Donald Trump tacle encore l'Europe à Davos et maintient le cap sur le Groenland
Acharnement ?
Donald Trump intervient donc ce mercredi à Davos et confirme globalement ses dernières positions. Il salue d'abord les performances économiques américaines, critiquant au passage le bilan de Biden. Il note que la croissance américaine n'a jamais été si forte, avec 4% d'expansion en vue selon lui et des marchés bien orientés. Il met l'accent sur l'ampleur des investissements aux États-Unis.
Mais la question qui préoccupe le plus les marchés concerne les relations internationales. Trump se montre critique vis-à-vis de l'Europe, qu'il dit ne plus reconnaître. Il juge que l'Europe va dans la mauvaise direction depuis des décennies, évoquant dépenses publiques, immigration et énergie verte. Il souligne, en comparaison, les baisses d'impôts réalisées par son administration, ainsi que la vigueur de la production et des exportations...
Trump affirme que le Venezuela devrait gagner plus dans le prochain semestre que durant les vingt dernières années. Il justifie ainsi l'opération qui a permis la capture de Maduro et se montre optimiste quant à la transition du pays et à sa coopération avec les USA.
Concernant l'Ukraine, le président américain affirme que c'est à l'Europe de trouver une solution au conflit, même s'il travaille sur le sujet depuis un an. Il souligne évidemment qu'il faut mettre un terme au conflit, le pire selon lui depuis la Seconde Guerre Mondiale.
Sur le sujet brûlant du moment, le Groenland, Trump maintient ses positions et juge que l'Europe et l'OTAN ne sont pas reconnaissants. Il demande toujours de pouvoir prendre le contrôle de l'île, évoquant des motifs de sécurité nationale et mondiale. Il juge que ce n'est "pas grand chose et juste "un bout de banquise"... "Personne ne peut protéger le Groenland à part les États-Unis", martèle Trump.
Il tacle aussi le président français Emmanuel Macron qu'il a écouté "faire le dur" (...) "avec ses lunettes de soleil". Il indique de quelle manière il aurait prétendument fait plier son homologue français en quelques minutes au sujet du prix des médicaments... Une manière d'affirmer une fois encore qu'il ne craint pas d'éventuelles représailles européennes face aux droits de douane qui seraient imposés en cas d'absence d'accord sur une annexion du Groenland.
Le président américain s'est félicité par ailleurs des tarifs douaniers appliqués désormais à la Suisse, pays qui selon lui ne serait "rien sans les États-Unis" et aurait en quelque sorte profité de l'Amérique pour engranger des milliards de dollars.
Trump s'en prend aussi bien évidemment à sa cible favorite, Jerome "Too Late" Powell, actuel patron de la Fed, dont il devrait annoncer dans les jours prochains le nom du remplaçant. Le président américain n'a eu de cesse d'attaquer Powell ces derniers mois pour sa posture monétaire jugée trop dure et sa réticence à réduire les taux. Le mandat de l'actuel président de la banque centrale américaine expire en mai. De plus, il est menacé par une enquête du Département de Justice au sujet des frais de rénovation du siège de l'institution monétaire.
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