Carrefour : grosse sanction après l'avertissement !
-11% !
Carrefour plonge de 11,2% à 14,5 euros, sanctionné après son avertissement sur résultats. Fragilisé par la situation actuelle en France et "la dégradation de la situation sociale et sécuritaire" dans le pays, le géant de la distribution anticipe désormais un résultat opérationnel courant (ROC) en hausse avec une marge opérationnelle en progression de 0 à 15 pbs, contre +25 pbs précédemment, et un résultat net ajusté par action stable ou en légère augmentation, contre une croissance dans le haut de la fourchette à un chiffre anticipé auparavant. Le groupe vise également un cash-flow libre net en léger repli en 2026, alors que la métrique était auparavant attendue en "légère croissance" sur l'exercice.
Sur le troisième trimestre, Carrefour a enregistré un chiffre d'affaires en progression de 2,3% sur un an à magasins comparables, à 22,69 milliards d'euros, légèrement en-deçà des attentes des analystes qui tablaient sur 22,71 MdsE selon un consensus compilé par Carrefour. En France, la firme a fait état d'un chiffre d'affaires de 11,90 MdsE, en augmentation annuelle de 1,2%, contre 11,87 MdsE de consensus.
Morgan Stanley dégrade le titre à 'pondération en ligne', affirmant qu'une meilleure visibilité sur l'EBIT en France, ainsi que des perspectives plus stables en matière de bénéfice par action et de flux de trésorerie disponible sont nécessaires pour adopter une opinion positive sur le titre. La banque considère que l'abaissement des prévisions pour la France, lié aux troubles sociaux, aura un " impact durable sur la confiance des investisseurs ". L'objectif de cours est ramené de 20,10 à 18,35 euros.
Jefferies ('conserver') affirme que cet abaissement inattendu des prévisions entraîne une révision à la baisse de ses attentes de 6,5% au niveau de l'EBIT et de 5,7% sur le BPA. Le courtier souligne que l'ampleur de l'impact est "extrêmement difficile à évaluer précisément à ce stade". Le ralentissement de l'activité en France en septembre, l'intensification des investissements dans les prix sur ce même marché, ainsi que la pression exercée sur les consommateurs au Brésil, constituent autant de "motifs d'inquiétude" pour les fondamentaux de l'entreprise.
Si la nouvelle guidance paraît plus réaliste, la visibilité reste faible à l'approche d'un T4 clé (sur l'activité, mais surtout sur la marge et le FCF), avec un risque accru en cas de prolongation des perturbations et d'un potentiel ralentissement plus marqué de la consommation, explique Oddo BHF. Après +14,2% en 2026, le courtier voit peu de catalyseurs susceptibles de soutenir un re-rating à court terme. Il maintient ainsi son opinion 'neutre' et abaisse sa cible de 15 à 14 euros. L'analyste rappelle qu'un point stratégique sur les hypermarchés en France (ayant perdu des parts de marché récemment) prévu le 17 novembre.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote