Atos : mise sur l'IA
Début du redressement ?
Dans un marché encore nerveux en cette fin de semaine, Atos recule de 4,55% à 38,1 euros après sa présentation annuelle. Le groupe de services informatiques vise une marge opérationnelle d'environ 7% cette année, contre 4,4% en 2025, ainsi qu'une croissance organique positive, "avec un scénario plancher limité à -5% dans un environnement de marché contraint". Atos vise également une croissance organique annuelle moyenne du chiffre d'affaires de 5 à 7% entre 2026 et 2028, ajoutant que "des opérations de M&A stratégiques, ciblées et rigoureuses pourraient permettre d'augmenter le chiffre d'affaires", ainsi qu'une marge opérationnelle d'environ 10% à 2028.
L'entreprise parisienne, actuellement en pleine restructuration, est en bonne voie pour " signer davantage de contrats courant 2026 ", a déclaré Philippe Salle Salle lors d'une interview accordée à 'Bloomberg TV'. Son activité de conseil en technologies aidera les clients à concevoir et gérer des agents capables d'automatiser des tâches complexes grâce à des studios dédiés aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France, en mettant l'accent sur les tâches administratives et l'automatisation du codage, a détaillé le dirigeant.
Le modèle économique des grands cabinets de conseil est sous pression, les investisseurs craignant que l'IA ne réduise la demande de services de conseil et de prestation fournis par des humains. Les progrès rapides de l'intelligence artificielle générative et agentique font craindre que certaines tâches historiquement réalisées par des cabinets tels qu'Accenture Plc et McKinsey & Co. puissent être automatisées. Des inquiétudes qui se sont traduites par de violents décrochages des acteurs du secteur cotés en bourse. "Je pense qu'il s'agissait d'une crainte du marché", a affirmé le PDG d'Atos à propos de la récente chute des cours, la qualifiant de trop pessimiste. "L'IA est un atout majeur pour notre avenir".
Atos, qui fut l'une des entreprises technologiques phares du pays, s'efforce de se sortir d'un endettement colossal après une série de revers et d'opportunités manquées. Depuis sa prise de fonction il y a un an, le dirigeant a baissé les coûts et cédé des filiales en Amérique du Sud et en Scandinavie, en plus de la vente prochaine de ses activités de calcul avancé à l'État français. Il a également réduit les effectifs de près d'un cinquième, pour les ramener à environ 63.000 personnes fin 2025. P.Salle a précisé que l'entreprise prévoit d'atteindre son objectif de réduction des coûts de 650 millions d'euros sur trois ans plus tôt que prévu, d'ici la fin de l'année au lieu de 2027 comme initialement envisagé.
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