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Wall Street retombe avec Oracle

| Boursier | 123 | Aucun vote sur cette news

Au lendemain d'un rebond alimenté par la Fed

Wall Street retombe avec Oracle
Credits Reuters

Wall Street décroche avant bourse ce jeudi. La place américaine est minée surtout par les résultats et perspectives d'Oracle. Le S&P 500 abandonne 0,9% en pré-séance, le Dow Jones 0,4% et le Nasdaq 1,2%. La cote américaine avait pourtant terminé la journée proche des sommets hier, soutenue par la baisse des taux de la Fed. Le Dow Jones avait pris plus de 1% sur les 48.000 pts, tandis que le Nasdaq s'adjugeait plus calmement 0,33%.

Les choses devraient donc se compliquer aujourd'hui alors qu'Oracle a publié des revenus trimestriels inférieurs aux attentes et révisé à la hausse ses estimations de 'capex' pour l'exercice 2026. Le titre est attendu en très forte baisse, alors que les opérateurs demeurent nerveux sur fond de débat sur une éventuelle bulle financière dans l'intelligence artificielle.

Hier, l'événement de la soirée concernait la Fed, qui a comme prévu abaissé ses taux d'un quart de point à l'issue d'un vote de son comité monétaire de nouveau marqué par des divisions notables. Le taux des 'fed funds' est ainsi ramené entre 3,50 et 3,75%. Selon l'outil CME FedWatch, la probabilité d'un statu quo monétaire lors de la prochaine réunion, le 28 janvier 2026, se situe à plus de 80%. Ainsi, les marchés misent sur une pause lors de la prochaine réunion et peut-être même de la suivante, programmée en mars.

La Fed a en effet laissé entendre qu'elle ralentirait probablement le rythme d'assouplissement dans les mois à venir dans l'attente de signaux plus clairs sur le marché de l'emploi, tandis que l'inflation "reste quelque peu élevée". La banque centrale US a ramené l'objectif de taux des "fed funds" dans une fourchette de 3,50% à 3,75%, soit une nouvelle baisse de 25 points de base. Parmi les voies dissidentes, Austan Goolsbee, le président de la Fed de Chicago et Jeffrey Schmid, celui de l'antenne de Kansas City, ont voté en faveur d'un statu quo. L'économiste Stephen Miran, choisi par Trump, a opté à nouveau pour une réduction d'un demi-point de pourcentage.

Durant la conférence de presse qui a suivi les annonces de la Fed, son président Jerome Powell a jugé que l'institution monétaire était "bien positionnée" pour répondre aux défis économiques à venir, refusant toutefois de donner des indications quant à une nouvelle baisse des taux dans un avenir proche. "Je tiens à souligner qu'après avoir abaissé notre taux directeur de 75 points de base depuis septembre et de 175 points de base depuis septembre dernier, le taux des fonds fédéraux se situe désormais dans une large fourchette de prévisions correspondant au taux neutre et que nous sommes bien placés pour patienter et observer la manière dont l'économie évolue"... "La politique monétaire n'est pas prédéterminée et nous prendrons nos décisions réunion après réunion", a ajouté Powell.

Les nouvelles projections du 'dot plot' de la Fed montrent une position médiane avec une seule baisse de taux d'un quart de point en 2026, comme dans les perspectives présentées en septembre. La Fed table sur un ralentissement de l'inflation à environ 2,4% à la fin de l'année prochaine, malgré une accélération attendue de la croissance économique au-dessus de 2,3%. Le taux de chômage est anticipé à 4,4%.

Powell a souligné que la prochaine décision de la Fed... ne serait probablement pas un relèvement des taux, au regard des nouvelles projections des responsables de la banque centrale. "Je ne pense pas qu'une hausse des taux soit le scénario de base de qui que ce soit", a-t-il dit. Le patron de la banque centrale américaine s'est montré en effet nettement moins préoccupé par l'inflation.

Ce jeudi, le programme économique reste relativement chargé, avec la balance du commerce international des biens et services, les inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine close le 6 décembre, ainsi qu'une étude trimestrielle sur les services. Enfin, la semaine se terminera par une belle brochette de responsables de la Fed vendredi, Austan Goolsbee, Beth Hammack et Anna Paulson prenant la parole.

Dans l'actualité des entreprises à Wall Street, Oracle, Adobe ou Synopsys publiaient leurs comptes hier soir. Broadcom, la "mégacap" technologique américaine de la semaine, dévoile ses résultats après la clôture ce jeudi, tout comme le géant de la distribution Costco. Ciena, Lululemon et RH, publient aussi ce jour.

Les valeurs

Oracle décrochait hier soir de 11,5% après bourse à Wall Street. Le géant américain des progiciels et du cloud a affiché pour son 2e trimestre fiscal 2026 des revenus de 16,06 milliards de dollars en croissance de 14% en glissement annuel, ou 13% à devises constantes, alors que le consensus de place se situait à 16,2 milliards de dollars. Le segment OCI (Oracle Cloud Infrastructure) a réalisé une très forte croissance de 68%, ses revenus atteignant 4,1 milliards, proches des attentes de marché. Le bénéfice ajusté par action a progressé de 54% à 2,26$, tandis que le bénéfice net non-GAAP a grimpé de 57% à 6,6 milliards de dollars, largement au-dessus des anticipations.

Le total des obligations de performance restantes a bondi de 438% sur un an pour atteindre 523 milliards de dollars. Le chiffre d'affaires du cloud a bondi de 34% en dollars et de 33% à taux de change constant, pour atteindre 8 milliards de dollars. Le chiffre d'affaires des logiciels a reculé de 3% en dollars et de 5% à taux de change constant, pour s'établir à 5,9 milliards de dollars.

"Les obligations de performance restantes (RPO) ont augmenté de 68 milliards de dollars au deuxième trimestre, soit une hausse de 15% par rapport au trimestre précédent, pour atteindre 523 milliards de dollars. Cette augmentation est notamment due aux nouveaux engagements de Meta, Nvidia et d'autres acteurs", selon Doug Kehring, directeur financier principal. "Le bénéfice par action selon les normes GAAP a progressé de 91% au deuxième trimestre à 2,10$, tandis que le bpa ajusté a augmenté de 54% à 2,26$. Nos bpa GAAP et hors normes GAAP ont tous deux bénéficié d'un gain avant impôt de 2,7 milliards de dollars provenant de la vente de la participation d'Oracle dans notre filiale Ampere"... Rappelons que l'énorme RPO d'Oracle provient essentiellement du client majeur OpenAI, avec un accord d'environ 300 milliards de dollars. Le management a aussi tenté hier soir de rassurer concernant le financement des projets du groupe, alors qu'Oracle est attaqué au sujet de sa dette.

"Oracle a vendu Ampere car nous estimons qu'il n'est plus stratégique pour nous de continuer à concevoir, fabriquer et utiliser nos propres puces dans nos centres de données cloud", a déclaré Larry Ellison, fondateur, président et directeur technique d'Oracle. "Nous nous engageons désormais à respecter une politique de neutralité vis-à-vis des puces et à collaborer étroitement avec tous nos fournisseurs de processeurs et de cartes graphiques. Bien entendu, nous continuerons d'acheter les derniers GPU de Nvidia, mais nous devons être prêts à déployer les puces que nos clients souhaitent acquérir. L'intelligence artificielle va connaître de nombreuses évolutions dans les prochaines années et nous devons rester agiles pour nous y adapter".

Oracle laisse inchangée sa guidance de revenus 2026 de 67 milliards de dollars, mais compte tenu du niveau de RPO additionnel ce trimestre, le groupe envisage désormais pour cet exercice 2026 un "capex" plus élevé de 15 milliards de dollars en comparaison des précédentes estimations. En ce qui concerne le 3e trimestre, les revenus cloud sont attendus en croissance de 37 à 41% en devises constantes, ou de 40 à 44% en dollars. Les revenus trimestriels totaux sont anticipés en hausse de 16 à 18% en devises constantes, ou de 19 à 21% en dollars.

Adobe, le groupe américain spécialisé dans le développement de logiciels destinés à la création, à la publication et à la diffusion visuelle de contenus, a publié hier soir des revenus record de 23,8 milliards de dollars sur l'exercice 2025 (+11%), tirés par la forte demande en produits liés à l'IA. Le groupe a battu le consensus au 4e trimestre, affichant des revenus de 6,2 milliards de dollars (+10%) et un bénéfice ajusté par action de 5,50$. Le bénéfice opérationnel ajusté a été de 2,82 milliards de dollars sur le trimestre clos. Le bénéfice net GAAP trimestriel a représenté 1,86 milliard de dollars, tandis que le bénéfice net ajusté a atteint 2,29 milliards. Le cash flow des opérations pour le trimestre clos a atteint un record de 3,16 milliards. Le niveau de RPO (obligations restantes de performances) a été de 22,52 milliards de dollars en fin de période.

En termes de perspectives, Adobe envisage pour l'exercice 2026 juste entamé des revenus allant de 25,9 à 26,1 milliards de dollars, une croissance du revenu annuel récurrent de 10,2%, ainsi qu'un bénéfice ajusté par action logé entre 23,30 et 23,50$. "Les résultats record d'Adobe pour l'exercice 2025 témoignent de notre rôle croissant dans l'écosystème mondial de l'IA et de l'adoption rapide de nos outils basés sur l'IA", a déclaré Shantanu Narayen, PDG. "En développant nos plateformes génératives et agentiques innovantes et en élargissant notre clientèle, nous sommes ravis d'atteindre une croissance à deux chiffres de notre chiffre d'affaires annuel récurrent (ARR) pour l'exercice 2026".

Synopsys, spécialiste californien du développement et de la commercialisation de progiciels de conception destinés principalement aux fabricants de semi-conducteurs, d'ordinateurs et d'équipements électroniques, a plutôt convaincu Wall Street hier soir par ses derniers chiffres trimestriels. Le groupe a réalisé des revenus au-dessus des attentes à 2,26 milliards de dollars au 4e trimestre, pour un bénéfice ajusté par action de 2,90$ également meilleur que prévu. Les revenus de l'exercice clos ont atteint un record de 7,05 milliards de dollars. Pour son premier trimestre fiscal juste entamé, le groupe prévoit des revenus allant de 2,365 à 2,415 milliards de dollars, pour un bpa ajusté allant de 3,52 à 3,58$. Les revenus 2026 sont anticipés à 9,61 milliards en milieu de fourchette, comprenant 2,9 milliards de revenus d'Ansys. Le bpa ajusté annuel est anticipé entre 14,32 et 14,40$.

Coca-Cola a annoncé la nomination d'Henrique Braun, actuel vice-président exécutif et directeur de l'exploitation, au poste de directeur général. Il prendra ses fonctions le 31 mars 2026, remplaçant James Quincey, qui deviendra président exécutif du board après avoir occupé le poste de DG pendant neuf ans. Henrique Braun s'attachera à saisir les opportunités de consolider les solides fondations du groupe. Ses priorités incluent la recherche des meilleures opportunités de croissance à l'échelle mondiale, le renforcement de la compréhension des besoins des consommateurs et l'exploitation des technologies comme levier de performance et de croissance. Depuis le 1er janvier 2025, Braun occupe le poste de vice-président exécutif et directeur des opérations. De 2023 à 2024, il a été vice-président senior et président du développement international, supervisant sept des neuf unités opérationnelles de l'entreprise.

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