Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
8 327.88 PTS
+0.06 %
8 352.0
+0.26 %
SBF 120 PTS
6 308.52
+0.12 %
DAX PTS
24 987.85
-0.11 %
Dow Jones PTS
50 358.53
+0.44 %
25 299.99
+0.13 %
1.189
-0.13 %

L'euro numérique prend corps et veut concurrencer Visa et Mastercard

| AFP | 103 | 5 par 1 internautes
The European Central Bank first suggested the creation of a digital euro in 2020
The European Central Bank first suggested the creation of a digital euro in 2020 ( Kirill KUDRYAVTSEV / AFP/Archives )

Le projet d'euro numérique, une alternative aux géants américains Visa et Mastercard dans les paiements en ligne, sur laquelle la BCE travaille depuis 2020, commence à prendre corps, alors que l'Europe cherche à réduire de toute urgence sa dépendance aux Etats-Unis.

Mardi, les députés européens ont apporté un soutien de principe à cette version électronique de la monnaie unique, qui serait utilisable comme les espèces pour effectuer des paiements dans les commerces, en ligne ou entre particuliers. Et ce, assure la Banque centrale européenne, sans aucun surcoût pour les utilisateurs, qui seraient libres de l'utiliser ou pas.

Ils ont en effet adopté deux amendements au rapport de la BCE, dans lequel ils approuvent l'initiative. "L'introduction d'un euro numérique (...) est essentielle pour renforcer la souveraineté monétaire de l'UE, réduire la fragmentation des moyens de paiement et soutenir l'intégrité et la résilience du marché unique", fait valoir l'un de ces textes, adopté à une large majorité (438 voix contre 158).

Il ne s'agit que d'un soutien symbolique à ce stade, mais qui a de quoi rassurer les esprits au siège de la BCE, à Francfort, où la lenteur du processus législatif commençait à susciter une certaine impatience.

L'institution monétaire, qui a commencé à étudier l'opportunité de lancer sa propre monnaie numérique en 2020, compte lancer courant 2027 la phase pilote du projet, et espère pouvoir commencer à émettre des euros numériques en 2029, avant la fin de la décennie, mais à condition qu'un cadre législatif européen soit adopté cette année.

Or, cela nécessitera l'accord du Parlement et des Etats membres au projet de loi qui a été proposé en 2023 par la Commission européenne pour autoriser ce projet au long cours.

Le Conseil européen, instance qui représente les 27, s'est déjà prononcée en faveur de l'initiative, avec quelques aménagements, mais le Parlement ne se saisira officiellement de cette proposition de législation qu'au printemps.

"Dépendance excessive"

La présidente de la BCE Christine Lagarde a exhorté lundi les eurodéputés à apporter au plus vite leur soutien au projet
La présidente de la BCE Christine Lagarde a exhorté lundi les eurodéputés à apporter au plus vite leur soutien au projet ( FREDERICK FLORIN / AFP )

Auditionnée lundi à Strasbourg, la présidente de la BCE Christine Lagarde avait exhorté les eurodéputés à apporter au plus vite leur soutien, s'efforçant d'apaiser les diverses craintes exprimées par les opposants au projet.

La BCE voit dans l'euro numérique un moyen de renforcer la souveraineté économique européenne, alors que les systèmes de paiement en ligne sont actuellement dominés par les groupes américains Visa et Mastercard.

Mais des craintes ont été soulevées, notamment quant à la confidentialité des paiements, ou au risque de voir l'euro numérique supplanter à terme les pièces et billets.

En aucun cas la BCE "n'aura accès aux données personnelles" des utilisateurs, et "l'euro numérique ne vise pas du tout à remplacer les espèces", a assuré notamment Mme Lagarde devant les parlementaires européens.

L'euro numérique "évitera une dépendance excessive à des fournisseurs étrangers pour les systèmes de paiement qui sont essentiels au bon fonctionnement de notre économie", a-t-elle plaidé.

Un argument qui fait écho aux appels aux sein de l'UE à s'émanciper des Etats-Unis sur tous les plans (défense, énergie, numérique...), et qui ont atteint leur paroxysme après la crise déclenchée par les visées de Donald Trump sur le Groenland.

L'influent député conservateur belge Johan Van Overtveldt a fait part de son scepticisme, tout en reconnaissant le besoin de réduire la dépendance de l'Europe vis-à-vis d'acteurs étrangers.

"Je ne suis toujours pas complètement persuadé que l'euro numérique soit la meilleure solution, mais on sait trouver des compromis", a-t-il lancé lundi.

Le secteur bancaire s'était en outre mobilisé en coulisses pour essayer de réduire la portée du projet, craignant qu'il ne fasse concurrence à ses propres solutions de paiement numériques, comme la nouvelle plateforme Wero.

Certaines banques redoutent en outre de voir les épargnants réduire leurs dépôts bancaires et les transférer vers cette nouvelle incarnation de l'euro, qui pourrait être jugée plus sûre en cas de turbulences financières.

"En ce qui concerne les paiements, l'Europe a le choix : ne rien faire et rester totalement dépendants d'acteurs américains. Ou se doter d'une solution paneuropéenne, publique et souveraine", a insisté auprès de l'AFP l'eurodéputé centriste Gilles Boyer, tout en regrettant que le secteur privé n'ait pas été en mesure de fournir une alternative privée à la hauteur des enjeux.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 5
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du mardi 03 février 2026 au lundi 09 février 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

CONTENUS SPONSORISÉS
SUR LE MÊME SUJET
Publié le 07/02/2026

Un écran affiche les taux de change des cryptomonnaies de la plateforme Bithumb, à Séoul, le 20 juin 2018 ( Jung Yeon-je / AFP/Archives )La plateforme sud-coréenne de cryptomonnaies Bithumb a…

Publié le 07/02/2026

La statue dorée de Donald Trump dans l'atelier du sculpteur Alan Cottrill à Zanesville, dans l'Etat améircain de l'Ohio (nord), le 5 février 2026 ( Eli Hiller / AFP )Allongée sur le dos dans…

Publié le 05/02/2026

Le cours du bitcoin est passé sous la barre des 70.000 dollars pour la première fois depuis l'élection de Donald Trump en novembre 2024 qui avait propulsé la cryptomonnaie ( SEBASTIEN BOZON /…

Publié le 05/02/2026

Le symbole de l'euro est projeté sur la façade de la Banque centrale européenne, à Francfort, Allemagne, le 30 décembre 2025 ( Kirill KUDRYAVTSEV / AFP/Archives )La Banque centrale…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 10/02/2026

Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de 0,60% à 8 323,28 points dans un volume moyen de 3.467 MD€.

Publié le 10/02/2026

La livraison des navires est prévue entre le 4e trimestre 2028 et le 1er trimestre 2029...

Publié le 10/02/2026

Publication du chiffre d’affaires 2025 Après avoir publié un CA 9M de 310,6 M€, en retrait de -4,4%, Delfingen annonce un chiffre d’affaires 2025 de 400,3…

Publié le 10/02/2026

(Zonebourse.com) - Les valeurs du portefeuille progressent de 2,3 % depuis fin 2024 à périmètre constant (hors évolution du taux des droits de mutation au premier semestre 2025), portant la…

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.