Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
7 989.34 PTS
+0.06 %
7 984.5
-0.03 %
SBF 120 PTS
6 038.85
-0.06 %
DAX PTS
23 587.86
-0.01 %
Dow Jones PTS
46 677.85
-1.56 %
24 533.58
-1.73 %
1.146
-0.4 %

A Dubaï, la disparition des touristes menace des milliers de petites mains

| AFP | 122 | Aucun vote sur cette news
La plage de Jumeirah Beach Residence à Dubaï, le 11 mars 2026
La plage de Jumeirah Beach Residence à Dubaï, le 11 mars 2026 ( Fadel SENNA / AFP )

"Hier: zéro. Aujourd'hui: zéro." Comme des milliers d'autres employés du secteur touristique à Dubaï, Dulash, un jeune Sri-Lankais, est touché de plein fouet par la chute de l'activité dans l'émirat du Golfe depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Sur la célèbre plage de Jumeirah Beach Residence (JBR), habituellement noire de monde, les transats sont alignés devant une mer presque vide. Les terrasses des restaurants sont désertes, quand les vendeurs de souvenirs, d'activités nautiques ou de parfums guettent les rares passants.

En face, la plus grande roue du monde, Ain Dubai - l'œil de Dubaï en arabe - ne tourne plus et à ses pieds, le musée Madame Tussauds, qui expose des statues de cire, n'attire pas les foules malgré les réductions proposées.

"Hier: zéro. Aujourd'hui: zéro. Il n'y a pas un client", soupire Dulash, 26 ans, qui travaille chez un loueur de jet-skis depuis six ans. "Je n'ai jamais vu Dubaï comme ça".

Avec ses îles artificielles et ses gratte-ciels démesurés, la deuxième ville des Émirats arabes unis s'est imposée comme une destination touristique majeure au Moyen-Orient, accueillant près de 19,6 millions de visiteurs l'année dernière.

Mais au cœur de la haute saison, avant les grandes chaleurs de l'été, la pluie de missiles et de drones iraniens qui s'abattent depuis le 28 février a fait fuir les voyageurs.

Privée de revenus, l'industrie espère un arrêt rapide de la guerre, déclenchée par l'offensive israélo-américaine sur l'Iran, mais de nombreux employés du secteur ont confié leur inquiétude à l'AFP, sous couvert d'anonymat.

Payé 4.500 dirhams par mois (975 euros), Dulash n'a pas reçu son salaire à la date prévue. "J'ai emprunté 1.000 dirhams à un ami, payé mon loyer de 800 dirhams, il me reste 200 dirhams pour vivre", raconte-t-il. Il ignore quand sa direction pourra régulariser la situation.

"Même rentrer dans mon pays n'est pas une option", poursuit-il, affirmant que le prix des billets d'avion a triplé en raison de la baisse du trafic aérien.

"On n'a pas d'autre choix que d'attendre et espérer", dit le jeune homme.

"Ca me fait peur"

Le World Travel and Tourism Council (WTTC), qui regroupe les grands opérateurs du tourisme mondial, a estimé cette semaine à 600 millions de dollars les pertes subies par jour au Moyen-Orient en raison de la guerre.

Aux Émirats, ce secteur pesait près de 13% du PIB en 2025 et faisait vivre environ 925.000 personnes, dont une majorité d'étrangers, selon la même source.

De nombreux employés viennent des pays asiatiques mais aussi du reste du Moyen-Orient, en quête de sécurité et de stabilité économique.

"Je suis de Syrie où j'ai connu la guerre donc les tirs de missiles et de drones ne m'effraient pas", explique un jeune vendeur de parfums. "Mais je ne suis payé qu'avec des commissions sur les ventes, et ne plus avoir les moyens de rester ici, ça, oui ça me fait peur".

Venu du Sri Lanka, Kalhan perçoit également un pourcentage sur chaque activité vendue, qui lui permet de compléter un salaire fixe d'à peine 3.000 dirhams (709 euros) - dont il devra se contenter ce mois-ci.

Une rue désertée près de la plage de Jumeirah Beach Residence à Dubaï le 10 mars 2026
Une rue désertée près de la plage de Jumeirah Beach Residence à Dubaï le 10 mars 2026 ( FADEL SENNA / AFP )

"Je suis à Dubaï pour avoir de meilleures conditions de vie, mais maintenant je ne sais plus ce qui va se passer", déplore-t-il.

Alors qu'approche la fête musulmane de l'Aïd el-Fitr, les hôtels de la ville - 827 établissements dont beaucoup de palaces selon les autorités - cassent les prix pour essayer d'attirer au moins les résidents et leurs familles.

Les offres se multiplient notamment sur l'île artificielle The Palm, où un hôtel a été touché par un débris de drone au début du conflit. Un autre établissement a été endommagé jeudi dans le quartier de Creek.

Les professionnels craignent aussi un impact durable sur l'image du pays, qui se présente comme un havre de paix et de sécurité dans la région.

Nabil Haryouli, propriétaire d'une agence touristique à Dubaï, estime qu'il y aura "certainement un impact pendant quelques mois", mais que les touristes finiront par revenir.

"L'essentiel c'est le retour de la stabilité", affirme ce Français, qui rappelle les précédents de la crise financière en 2008 et de la pandémie de Covid.

"S'il y a une ville qui nous a montré qu'elle peut rebondir c'est bien Dubaï", assure-t-il.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du vendredi 06 mars 2026 au jeudi 12 mars 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 13/03/2026

Une pompe à carburant dans une station-service à Uiwang, le 13 mars 2026 en Corée du Sud ( Jung Yeon-je / AFP )Voici les dernières évolutions économiques mondiales vendredi vers 11H00 GMT,…

Publié le 13/03/2026

Des machines à sous dans un casino à Enghien-les-Bains (Val-d'Oise), le 12 mars 2026 ( JULIEN DE ROSA / AFP )Le jackpot un vendredi 13 ? Ce signe de chance pour les joueurs est aussi une…

Publié le 12/03/2026

A l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle, le 6 août 2018 ( JOEL SAGET / AFP/Archives )Air France et KLM ont augmenté leurs tarifs sur les trajets long-courriers face à la flambée pétrolière…

Publié le 12/03/2026

Des passagers attendent près d'un comptoir de la compagnie aérienne à l'aéroport de Francfort, alors qu'une grande partie des vols sont annulés pour cause de grève le 12 mars 2026 ( Kirill…

Publié le 12/03/2026

Un avion de la compagnie honkongaise Cathay Pacific juste après son décollage à l'aéroport international de Hong Kong international airport le 11 mars 2026 ( Peter PARKS / AFP )La compagnie…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 13/03/2026

La Bourse de Paris a aligné une seconde séance consécutive de repli, toujours pénalisée par le conflit au Moyen-Orient et ses conséquences économiques, notamment sur la hausse des…

Publié le 13/03/2026

(Zonebourse.com) - Le groupe aéronautique accélère le développement d'un drone de combat collaboratif destiné à la Luftwaffe, avec un premier vol attendu en 2026.Airbus annonce préparer deux…

Publié le 13/03/2026

(Zonebourse.com) - La Commission européenne a approuvé, en vertu du règlement de l'UE sur les concentrations, l'acquisition du contrôle conjoint de PDSVision Group Invest, société suédoise, par…

Publié le 13/03/2026

Votre rendez-vous quotidien avec les petites et moyennes capitalisations ! Chaque jour, retrouvez l’analyse d’Eric Lewin sur les valeurs Small & Mid Caps du moment qui font l’actualité.

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.