Stellantis cale, le marché aussi !
-4,26% à Paris...
En clôture de marché, l'action Stellantis perd -4,26% à 5,056 euros, alors que depuis le 1er janvier, le constructeur automobile a déjà fondu de 46% en Bourse de Paris. Malgré une amélioration significative des comptes, la publication des semestriels déçoit et les perspectives restent prudentes, voire peu engageantes.
Le chiffre d'affaires net de Stellantis a atteint 43,5 MdsE, en hausse de 13%. Le bénéfice net a atteint 0,3 MdE au 2e trimestre de 2026, reflétant des volumes plus élevés et une nouvelle amélioration de la performance opérationnelle. Le ROC reste à 0,8 MdE, avec une marge AOI de 1,8%, en progression de 120 points de base d'une année sur l'autre. Le Free cash-flow industriel s'élève à 1 MdE au 2e trimestre de 2026, reflétant l'amélioration de la performance opérationnelle. Cela représente une amélioration de 1 MdE par rapport au 2e trimestre 2025 malgré environ 0,3 MdE de sorties de cash liées aux charges exceptionnelles du 2e semestre 2025. La performance opérationnelle est toutefois inférieure aux attentes du marché. Sans attendre, le constructeur est sanctionné.
Stellantis conserve un bilan solide et a bien confirmé ses perspectives financières, mais Antonio Filosa, directeur général de Stellantis, s'est montré particulièrement prudent dans ses commentaires d'analyse de publication. Le dirigeant a prévenu que la refonte stratégique du groupe serait lente à se dessiner, des propos qui ont fini de refroidir les investisseurs. "Nous avons besoin de temps (...) ce ne sont pas des défis que l'on règle en une nuit", a déclaré Antonio Filosa qui a ajouté : "Nous sommes sur la bonne voie (...) nous exécutons le plan correctement et aussi vite que possible"
Ce 30 juillet, les analystes se montrent prudents. Citi a estimé faible la marge d'exploitation ajustée (1,8%), et "déconcertante" compte tenu de la forte croissance du chiffre d'affaires d'un trimestre à l'autre. Stellantis prévoit en effet, pour 2026, une marge opérationnelle dans le bas d'une fourchette à un chiffre. Ses free cash-flow industriels devraient s'améliorer en 2026, et sont attendus positifs en 2027.
Le ton des analystes reste donc prudent. Intesa Sanpaolo est 'neutre' sur le constructeur automobile, avec une cible de 6 euros. Morgan Stanley ('pondération en ligne') freine davantage et vise 5,7 euros. Coup de patin chez BNP Paribas ('sous-performance'), qui ajuste la mire de 5,40 à 5,38 euros. Seul UBS est à 'Achat'. Le banquier suisse vise 9,5 euros.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote