Journée chargée en Europe avec le pétrole, la BCE et les résultats
(Zonebourse.com) - La séance de jeudi s'est soldée par de nets replis pour les principaux indices boursiers européens face à la hausse des cours de l'or noir, la décision, sans surprise, de la BCE de ne pas toucher à ses taux et les très nombreuses publications d'entreprises.
Sur le Vieux-Continent, le CAC 40 a reculé de 1,64%, à 8 299,09points, après trois hausses consécutives qui avait permis au principal indice français de reprendre 1,19%. En Allemagne, le DAX 40 s'est affaissé de 1,77%, et le FTSE 100 à Londres a perdu 0,82%.
L'actualité au Moyen-Orient
Le conflit se poursuivi avec une douzième nuit consécutive de frappes, mais les investisseurs s'inquiètent de plus en plus de l'arrivée des rebelles Houthis dans le conflit. Ces derniers ont affirmé avoir touché deux pétroliers saoudiens en mer Rouge. Donald Trump est rapidement monté au créneau en indiquant que jusqu'ici les Houthis avaient agi de "manière très responsable". Le président des Etats-Unis a précisé qu'il tiendrait la République islamique pour responsable en cas de nouvelles attaques et "qu'un châtiment militaire majeur sera infligé à l'Iran et, bien sûr, aux Houthis eux-mêmes" en cas de récidive.
Les Houthis ont également affirmé que le détroit de Bab el-Mandeb était fermé aux pétroliers battant pavillon saoudien. A cette information il faut ajouter que le trafic dans le détroit d'Ormuz est au ralenti, ce qui a pour conséquence une forte hausse des cours de l'or noir. Au moment de la clôture en Europe, le WTI à New York progressait de 5,07%, à 92,23 dollars, et à Londres le Brent bondissait de 7,41%, à 100,68 dollars. Les cours sont au plus haut depuis près d'un mois et demi.
Pour ne rien arranger, Donald Trump a indiqué au média Axios qu'il envisageait très sérieusement de reprendre des opérations de combat majeures en Iran, y compris des frappes plus importantes que celles menées dans le cadre de l'opération "Epic Fury".
La décision de la BCE et un indicateur américain
Sans surprise, la Banque centrale européenne a décidé de laisser ses principaux taux directeurs inchangés. L'institution a observé une légère amélioration des conditions économiques au deuxième trimestre, mais la croissance devrait rester modeste en raison des chocs énergétiques et des incertitudes géopolitiques. En ce qui concerne l'inflation, la BCE précise qu'elle a diminué en juin à 2,8%, contre 3,2% en mai. Les risques sont toutefois orientés à la hausse, notamment à cause des prix de l'énergie, et une inflation qui restera bien au-dessus de son objectif de 2% jusqu'au premier semestre 2027 avant de ralentir.
Selon CPR AM, "la pause d'aujourd'hui était attendue du fait de la baisse de l'inflation en juin. La reprise du conflit et les fortes tensions sur les prix de l'énergie changent la donne. Si la situation perdure, la BCE est prête à remonter une nouvelle fois ses taux en septembre".
En ce qui concerne les statistiques, les investisseurs se sont contentés de prendre connaissance des nouvelles demandes hebdomadaires d'allocation chômage aux Etats-Unis. Ces dernières se sont élevées à 187 000 unités, contre 211 000 attendus et un précédent à 209 000, données révisées à la hausse de 208 000.
Sur le marché des devises, l'euro recule face au billet vert (-0,37%) et se négocie à 1,1370 dollar.
Une avalanche de trimestriels en Europe
A Paris, les investisseurs ont eu fort à faire avec de nombreuses publications au sein du CAC 40. Parmi les plus marquantes, Thales ( 5,07%), le groupe a publié des résultats semestriels solides, portés par une forte dynamique commerciale, une amélioration de la rentabilité et une génération record de trésorerie.
Dassault Systèmes s'est adjugé 3,74%, au deuxième trimestre, le groupe a vu ses revenus progresser de 4%, à 1,56 milliard d'euros et a confirmé l'ensemble de ses objectifs financiers annuels. Dassault Systemes a également annoncé l'acquisition de la société ArisGlobal, une plateforme d'IA native leader en conformité d'entreprise pour l'industrie des Sciences de la vie, pour 1,8 milliard d'euros en numéraire.
En revanche, STMicroelectronics et Eurofins Scientific ont déçu avec des replis respectifs de 17,72 et 6,32%.
En dehors du CAC 40, l'actualité était également chargée pour les entreprises. Parmi les principales satisfactions, il faut citer Soitec ( 21,64%), SEB ( 12,86%) ou encore Dassault Aviation ( 5,76%). En ce qui concerne les déceptions, Interparfums (-9,82%) ou encore Sartorius Stedim Biotech (-6,45%) ont subi de lourds dégagements.
Dans le reste de l'Europe, en Suisse Givaudan a été délaissé (-6,09%), le comptes du groupe ont été pénalisés par des effets de change et des coûts exceptionnels.
Toujours en Suisse, le géant Nestlé a chuté de 7,98%. Le groupe agroalimentaire a publié un bénéfice net en baisse de 31,4% au premier semestre.
easyJet en revanche a progressé de 3,24%. La compagnie aérienne a fait preuve de résilience malgré un environnement difficile et une hausse de ses coûts liée au carburant au troisième trimestre de son exercice comptable 2026.
Moncler a trébuché de 7,88%, après avoir annoncé un tassement de sa croissance organique au deuxième trimestre.
Copyright (c) 2026 Zonebourse.com - All rights reserved.
source : AOF
■2026 Zonebourse.com - Tous droits de reproduction réservés par Surperformance. Surperformance collecte ses données auprès des sources qu'elle considère les plus sûres. Toutefois, le lecteur reste seul responsable de leur interprétation et de l'utilisation des informations mises à sa disposition. Ainsi le lecteur devra tenir Surperformance et ses contributeurs indemnes de toute réclamation résultant de cette utilisation.
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote
- 0 vote