Pétrole : le Brent se maintient au-dessus des 100$ avec la quasi-paralysie du trafic dans le détroit d'Ormuz
La nervosité reste forte sur les marchés de l'énergie...
Les cours de l'or noir se maintiennent au-dessus des 100 dollars en cette fin de semaine malgré les multiples tentatives occidentales pour faire redescendre les prix d'un étage, ou deux. Donald Trump et le nouveau guide suprême iranien ont tous deux adopté un ton défiant au 13e jour du conflit, n'offrant que peu de répit aux marchés de l'énergie.
Le président américain a déclaré dans un message publié sur les réseaux sociaux qu'empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire et de menacer le Moyen-Orient revêtait " un intérêt et une importance bien plus grands à mes yeux " que le prix du pétrole. De son côté, Mojtaba Khamenei a affirmé que la République islamique veillerait à ce que le détroit d'Ormuz reste effectivement fermé. Dans ses premières déclarations publiques depuis son accession au pouvoir, il a ajouté que Téhéran chercherait à ouvrir d'autres fronts si les États-Unis et Israël persistaient dans leurs attaques.
Les prix du pétrole ont grimpé de plus de 9% jeudi, le Brent clôturant la séance au-dessus de 100 dollars pour la première fois depuis août 2022. Les contrats à terme sur le brut américain ont également atteint leurs plus hauts niveaux depuis plus de trois ans.
Signe que la situation inquiète, les États-Unis ont annoncé, jeudi soir, une seconde autorisation permettant aux acheteurs de prendre possession de cargaisons de pétrole russe déjà en mer afin de contribuer à la baisse des prix. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a expliqué dans un message sur les réseaux sociaux que cette mesure était conçue comme une " mesure ciblée et de courte durée " qui " ne s'applique qu'au pétrole déjà en transit et n'apportera pas d'avantage financier significatif au gouvernement russe".
L'Agence internationale de l'énergie a averti que cette perturbation de l'approvisionnement est la plus importante de l'histoire du marché pétrolier, au lendemain d'un accord historique conclu par ses membres sur le déblocage de 400 millions de barils de pétrole prélevés au sein des réserves d'urgence afin de tenter de faire baisser les prix. Le quasi-arrêt du trafic maritime dans l'étroit détroit d'Ormuz a bloqué les livraisons de pétrole brut, de gaz naturel et de produits comme le diesel aux consommateurs du monde entier, entraînant une flambée des prix de l'énergie. Cette situation a fait craindre une crise inflationniste et commence à peser sur certaines économies.
"Il s'agit de la perturbation de l'approvisionnement pétrolier la plus importante depuis les années 1970", indique à 'Bloomberg' Philip Jones-Lux, analyste de marché senior chez Sparta Commodities. La décision de l'AIE contribue à empêcher les prix d'atteindre des niveaux stratosphériques, mais probablement seulement pour une courte période, a-t-il ajouté. Hier, Goldman Sachs a indiqué que les prix du pétrole pourraient dépasser le pic de 2008 si les flux transitant par le détroit d'Ormuz restent faibles jusqu'en mars, selon une note de recherche actualisée. Cette année-là, le Brent avait atteint 147,50 dollars le baril...
Le baril de Brent de la mer du Nord (contrat mai) avance de plus de 1% à 101,5 dollars en début de journée à Londres tandis que le WTI (contrat avril) progresse de 1% à 96,7$ sur le Nymex.
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