Le scénario haussier est remis en question
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 2,18% à 8 252,66 points dans un volume soutenu de 4.891 MD€.
La Bourse de Paris a clôturé en baisse, pénalisée par le regain des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La situation s'est détériorée après une nouvelle série de frappes menées au cours de la nuit entre les États-Unis et l'Iran. Dans la foulée, Washington a révoqué une licence générale qui autorisait jusqu'ici la vente de pétrole iranien, alimentant les craintes d'un resserrement de l'offre mondiale. Cette escalade intervient alors que Donald Trump a annoncé, en marge du sommet de l'OTAN organisé à Ankara, la fin de la trêve avec l'Iran. Sur le marché pétrolier, ces développements ont soutenu les cours du Brent, qui remonte à 80 dollars le baril, contre un creux de 70 dollars enregistré au début du mois. Au sein de l’indice parisien, le climat d'aversion au risque s'est traduit par un net repli des actions, avec 39 des 40 valeurs du CAC 40 en baisse. Les compartiments les plus sensibles au cycle économique figurent parmi les principales victimes, à l'image de Stellantis (-5,85% à 4,6935) et de Société Générale (-5,79% à 71,30) ou Kering (-4,98% à 239,65). À contre-courant, TotalEnergies (+2,32% à 69,35) est la seule valeur de l'indice à progresser, portée par la remontée des prix du pétrole.
Sur le future Juillet :
Les résistances sont : 8 473,5 puis 8 55,5, 8 618,5 voire 8 663
Les supports sont : 8 422,5 8 331,5 puis 8 247 voire 8 167,5 et 8 076,5, 8 042,5 puis 8 006 voire 7 874, 7 834,5, 7 779 points
En intraday, le biais est haussier au-dessus de 8 245 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h), a confirmé une sortie par le bas de son canal haussier de court terme, validant ainsi un signal de faiblesse sur le plan technique. Cette rupture est intervenue après plusieurs tentatives de rebond sur la borne inférieure du canal, qui avait jusqu'à présent permis de préserver la dynamique positive engagée depuis les points bas de fin juin. Le franchissement de ce support oblique, conjugué à une accélération de la pression vendeuse, traduit un essoufflement du courant acheteur et plaide désormais en faveur d'une phase de consolidation plus marquée. Par ailleurs, l'indice est revenu sous la résistance des 8 422,5 points, niveau qui redevient un obstacle immédiat. La rupture du canal ouvre la voie à un repli en direction du premier support situé à 8 247 points, correspondant également à la zone de réactivation haussière de court terme identifiée sur le graphique. Une préservation de ce seuil permettrait d'envisager un simple mouvement de respiration au sein de la tendance de fond. En revanche, une cassure nette des 8 247 points renforcerait le biais baissier et exposerait l’indice à une extension du mouvement correctif en direction de la moyenne mobile de long terme, située autour de 8 167,5 points, avant les supports suivants à 8 076,5 puis 8 042,5 points.
A l’inverse, un retour du future CAC 40 au-dessus des 8 422,5 points, suivi d'une réintégration de son canal haussier de court terme, permettrait d'invalider le signal baissier actuel et de rétablir une dynamique plus favorable. Le franchissement des 8 473,5 points constituerait alors une première confirmation du retour des acheteurs et renforcerait la probabilité d'une reprise du mouvement haussier. Dans ce contexte, le contrat pourrait renouer avec une trajectoire ascendante en direction des résistances situées à 8 555,5 puis 8 618,5 points, avant d'envisager un retour vers les sommets annuels. À plus long terme, notre scénario de fond demeure orienté positivement. Sous réserve d'une détente progressive des tensions géopolitiques et d'une amélioration graduelle des fondamentaux macroéconomiques, le potentiel d'appréciation de l'indice reste préservé.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue au-dessus de sa moyenne mobile 20, 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la baisse en dessous de sa ligne de signal, le RSI est en « survente » tandis que les volumes sont en hausses par rapport à la séance de la veille.
En conclusion, la prudence reste de mise dans un contexte marqué par un regain des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. La reprise des hostilités entre l'Iran et les États-Unis ravive les incertitudes sur les marchés financiers et a conduit à la confirmation de la rupture du canal haussier de court terme du CAC 40. Dans cet environnement, nous demeurons particulièrement attentifs à la réaction des investisseurs ainsi qu'à une éventuelle rotation sectorielle à court terme. C'est dans cette optique que nous avons choisi d'intégrer Petróleo Brasileiro S.A. – Petrobras au sein de notre portefeuille Dynamique, afin de bénéficier du soutien apporté au secteur énergétique par la remontée des cours du pétrole.
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