BCE : Christine Lagarde se veut rassurante sur l'inflation
Après le pré-accord Iran/USA...
Message rassurant. La Banque centrale européenne n'a pas besoin de réagir plus fermement aux répercussions du conflit au Moyen-Orient, car l'inflation devrait revenir à son objectif à moyen terme, a déclaré Christine Lagarde. Les ménages ne voient pas la hausse des prix à la consommation se maintenir, a-t-elle affirmé devant les eurodéputés à Bruxelles. "La plupart des indicateurs des anticipations d'inflation à long terme se situent autour de 2%, ce qui soutient la stabilisation de l'inflation autour de l'objectif à moyen terme". Cela rend la BCE confiante sur le fait que l'inflation retombera à 2%, contre plus de 3% actuellement, "grâce à des mesures de politique monétaire appropriées", a-t-elle déclaré. Les projections des services de l'Eurosystème de juin prévoient une inflation globale de 3% en 2026, de 2,3% en 2027 et de 2% en 2028.
"Nous ne constatons pour l'instant aucun signe de désancrage des anticipations d'inflation ni d'effets de second tour qui justifieraient une réaction plus énergique à ce stade", a souligné la patronne de la BCE. "Toutefois, les perspectives restent incertaines, avec des risques de hausse de l'inflation et de ralentissement de la croissance économique. L'accord de paix au Moyen-Orient est une bonne nouvelle, mais la situation demeure fragile, avec des risques de recul ou de nouvelle escalade. Les conséquences globales de la guerre sur l'inflation et la croissance à moyen terme dépendront de l'intensité et de la durée du choc sur les prix de l'énergie, ainsi que de l'ampleur de ses effets indirects et de second tour", a détaillé la dirigeante.
Dans ce contexte, C.Lagarde a répété que la BCE devait rester agile. "En procédant réunion après réunion et en nous appuyant sur les données économiques, sans nous engager d'avance sur une trajectoire de taux particulière, nous pouvons adapter notre réponse à l'évolution de la crise et garantir sa proportionnalité", a-t-elle affirmé.
Malgré les progrès réalisés sur la voie d'une paix durable entre les États-Unis et l'Iran, les marchés anticipent au moins une nouvelle hausse d'un quart de point cette année du taux directeur de la BCE, à 2,5%.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote