Marchés : les investisseurs restent confiants mais s'inquiètent de l'évolution du marché obligataire
La part des liquidités dans les portefeuilles augmentent...
L'optimisme reste de rigueur chez les investisseurs même si les signes de prudence se renforcent. Selon l'étude de septembre menée par BofA Global Research auprès des gestionnaires de fonds, la confiance des investisseurs dans la croissance macroéconomique et le rythme soutenu des investissements en IA reste forte mais les risques de fluctuations désordonnées sur le marché obligataire et de victoire écrasante des démocrates aux élections de mi-mandat s'accentuent.
8% des investisseurs interrogés prévoient une accélération de la croissance mondiale déjà robuste, 55% n'envisagent pas " d'atterrissage " pour l'économie, 38% un atterrissage modéré et 2% un atterrissage brutal. Depuis août 2021, la plupart des investisseurs prévoient une croissance à deux chiffres du BPA au cours des 12 prochains mois. Les investisseurs sont optimistes quant à la macroéconomie et à l'évolution des BPA, leur seule préoccupation étant le surinvestissement des entreprises (un record de 33% d'entre eux partagent cet avis).
Concernant la politique économique : la Fed est perçue comme étant en retard sur la courbe des taux. Pour la première fois depuis septembre 2022, les investisseurs anticipent un aplatissement de la courbe des taux. Seuls 16% des investisseurs estiment que les plans de rachats d'obligations de Scott Bessent réduiront les rendements du Trésor. Le résultat le plus probable des élections de mi-mandat est une victoire démocrate à la Chambre des représentants et républicaine au Sénat (44%), mais les chances d'une victoire démocrate écrasante augmentent (31%). La réaction la plus probable à une victoire démocrate est une hausse des rendements et une baisse des actions (45%).
Concernant les marchés, 53% des investisseurs interrogés dans le cadre de l'enquête FMS désignent la position longue sur les semi-conducteurs mondiaux comme étant la plus encombrée (un chiffre inchangé par rapport au mois précédent), devant la position courte sur les bons du Trésor (18%). Le risque extrême le plus important est une hausse désordonnée des rendements obligataires (33% contre 27% en août), et la source la plus probable d'un événement de crédit est un investissement dans les hyperscalers spécialisés en IA (42% contre 38% en août).
Concernant les actifs sous gestion : les investisseurs ont réduit leurs positions surpondérées sur les actions et les matières premières, et maintiennent une forte sous-pondération sur les obligations (48% sous-pondèrent la dette, un niveau plus observé depuis mai 2022). 49% des gérants de fonds (en solde net) surpondèrent néanmoins encore les actions mondiales, contre 56% le mois précédent. La part des liquidités dans les portefeuilles atteint 3,9% contre 3,5% en août, un niveau qui reste toutefois synonyme de "signal de vente" pour les actifs risqués, selon Michael Hartnett, stratégiste chez BofA Global Research.
En septembre, une rotation sectorielle est prévue vers la santé, l'industrie et les banques (positions surpondérées les plus importantes depuis novembre 2025), alors que les investisseurs se désengagent des REITs et des biens de consommation de base (sous-pondérations les plus importantes depuis janvier 2004).
L'enquête a été réalisée entre le 4 et le 10 septembre auprès de 170 participants gérant un total de 470 milliards de dollars d'actifs
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