Hier à Wall Street : malgré un recul de Nvidia, le Dow Jones signe un record
(Zonebourse.com) - La réaction finalement négative des marchés à la publication très attendue de Nvidia n'a pas empêché les indices actions américains d'aller de l'avant ce jeudi, en particulier le Dow Jones qui a engrangé 0,55% pour signer un nouveau record de clôture à 50 286, tandis que le S&P 500 a grappillé 0,17% à 7 446 et que le Nasdaq-100 a avancé de 0,2% à 29 357.
Wall Street espérait un catalyseur pour se propulser à nouveau vers ses sommets, soit une bonne nouvelle en provenance du Golfe, soit un coup de chapeau à la publication des résultats stratosphériques de Nvidia. Mais le rendez-vous tant attendu (trop attendu ?) de mercredi soir fut un "non-événement", ce qui devient habituel tant les attentes sont élevées. Il est cependant difficile de se montrer déçu lorsque les bénéfices surpassent le consensus et que les rachats de titres atteignent 80 MdsUSD.
Nvidia perd -1,8%, soit exactement l'écart affiché une minute après la divulgation de ses trimestriels mercredi soir, un repli compensé par les 14% d'ARM, les 11% de Sandisk et les 4% de Qualcomm, ce qui permet au Nasdaq et au S&P 500 de grappiller 0,15%.
À noter tout de même un gros "gadin" de -20% sur Intuit, suite au ralentissement du logiciel TurboTax et à l'annonce du licenciement de 17% de ses effectifs.
La bonne surprise provient des "small caps", avec un Russell 2000 qui bondit de 0,9%... Les gérants cherchent à diversifier un peu leurs portefeuilles, surchargés en "titans" comme Nvidia, Alphabet, Amazon, etc.
Le Dow Jones parvient à engranger 0,55% et bat un nouveau record de clôture (le 1er depuis le 11 février) malgré la chute de -7% de Walmart... grâce à l'envolée de 12,5% d'IBM, qui pourrait bénéficier d'un investissement fédéral de 2 MdsUSD (la moitié pour IBM) dans l'informatique quantique, avec des retombées attendues dès le début des années 2030.
Cette séance aurait aussi bien pu se terminer sur un repli symétrique de -0,1% à -0,5% : Wall Street est brusquement repassée peu après 19h de -0,3% à 0,5%, tandis que le WTI est passé de 101 USD vers 98 USD... avant que le doute ne s'empare à nouveau des investisseurs, après un petit vent d'euphorie quasiment identique à celui de la veille (entre 16h et 16h15).
La raison de cette soudaine embellie ?
Exactement la même que la veille, et la même que les 10 fois précédentes : l'annonce d'un "accord de paix imminent" (prélude à la réouverture d'Ormuz).
Hier, cela provenait de "sources" pakistanaises (rien n'a été confirmé côté iranien). Aujourd'hui, ce sont des médias saoudiens citant des "médias d'État iraniens" (aucun de ceux mentionnés par les fameuses "sources" ne véhicule la "parole officielle" depuis 2 mois) qui font état d'un "projet final d'accord États-Unis-Iran conclu avec la médiation du Pakistan".
Quel contraste avec les informations recoupées côté US et côté iranien, qui démontrent que les positions sont diamétralement opposées sur à peu près tous les sujets (uranium, Ormuz, réparations, cessation de l'offensive au Liban, etc.).
On ne peut cependant écarter un accord de principe sur la non-reprise des hostilités et la définition d'un cadre de négociations. Mais ce qui compte, c'est la réouverture d'Ormuz, et c'est peut-être un sujet où Pékin dispose d'un levier vis-à-vis de Téhéran (est-ce le moment d'en faire usage ?).
Ce qui est en revanche certain, et non démenti, c'est que si la Chine pousse pour un accord, Mojtaba Khamenei, le guide suprême iranien, a fait savoir qu'il exige que "l'uranium enrichi à un niveau proche de celui nécessaire à la fabrication d'armes nucléaires reste en Iran". Le leader chiite a été clair : aucun stock d'uranium enrichi ne doit quitter le pays. Les responsables iraniens estiment en effet que l'exportation de ce matériau rendrait le pays plus vulnérable à de futures attaques américaines ou israéliennes.
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a par ailleurs accusé les États-Unis de vouloir "déclencher une nouvelle guerre" contre son pays. Cette déclaration éloigne donc la perspective d'une négociation rapide avec les États-Unis, alors que Trump a répété à de nombreuses reprises que l'obtention de l'arme atomique par Téhéran constituait une ligne rouge absolue, tout comme pour Israël.
Aucun expert du conflit n'envisage que l'Iran renonce à son meilleur atout, ni ne rouvre Ormuz sans avoir obtenu un dégel de ses avoirs, des "réparations"... et la certitude - il faudrait la signature d'un traité - que ni les USA ni Israël ne fomenteront de nouvelles attaques ou tentatives de coup d'État.
En ce qui concerne l'actualité économique, la journée a été riche en "market movers" : d'après les "minutes" publiées hier soir, des divergences de vues s'expriment au sein des membres de la FED sur le maintien des taux, ou leur relèvement en cas d'inflation soutenue et durable.
Les T-Bonds US évoluent en ordre dispersé puisque, si le "30 ans" se détend un peu, avec -2,5 points de base sur le 30 ans, le 10 ans reste stable à 4,575% et le 2 ans se tend de 3,5 points de base vers 4,072%. La sérénité est loin de régner alors que les taux US sont proches de sommets parfois vieux de 19 ans (juillet 2007).
Les "chiffres du jour" outre-Atlantique ne sont pas brillants : l'indice "Philly FED" dévisse de 26,7 vers -0,4% à la surprise générale (le consensus était à 17,6) et ce recul provient d'une chute historique des commandes, avec une jauge passée de 33 à -1,7.
Pas de grosses variations sur l'emploi : le Département du Travail des États-Unis indique avoir comptabilisé 209 000 nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage lors de la semaine du 13 mai, un chiffre en baisse de 3 000 par rapport au niveau de la semaine précédente.
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source : AOF
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