Les prix du gaz s'envolent de 50% !
Le Qatar suspend sa production de GNL...
Si les cours du brut bondissent, ceux du gaz naturel s'envolent littéralement. Le contrat à terme du TTF néerlandais pour livraison le mois prochain, considéré comme référence pour l'Europe, flambe de plus de 49% à 47,95 euros le mégawattheure (MWh), soit la plus forte hausse observée depuis près de quatre ans. Déjà en vive progression ce matin après l'opération militaire d'Israël et des Etats-Unis contre l'Iran, les cours ont accéléré après l'annonce de Qatar Energy de la suspension de sa production de GNL et de produits dérivés.
Une décision qui risque d'alimenter les craintes de perturbations majeures des approvisionnements énergétiques mondiaux, les méthaniers étant fortement impactés par l'arrêt du trafic dans le détroit d'Ormuz après que Téhéran a mis en garde les navires contre toute traversée de ce passage maritime. Cette voie de navigation essentielle pour l'énergie transporte environ un cinquième des exportations mondiales de GNL.
Cette situation pourrait constituer le choc le plus grave pour les marchés gaziers depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie il y a quatre ans, qui avait bouleversé le commerce mondial de l'énergie. Alors que les pays asiatiques achètent la majeure partie du GNL expédié du Moyen-Orient, toute perturbation intensifierait la concurrence pour les sources d'approvisionnement alternatives, entraînant une hausse des prix à l'échelle mondiale, y compris en Europe. Le Vieux continent a augmenté ses importations de GNL ces dernières années afin de sortir progressivement du gaz russe, après l'invasion de l'Ukraine.
"Le choc des prix lié à la perte d'approvisionnement en GNL du Moyen-Orient devrait être comparable à celui de 2022, suite à l'invasion russe de l'Ukraine", affirme à 'Bloomberg' Mike Fulwood, chercheur principal à l'Institut d'études énergétiques d'Oxford. Cela "pourrait avoir des conséquences désastreuses sur les budgets publics en Europe et en Asie".
Un arrêt d'un mois du trafic maritime via le détroit d'Ormuz pourrait plus que doubler les prix du gaz en Europe, selon Goldman Sachs. Cela constituerait un choc important pour le marché après la baisse de 19% des contrats à terme de référence le mois dernier, grâce à des conditions météorologiques relativement douces et à une offre abondante.
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