Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
7 828.12 PTS
+0.72 %
7 814.0
+0.5 %
SBF 120 PTS
5 907.74
+0.47 %
DAX PTS
22 693.13
+0.58 %
Dow Jones PTS
45 216.14
+0.11 %
22 953.38
-0.78 %
1.146
-0.03 %

Unilever prêt à se délester de l'alimentaire pour devenir un géant de la beauté

| Zone Bourse | 123 | Aucun vote sur cette news
Unilever prêt à se délester de l'alimentaire pour devenir un géant de la beauté
Credits  ShutterStock.com

(Zonebourse.com) - Unilever a confirmé mardi être en "discussions avancées" en vue d'un regroupement de la plupart de ses activités dans l'alimentaire avec celles de l'américain McCormick, une opération qui permettrait au géant anglo-néerlandais des produits de grande consommation de se concentrer sur le secteur plus porteur de l'hygiène et de la beauté.

Dans un communiqué diffusé dans la matinée, le groupe souligne que des travaux sont en cours afin de convenir et de finaliser une transaction "stratégique" et qu'il est possible qu'un accord soit conclu dès aujourd'hui, même si rien ne garantit que ces négociations aboutissent.

Ces informations surviennent alors qu'Unilever avait reconnu, il y a une dizaine de jours, l'existence de discussions visant à regrouper sa filiale alimentaire avec McCormick, comme l'avait précédemment rapporté le Wall Street Journal.

Si une transaction devait se matérialiser, il est actuellement envisagé qu'elle prenne la forme d'une combinaison d'Unilever Foods, en dehors de certaines parties du portefeuille agroalimentaire comme l'activité en Inde, avec le groupe basé dans le Maryland qui détient entre autres les épices Ducros et les préparations pour desserts Vahiné.

La transaction serait réalisée avec une contrepartie composée en majeure partie d'actions McCormick, ainsi qu'une composante initiale en numéraire d'environ 15,7 milliards de dollars.

Aux termes du rapprochement, Unilever et ses actionnaires détiendraient 65% de l'ensemble combiné.

La transaction serait réalisée via un Reverse Morris Trust, un dispositif censé être exonéré d'impôt fédéral américain pour Unilever et ses actionnaires.

Des réactions favorables de la part de certains analystes

Sur Euronext Amsterdam, l'action Unilever évoluait sans grande direction mardi en milieu de matinée ( 0,8%), illustrant bien les divergences de vues des investisseurs sur la pertinence de l'opération.

Chez Oddo BHF, on souligne que le projet permettrait à Unilever, en se séparant de la majeure partie de ses activités dans la nutrition (Inde exceptée), de se transformer en un "pure player" (spécialiste) de l'hygiène, des soins personnels, de la santé grand public et de la beauté (HPC), avec un positionnement principalement axé autour de ses marques de premier plan que sont Axe et Dove.

"Les quelque 16 milliards en cash qui pourraient être obtenus dans le cadre de l'opération donneraient à Unilever l'opportunité de muscler sa présence opérationnelle sur le marché via une acquisition", souligne la société de Bourse.

La banque privée retient comme cibles potentiellement intéressantes les britanniques Haleon et Reckitt en raison des complémentarités affichées en termes géographiques et au niveau de l'offre.

Oddo cite également l'espagnol Puig, actuellement convoité par Estée Lauder, en raison de l'intérêt manifesté par le nouveau directeur général d'Unilever, Fernando Fernandez, pour le segment de la beauté dite de "prestige" (parfums positionnés sur le haut de gamme). Celui-ci est en effet issu de la division de beauté et de bien-être du groupe, son principal moteur de croissance à l'heure actuelle.

"Quoiqu'il advienne, les opérations de fusions-acquisitions (M&A) devraient continuer", pronostique Oddo.

Face aux comportements changeants des consommateurs, qui se montrent plus disciplinés sur leurs achats alimentaires en raison des tensions inflationnistes et de préoccupations pour leur santé tout en maintenant leurs achats "plaisir" dans la beauté, les transactions dans le secteur de la consommation courante semblent connaître un nouveau souffle en ce début d'année 2026.

Du point de vue de l'établissement financier, le plus important est qu'Unilever soit désormais sur le point de mettre fin à 26 années de conglomérat qui pesait sur son cours de Bourse.

"Dans cette optique, nous voyons un clair potentiel de revalorisation vers un PER de 20x à 12 mois, contre 16x au cours actuel", relève-t-il, maintenant son opinion "surperformance" sur la valeur.

Du côté des analystes d'ING, on note que les 15,7 milliards de dollars levés dans le cadre de l'opération - soit près de 11% de la capitalisation du groupe - représenteraient un montant "significatif" s'ils devaient être consacrés à des rachats d'actions.

Unilever affichait en effet une valorisation boursière de plus de 115,6 milliards d'euros aux cours de mardi matin.

A New York, McCormick est quant à lui valorisé 14,4 milliards de dollars, c'est-à-dire autour de 12,5 milliards d'euros.

Une opération qui ne convainc pas RBC

Ce décalage important fait tiquer les équipes de RBC, qui se disent loin d'être impressionnées par l'opération dans une note diffusée ce matin.

"Le problème du deal qui est envisagé réside, selon nous, dans le fait que l'entité issue de l'opération - dont Unilever détiendrait environ 65% - serait nettement moins concentrée que par le passé", souligne le broker canadien.

"Cela contredit l'argument avancé jusqu'ici par Unilever pour conserver son activité alimentaire, à savoir sa forte concentration autour de deux marques (Hellmann's et Knorr) qui en faisait un actif de valeur au sein du groupe", fait-il valoir.

"Nous voyons mal la logique de détenir maintenant une participation qui ne serait que partielle dans une activité encore moins concentrée", poursuit RBC.

"Si cette lecture se confirme (...), Unilever se retrouverait avec une participation minoritaire renforcée dans une activité encore plus complexe, plutôt qu'avec le contrôle total d'un business dominé par deux marques clés", ajoute le courtier. "A ce stade, cela ne nous paraît pas particulièrement séduisant".

Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.

source : AOF

 ■

2026 Zonebourse.com - Tous droits de reproduction réservés par Surperformance. Surperformance collecte ses données auprès des sources qu'elle considère les plus sûres. Toutefois, le lecteur reste seul responsable de leur interprétation et de l'utilisation des informations mises à sa disposition. Ainsi le lecteur devra tenir Surperformance et ses contributeurs indemnes de toute réclamation résultant de cette utilisation.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du mardi 24 mars 2026 au lundi 30 mars 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 31/03/2026

(Zonebourse.com) - Le distributeur recule de 4% et accuse la deuxième plus forte baisse du marché SRD après avoir dévoilé des résultats annuels 2025 illustrant un redressement opérationnel…

Publié le 31/03/2026

(Zonebourse.com) - Réagissant à "de récentes spéculations médiatiques concernant une éventuelle transaction stratégique impliquant des éléments de son activité alimentaire", Unilever…

Publié le 30/03/2026

(Zonebourse.com) - Qualcomm évolue sans grand changement lundi matin à la Bourse de New York à la suite de propos contrastés des analystes de Goldman Sachs, qui initient la couverture de l'action…

Publié le 30/03/2026

(Zonebourse.com) - Plusieurs frappes revendiquées par l'Iran visant des fonderies d'aluminium ont fait grimper le cours de la matière première. Qui sont les gagnants et pourquoi viser ces…

Publié le 30/03/2026

(Zonebourse.com) - Le titre du groupe dédié à la restauration collective et aux services (prestations d'accueil, traitement du courrier, nettoyage...) se distingue à la Bourse de Paris ( 3,99%, à…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 31/03/2026

Publié le 31/03/2026

La Bourse de New York a clôturé avec prudence, sous l’effet des inquiétudes liées à une possible intensification des tensions au Moyen-Orient. Les déclarations de Donald Trump, évoquant des…

Publié le 31/03/2026

(Zonebourse.com) - L'action IEVA Group, qui ambitionne de se positionner comme "le Netflix de la beauté", s'inscrivait en baisse mardi matin lors de ses premières cotations à la Bourse de Paris,…

Publié le 31/03/2026

Publication des résultats 2025 Dékuple a publié hier matin ses résultats annuels 2025, qui confirment une trajectoire de croissance solide malgré un environnement…

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

30 ans à vos côtés

300€ de frais de courtage offerts*

Pour l’ouverture ou le transfert d’un compte PEA, ou CTO avant le 20/04/26.

*Voir conditions