Pétrole : le baril progresse avec le risque géopolitique
Logique ?
Les cours de l'or noir évoluent au plus haut depuis une semaine, soutenus pas le risque géopolitique malgré les inquiétudes persistantes concernant une surabondance mondiale de pétrole. Le baril de brut léger américain (WTI) pour livraison février augmente de 0,55% à 58,7$ sur le Nymex tandis que le baril de Brent de la mer du Nord (échéance mars) avance de 0,7% à 62,2$ à Londres.
Les opérateurs continuent d'analyser la destitution du président vénézuélien Nicolás Maduro, tandis que des entreprises se préparent à des discussions avec Washington concernant le secteur énergétique de ce pays membre de l'Opep. Des risques persistent également au Moyen-Orient après qu'Israël a réaffirmé lundi qu'il ne permettrait pas à l'Iran de reconstruire son programme de missiles balistiques.
"Je ne prévois pas de hausse significative des prix, quelle que soit l'évolution de la situation en Iran, en Ukraine et au Venezuela", a déclaré Ben Luckock, responsable mondial du pétrole chez Trafigura Group, à 'Bloomberg TV'. Il a souligné que les volumes de pétrole que le Venezuela devrait exporter cette année sont "très faibles". "Il est prématuré d'évaluer l'impact de l'arrestation de Nicolas Maduro sur l'équilibre pétrolier. Ce qui semble néanmoins évident, c'est que l'approvisionnement en pétrole sera suffisant en 2026, avec ou sans augmentation de la production de ce membre de l'OPEP", ajoute Tamas Varga, analyste chez PVM Oil.
"Nous estimons une augmentation de l'offre à seulement 300.000 barils par jour au cours des deux à trois prochaines années, moyennant des investissements supplémentaires limités. Une partie de cette augmentation pourrait être financée par la compagnie pétrolière nationale PDVSA, mais des capitaux internationaux seraient nécessaires pour atteindre une production de 3 millions de barils par jour d'ici 2040", note également Janiv Shah, analyste chez Rystad.
L'administration de Donald Trump prévoit de rencontrer cette semaine des dirigeants de compagnies pétrolières américaines afin de discuter des moyens d'accroître la production pétrolière vénézuélienne, a indiqué à 'Reuters' une source proche du dossier. Le Venezuela est membre fondateur de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole et possède les plus importantes réserves de pétrole au monde, estimées à environ 303 milliards de barils. Cependant, son secteur pétrolier est en déclin depuis longtemps, notamment en raison du sous-investissement et des sanctions américaines. Sa production s'élevait en moyenne à 1,1 million de barils par jour l'an dernier, soit moins de 1% de l'offre mondiale. Toutefois, les spécialistes du secteur estiment que la production vénézuélienne pourrait augmenter jusqu'à un demi-million de barils par jour au cours des deux prochaines années grâce à la stabilité politique et aux investissements américains.
Selon Morgan Stanley, l'excédent pétrolier devrait s'accroître au premier semestre et atteindre son pic en milieu d'année. La banque a d'ailleurs revu à la baisse ses prévisions de prix pour les trois premiers trimestres de 2026.
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