre s'est envolé de 22,3% vendredi dans le sillage d'une publication intermédiaire meilleure que prévu. CIC indique que cette opération porte le produit net des cessions de Worldline dans une fourchette comprise entre 590 et 640 millions d'euros. Le broker note qu'en vertu de l'accord, BillDesk continuera d'utiliser les logiciels de paiement de Worldline. Vendredi, JP Morgan avait mis en avant l'impact positif des mesures de maîtrise des coûts et de restructuration du spécialiste du paiement. La banque ('neutre') expliquait que, bien que les prévisions de chiffre d'affaires aient été " légèrement revues à la baisse ", les gains liés aux coûts et à la restructuration ont permis de maintenir l'EBITDA ajusté et de relever les perspectives de flux de trésorerie disponible.
Dans le sillage du marché, *ArcelorMittal avance de 2,2% à 62 euros, encore soutenu par sa solide publication. Le géant de la sidérurgie a affiché un Ebitda de 2,06 milliards d'euros au deuxième trimestre, légèrement meilleur que prévu, et a confirmé ses objectifs pour 2026 et au-delà. La surprise positive est venue de l'Europe, qui a représenté 33% de l'EBITDA ajusté, grâce à une amélioration des prix de l'acier et à une discipline coûts toujours rigoureuse, note Oddo BHF. L'analyste continue de juger le titre attractif à court terme, porté par le renforcement du cadre protectionniste en Europe et par le dynamisme du marché américain. À moyen et long terme, les projets d'expansion constituent des relais supplémentaires. La valorisation reste, selon le broker, abordable, avec un multiple de VE/EBITDA 2027e de 5,6x, en ligne avec l'échantillon européen, composé notamment de Salzgitter, SSAB, ThyssenKrupp et Voestalpine. A 'surperformer', le courtier porte sa cible de 70 à 76 euros.
* Renault confirme sa hausse de vendredi avec une action qui bondit de plus de 4% à 28,4 euros. Selon les données de la Plateforme automobile, les immatriculations de voitures neuves en France ont augmenté de 9% en rythme annuel en juillet, à 126.808 véhicules. Parmi celles-ci, les voitures neuves électriques atteignent 35% de part de marché, à la faveur notamment du lancement du nouveau leasing social. Les ventes du groupe Renault ont progressé de 9,5% avec un bond de près de 22% pour la seule marque au Losange. Sur le front des analystes, Bernstein a réitéré son avis 'surperformer' avec un objectif ajusté de 43 à 40 euros tandis que Citi reste à l''achat' en ciblant 38 euros.
* Mersen grimpe de 9% à 40,6E, dopé par une note de Berenberg. Le broker a rehaussé à l''achat' sur le dossier avec une cible ajustée de 48 à 50 euros. Il souligne que les résultats semestriels supérieurs aux attentes et le relèvement des prévisions du fabricant de composants électroniques ont été soutenus par la croissance de sa division Énergie. L'analyste indique que la demande soutenue provenant de marchés finaux clés, tels que les infrastructures de réseau et les centres de données, devrait s'accélérer au second semestre, avec une amélioration séquentielle des marges. Berenberg estime ainsi disposer d'éléments suffisants pour adopter un avis positif sur l'entreprise.
* Worldline (+10,4% à 13,5 euros) annonce la finalisation de la cession de ses activités de paiement en Inde à BillDesk, acteur indien de premier plan des paiements, pour une valeur des capitaux propres d'environ 60 millions d'euros. En parallèle, Worldline conclura un accord technologique et logiciel à long terme, dans le cadre duquel BillDesk continuera d'exploiter les logiciels de paiement avancés de Worldline de manière durable. Ce partenariatassure la continuité opérationnelle, souligne la valeur pérenne des actifs technologiques de Worldline et établit une relation durable entre les deux groupes dans l'un des marchés de paiement à la croissance la plus rapide au monde. La valeur d'entreprise s'élève à environ 37 millions d'euros et la valeur des capitaux propres à environ 60 millions d'euros. L'impact de la déconsolidation de ce périmètre sur le groupe en termes de chiffre d'affaires, d'EBITDA ajusté et de flux de trésorerie disponible est respectivement estimé à environ 90 millions d'euros, 8 millions d'euros et neutre en flux de trésorerie sur une base annuelle.
* Sopra Steria (+5,3% à 192,7 euros), via sa filiale CIMPA, a finalisé l'acquisition de la société Digital Product Simulation, via sa filiale Cimpa. Sopra Steria entend ainsi renforcer ses activités de PLM (gestion du cycle de vie produit). Cette acquisition s'inscrit, pour Sopra Steria, dans une stratégie d'offre de bout en bout visant à compléter ses expertises de PLM pour ses clients stratégiques. Elle renforce notamment ses compétences en simulation et sur la solution 3DExperience de l'éditeur Dassault Systèmes. Cette activité, composée de plus de 115 ingénieurs et générant environ 12 millions d'euros de chiffre d'affaires IFRS en 2025, permet au Groupe d'accroître sa capacité à accompagner ses clients industriels dans des secteurs critiques tels que l'aéronautique, la défense et le nucléaire, sur un marché à fort potentiel de croissance, notamment dans le domaine des industries stratégiques souveraines.
VALEURS EN BAISSE
* A contre-courant, Téléperformance perd 5,9% à 65 euros. TP ICAP Midcap a dégradé le dossier à 'conserver' avec un objectif maintenu à 65 euros. Le courtier explique que le premier semestre a levé le stress qui pesait sur la rentabilité mais les leviers qui l'ont défendue - discipline de coûts et effet de périmètre sur les Services Spécialisés - ne se reproduiront pas éternellement, et la marche vers l'ambition de 15,5% en 2028 suppose désormais de la croissance au niveau du chiffre d'affaires.
* Ipsen recule de 8,3% à 153,1 euros. Jefferies a dégradé le laboratoire pharmaceutique à 'sous-performer' tout en remontant le curseur de 117 à 135 euros. Le courtier affirme que les investisseurs sous-estiment la menace concurrentielle à long terme que représente le CAM2029 de Camurus pour le Somatuline, médicament clé du groupe. Le CAM2029 du concurrent devrait démontrer une supériorité par rapport au Somatuline d'Ipsen, ce qui pourrait réduire les bénéfices anticipés par le consensus de 15 à 20% d'ici 2028-2029, selon l'analyste, cité par Bloomberg. Le Somatuline est un médicament historique très rentable qui représente environ 30% du chiffre d'affaires du groupe Ipsen. Le courtier anticipe également des risques pour l'Onivyde d'Ipsen face au daraxonrasib de Revolution, qui pourrait bénéficier d'une indication plus large que prévu à la suite d'essais aux résultats impressionnants.
* Carrefour (-0,5% à 15,9 euros) a annoncé la finalisation de la cession, précédemment annoncée, de sa participation de 89% détenue conjointement par Carrefour (32%) et Sabanci (57%) dans Carrefour SA à Yeni Magazacilik AS, société opérant l'enseigne de distribution A101 et contrôlée par le Groupe Aydin (Turgut Aydin Holding). Le groupe de distribution a obtenu toutes les approbations réglementaires nécessaires et à la satisfaction des conditions de clôture d'usage. La réalisation de cette opération n'a pas d'impact financier significatif sur le groupe Carrefour, a indiqué le management.
* Stellantis, dont le titre a quasiment été divisé par deux depuis le premier janvier, cède 0,6% à 4,9 euros en ce début de semaine. Réagissant aux derniers résultats du constructeur, UBS a abaissé sa recommandation sur le groupe à 'neutre' en raison de progrès jugés " trop limités " dans le redressement de ses activités stratégiques aux États-Unis. Le taux de conversion de la hausse des volumes de ventes en bénéfices aux États-Unis s'est révélé " étonnamment faible ", indique le courtier. Il souligne que les niveaux élevés de stocks chez les concessionnaires nécessitent des réductions de production et/ou une augmentation des incitations commerciales au second semestre, et que l'accueil réservé par les clients aux nouveaux modèles est en deçà des prévisions initiales. L'objectif de cours à 12 mois est coupé de 9,5 à 5,80 euros.
* Parrot (-0,9% à 9,8 euros) est confiant dans la poursuite de l'amélioration de sa performance opérationnelle. Au 1er semestre 2026, le groupe a réalisé un chiffre d'affaires de 57,3 millions d'euros, en croissance de 71%, porté par la forte montée en puissance de l'activité micro-drones professionnels. Celle-ci enregistre un chiffre d'affaires de 42,1 ME, en progression de 134%, tandis que l'activité Solutions pour infrastructures essentielles demeure stable à taux de change constants sur le semestre. La forte progression de l'activité permet au Groupe d'atteindre un résultat opérationnel courant positif de 2,6 ME (-12,9 ME un an plus tôt). Le résultat net part du Groupe ressort à 2,1 ME et la consommation de trésorerie opérationnelle est ramenée à 2,2 ME (13,7 ME au 1er semestre 2025).
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