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Seb envisage "jusqu'à 2.100" suppressions de postes dont 500 en France, pour retrouver la croissance

| AFP | 121 | Aucun vote sur cette news
Le groupe d'électroménager Seb (Moulinex, Tefal, Rowenta) lance un plan d'économies draconien
Le groupe d'électroménager Seb (Moulinex, Tefal, Rowenta) lance un plan d'économies draconien ( GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives )

Jusqu'à 2.100 suppressions de postes dans le monde, dont 500 en France sur la base du volontariat: le groupe d'électroménager Seb (Moulinex, Tefal, Rowenta) lance un plan d'économies draconien, afin de renouer avec la croissance et de s'adapter à un marché de plus en plus concurrentiel.

En marge de la présentation de ses résultats pour 2025, Seb a commencé à présenter mercredi aux organisations syndicales un plan qui vise à "retrouver" une "trajectoire de croissance rentable" et à s'adapter à une concurrence, notamment asiatique, "plus rapide et plus intense", a précisé à l'AFP son directeur général, Stanislas de Gramont.

En ce qui concerne la France, la production "n'est pas concernée" par ces suppressions et "il n'y aura pas de départs contraints", a assuré le directeur général.

"Lors d'un rendez-vous récent avec le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, le groupe s'est engagé clairement à préserver les emplois industriels en France, en particulier sur les sites de production", a réagi auprès de l'AFP l'entourage du ministre.

"Le gouvernement sera particulièrement attentif au respect de ces engagements", a-t-on ajouté de même source, indiquant avoir reçu l'assurance qu'il s'agirait, en France, "exclusivement de départs volontaires, et non de licenciements contraints".

Le directeur général du gourpe SEB Stanilas de Gramont, le 23 mai 2024, à Paris
Le directeur général du gourpe SEB Stanilas de Gramont, le 23 mai 2024, à Paris ( GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP/Archives )

"On attend de voir", a réagi Aurélien Verger, délégué FO pour la SAS Seb, qui regroupe 500 employés de trois sites, deux en Côte d'Or et un à Lourdes. Mais il lui semble "difficile" de trouver jusqu'à 500 employés prêts à partir volontairement.

Pour Arnaud Lesueur (UNSA), secrétaire du Comité central de la SAS Seb, il faut "surtout" savoir "comment rebondir face aux difficultés économiques et retrouver une bonne performance".

"Notre première priorité, c'est de redresser la rentabilité (...), parce que nous avons connu un accident en 2025" dans ce domaine, a expliqué M. de Gramont.

Le groupe français a vu son chiffre d'affaires reculer en 2025 de 1,2% à 8,17 milliards d'euros. Le bénéfice net part du groupe augmente de 5,6% à 245 millions d'euros.

Il s'agit d'une progression en trompe-l'oeil, Seb ayant écopé en 2024 d'une amende de près de 190 millions d'euros pour entente avec d'autres fabricants d'électroménager, sans laquelle l'évolution en 2025 aurait été moins flatteuse.

Le résultat opérationnel, qui ne prend pas en compte cette sanction, a chuté de 25%: si une large part de cette chute est due à des difficultés aux Etats-Unis, et à un environnement perturbé par les droits de douane, "au delà de ça, on voit une transformation forte de la relation entre les marques et les consommateurs", souligne Stanislas de Gramont.

On voit une accélération des cycles d'innovation, le marché accélère", a indiqué le dirigeant, qui souhaite "réduire de 30% le temps de mise en marché" des innovations du groupe. Le groupe veut également "tripler" sa présence sur les réseaux sociaux.

L'Europe, principalement touchée

En France, les "activités support", comme "la finance et les ressources humaines", seront principalement touchées, ainsi que la logistique, le marketing, ou le développement produit, selon M. de Gramont, qui précise que "l'intelligence artificielle jouera un rôle dans ces rationalisations".

Le siège social du groupe Seb à Ecuilly, dan sle Rhône, le 20 juin 2017
Le siège social du groupe Seb à Ecuilly, dan sle Rhône, le 20 juin 2017 ( JEAN-PHILIPPE KSIAZEK / AFP/Archives )

Dans le pays, sept entités juridiques sont potentiellement concernées par ce plan, dont les sites de Pont-Evêque (Isère), Mayenne (Mayenne) ou Rumilly (Haute-Savoie), et le siège social à Ecully, en périphérie lyonnaise.

Vers 11H35 heure de Paris, l'action du groupe flambait de 12,44% à 57,40 euros, alors que l'indice élargi SBF 120 était en petite hausse, après la publication de résultats supérieurs aux attentes et la présentation du plan.

Dans le reste de l'Europe, où jusqu'à 900 postes pourraient être concernés, Seb a également démarré mercredi une discussion avec les partenaires sociaux, notamment en Allemagne, "concernant l'avenir de la production sur trois usines", mais également des points de vente.

Quelque 700 postes sont susceptibles d'être supprimés hors d'Europe, dans l'ensemble du groupe, notamment en Egypte, Turquie et au Brésil.

Ces plans d'action, qui comprennent également des économies sur les achats, l'amélioration de l'efficacité industrielle et "l'optimisation des frais de structure", "seront réalisés au plus tard en 2027, et 2028 sera la première année où le groupe bénéficiera pleinement de ces 200 millions d'euros" d'économies attendues, a indiqué M. de Gramont.

Le groupe qui "anticipe une croissance" de son résultat opérationnel en 2026, espère à moyen terme, avec ce plan, "renouer avec sa trajectoire historique en visant une croissance organique annuelle des ventes de 5% et une marge opérationnelle de 10%, pour ensuite tendre vers 11%", contre 7,4% en 2025.

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