Forte nervosité sur le marché pétrolier
Bientôt la fin de la guerre ?
La nervosité reste forte sur le marché pétrolier en ce début de journée, évoluant au fil des informations en provenance du Moyen-Orient. Donald Trump aurait déclaré à ses conseillers qu'il était prêt à mettre fin à la campagne militaire contre l'Iran, même si le détroit d'Ormuz restait en grande partie fermé, a rapporté le 'Wall Street Journal'. En attendant, un drone iranien a frappé un pétrolier koweïtien chargé à pleine capacité au large de Dubaï, lors de l'une des attaques les plus importantes contre un navire depuis le début de la guerre. L'Al-Salmi, un très grand transporteur de pétrole brut battant pavillon koweïtien, se trouvait dans la zone de mouillage du port de Dubaï.
Cette attaque risque de raviver les inquiétudes des armateurs, alors même que l'Iran prend des mesures pour rétablir partiellement le trafic maritime dans le détroit, selon ses propres conditions. La zone de mouillage de Dubaï est une escale fréquente : les navires y attendent de souscrire une assurance contre les risques de guerre et de finaliser les détails de leur départ avant d'emprunter ce passage étroit. Mardi matin, plus de 400 navires de tous types se trouvaient dans et autour de la zone de mouillage où l'Al-Salmi a été touché, selon les données compilées par 'Bloomberg'. Des interférences électroniques peuvent potentiellement fausser la localisation réelle des navires dans cette zone.
Avant l'attaque du pétrolier et la publication de l'article du WSJ, Trump avait menacé d'intensifier la campagne militaire américaine contre l'Iran. Il a régulièrement oscillé entre l'affirmation qu'un accord avec l'Iran était imminent et l'avertissement qu'il était prêt à accélérer le rythme des opérations militaires.
La guerre a de facto fermé le détroit d'Ormuz, bloquant l'approvisionnement des marchés mondiaux en pétrole brut, en gaz naturel et en produits dérivés comme le diesel, conduisant à une flambée des prix de l'énergie et des craintes de crise inflationniste. Le conflit entre dans sa cinquième semaine et les attaques des États-Unis, d'Israël et de l'Iran se poursuivent...
Le baril de West Texas Intermediate (contrat mai) cède 0,15% à 102,8 dollars après avoir bondi de près de 4% à la suite de la nouvelle attaque iranienne contre le pétrolier dans le Golfe. Le prix de la référence américain affiche un bond de plus de 50% en mars, sa plus forte progression depuis mai 2020. Le baril de Brent (contrat mai) recule de son côté de 0,1% à 107,25$ à Londres.
"Les signaux de prix ne reflètent pas correctement la réalité sur le terrain", indique à 'Bloobmerg' Shaia Hosseinzadeh, directrice des investissements chez OnyxPoint Global Management. "Le taux de 100 dollars représente une sorte de purgatoire. Trop élevé pour être stable, et trop bas pour refléter l'ampleur de cette perturbation physique".
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