Eiffage : grosse chute après les résultats
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Eiffage creuse ses pertes en fin de séance avec une action qui trébuche de plus de 7% à 109 euros, au plus bas depuis la fin 2025. Le groupe de BTP et de concessions a fait état d'un résultat net part du groupe semestriel en hausse de 12,1% sur un an, à 342 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires en progression de 2,3%, à 12,20 milliards d'euros. Le groupe dispose par ailleurs d'un carnet de commandes en hausse de 7% sur un an, à 31,5 milliards d'euros, avec une progression dans l'ensemble de ses branches.
Ce carnet historiquement élevé et les résultats solides du 1er semestre permettent au Groupe de confirmer ses perspectives globales de "croissance d'activité d'une ampleur moindre qu'en 2025 et de nouvelle amélioration du résultat opérationnel courant et du résultat net part du Groupe".
Au-delà d'une publication légèrement décevante, marquée par un ROP inférieur aux attentes, les anticipations du marché pour 2026 ne semblent pas remises en cause, explique Oddo BHF. La performance du titre devrait toutefois rester sensible à l'évolution du risque politique en France et à l'éventuelle mise en place de nouvelles contributions fiscales exceptionnelles. Le titre s'échange sur la base d'un multiple VE/EBIT 2026 d'environ 8x, contre une médiane sur la période 2014-2023 de 11,7x. L'analyste est 'neutre' sur le titre avec un objectif de 135 euros.
JP Morgan a de son côté ajusté sa cible de 162 à 159 euros tout en restant à 'surpondérer'. La banque explique que l'EBIT est ressorti en deçà des attentes en raison de la faiblesse des résultats de la branche Concessions. Les points clés de la conférence téléphonique ont été : un trafic autoroutier en baisse, l'intention d'Eiffage de répondre aux appels d'offres pour des concessions autoroutières françaises, l'absence de volonté de renforcer sa participation dans Getlink, et une direction minimisant les opportunités liées aux centres de données.
RBC Capital Markets ('surperformance') note que l'amélioration des perspectives pour l'activité Travaux est tempérée par la révision à la baisse des prévisions pour les Concessions, pénalisées par un trafic autoroutier en recul dû au prix élevé du carburant. Enfin, CIC ('achat') souligne que les risques politiques sont susceptibles de s'accroître, la visibilité sur les appels d'offres autoroutiers ne devant probablement pas s'améliorer avant les élections françaises.
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