Wall Street fermé pour la Journée de Martin Luther King Jr. Tant mieux ?
Avant un déluge de publications
Les marchés actions américains seront fermés ce lundi pour la Journée de Martin Luther King Jr. En pleine période des publications de résultats trimestriels outre-Atlantique, cette pause célèbre l'anniversaire de la naissance du pasteur afro-américain défenseur des droits civiques, fêté en fait le troisième lundi de janvier. Ce jour férié aux États-Unis date de 1986, 18 ans après l'assassinat de King en 1968 et trois ans après la signature du texte par le Président américain Ronald Reagan. Wall Street ouvrait alors encore, à l'époque, pour ce jour férié. En 1998, NYSE et Nasdaq décidèrent d'adopter cette coupure. Les cotations reprendront normalement mardi à Wall Street.
Les indices futures montrent que la place américaine pourrait reprendre demain en forte baisse, alors que les tensions géopolitiques et commerciales s'accentuent, en particulier entre l'Europe et les États-Unis sur la question du Groenland. Le S&P 500 décroche de 0,9%, le Nasdaq de 1,2% et le Dow Jones de 0,8%.
"L'OTAN répète au Danemark depuis 20 ans qu'il faut éloigner la menace russe du Groenland. Malheureusement, le Danemark n'a rien pu faire. Il est temps d'agir, et nous y parviendrons !", a lancé Donald Trump sur son réseau Truth Social. Il avait précédemment indiqué : "Nous avons subventionné le Danemark, ainsi que tous les pays de l'Union européenne et d'autres encore, pendant de nombreuses années en les exemptant de droits de douane et de toute autre forme de rémunération. Après des siècles, il est temps pour le Danemark de rendre la pareille : la paix mondiale est en jeu ! La Chine et la Russie convoitent le Groenland, et le Danemark est impuissant. Il dispose actuellement de deux traîneaux à chiens pour se protéger, un troisième ayant été ajouté récemment. Seuls les États-Unis d'Amérique, sous la présidence de Donald J. Trump, peuvent jouer dans ce jeu, et avec brio ! Personne ne touchera à cette terre sacrée, d'autant plus que la sécurité nationale des États-Unis et du monde entier est en jeu. De plus, le Danemark, la Norvège, la Suède, la France, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas et la Finlande se sont rendus au Groenland, pour des raisons inconnues. Cette situation est extrêmement dangereuse pour la sécurité et la survie de notre planète. Ces pays, qui se livrent à ce jeu périlleux, prennent des risques insoutenables et inacceptables. Il est donc impératif, afin de protéger la paix et la sécurité mondiales, de prendre des mesures fortes pour que cette situation potentiellement périlleuse prenne fin rapidement et définitivement".
"À compter du 1er février 2026, tous les pays susmentionnés (Allemagne, Danemark, Norvège, Suède, France, Royaume-Uni, Pays-Bas et Finlande) seront soumis à un droit de douane de 10% sur toutes les marchandises expédiées aux États-Unis. Le 1er juin 2026, ce droit de douane passera à 25%. Il restera applicable jusqu'à la conclusion d'un accord pour l'acquisition complète du Groenland. Les États-Unis tentent de réaliser cette transaction depuis plus de 150 ans. De nombreux présidents s'y sont essayés, à juste titre, mais le Danemark a toujours refusé. Aujourd'hui, compte tenu du Golden Dome et des systèmes d'armement modernes, tant offensifs que défensifs, l'acquisition du Groenland est plus que jamais nécessaire. Des centaines de milliards de dollars sont actuellement investis dans des programmes de sécurité liés au Dôme, notamment pour la protection potentielle du Canada. Ce système, aussi ingénieux que complexe, ne peut fonctionner à plein potentiel et avec une efficacité maximale, en raison de ses contraintes de périmètre, que si ce territoire en fait partie. Les États-Unis sont immédiatement disposés à négocier avec le Danemark et/ou tout autre pays ayant pris des risques considérables, malgré tous nos efforts pour les protéger, y compris en leur assurant une protection maximale, pendant des décennies".
Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que le président Donald Trump ne renoncerait pas à l'acquisition du Groenland, arguant que l'Europe est trop faible pour assurer sa propre sécurité. Dans une interview accordée à l'émission Meet the Press de NBC, Bessent a balayé d'un revers de main les menaces de l'UE concernant les droits de douane et a affirmé que Trump utilisait les pouvoirs d'urgence comme moyen de pression stratégique. Bessent a déclaré que la volonté de Trump était motivée par la concurrence dans l'Arctique, les projets de défense antimissile et la dépendance passée de l'Europe à l'égard de l'énergie russe. Il a rejeté les affirmations selon lesquelles cela nuirait à l'OTAN, affirmant que les dirigeants européens finiraient par accepter le leadership américain en matière de sécurité.
Sur le front économique cette semaine à Wall Street, les opérateurs suivront mercredi les mises en chantier de logements et permis de construire, les dépenses de construction, ainsi que l'indice des promesses de ventes de logements, puis jeudi les chiffres finaux du PIB du 3e trimestre, les inscriptions au chômage, les revenus et dépenses des ménages, ainsi que le rapport hebdomadaire sur les stocks pétroliers domestiques ou encore que l'indice manufacturier de la Fed de Dallas. Le PMI composite américain, l'indice des indicateurs avancés et l'indice du sentiment des consommateurs de l'Université du Michigan, seront dévoilés vendredi.
Dans l'actualité des entreprises, Netflix (après bourse), 3M, US Bancorp, Fastenal, United Airlines et DR Horton, publieront notamment demain. Johnson & Johnson, Prologis, Charles Schwab, Halliburton, Truist Financial ou The Travelers Companies, annonceront mercredi. Procter & Gamble, GE Aerospace, Abbott, Intel, Intuitive Surgical ou Capital One Financial, dévoileront leurs derniers chiffres jeudi. SLB (ex-Schlumberger) sera de la partie vendredi.
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