Hermès : un plongeon historique après un premier trimestre décevant
-11,5% !
Chute historique pour Hermès qui paye lourdement sa publication trimestrielle inférieure aux attentes du marché. Le titre du fabricant du sac Birkin plonge de 11,5% à 1.578 euros en début de séance (la baisse a atteint 14% à l'ouverture) après avoir vu ses ventes progresser à un rythme plus lent que prévu, le groupe ayant subi les perturbations causées par le conflit au Moyen-Orient, à l'instar de nombreux acteurs du secteur du luxe.
Les fluctuations monétaires ont amputé le chiffre d'affaires d'Hermès de 290 millions d'euros, entraînant une baisse de 1% des ventes publiées, à 4,07 milliards d'euros. La région incluant le Moyen-Orient a enregistré un repli de son activité de 5,9% sur la période, tandis que la France a souffert d'une diminution des dépenses touristiques, notamment en mars, avec un recul des ventes de 2,8%. En Asie, la plus grande région en termes de ventes pour Hermès, le chiffre d'affaires n'a augmenté que de 3,5% à taux directeur constant, car les perturbations du trafic aérien ont également eu un impact dans cette région, a déclaré Éric du Halgouet, directeur financier, en particulier à Singapour et en Thaïlande. Les États-Unis ont constitué une lueur d'espoir, avec des ventes en hausse de 17,2% après ajustement des effets de change.
Les espoirs des investisseurs quant à une reprise de la demande de luxe cette année ont été anéantis par la guerre en Iran, qui a pesé sur les ventes des centres commerciaux de Dubaï et fait flamber les prix de l'énergie, affectant la confiance des consommateurs. Hermès, qui contrôle rigoureusement sa production et ses ventes pour préserver son exclusivité, a été l'entreprise la plus résistante face au ralentissement général du secteur, sans toutefois échapper à l'impact du conflit.
RBC ('surperformance') affirme que les résultats " devraient décevoir malgré des attentes modérées et une performance boursière relativement faible avant publication ". Le broker note que les marchés Amériques et Europe hors France affichent des performances supérieures aux prévisions, mais compensées par la faiblesse de la France, due à la baisse du tourisme, et de la région Asie-Pacifique. Bernstein ('surperformance') explique que le résultat inférieur aux attentes du groupe s'explique par les faibles performances des divisions maroquinerie, prêt-à-porter et mode. "Nous nous attendons à davantage de questions aujourd'hui, le marché se demandant si le modèle Hermès, basé sur la continuité, atteint ses limites".
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