8 109.30 PTS
+0.24 %
8 102.3
+0.09 %
SBF 120 PTS
6 142.98
+0.15 %
DAX PTS
25 405.01
+0.01 %
Dow Jones PTS
52 093.11
-0.63 %
28 937.84
-0.65 %
1.154
+0.02 %

Réseaux sociaux: l'UE propose une interdiction aux moins de 13 ans et des "mini-comptes" pour les moins de 15 ans

| AFP | 136 | 1 par 1 internautes
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen va proposer mercredi des mesures très attendues visant à limiter l'accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux
La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen va proposer mercredi des mesures très attendues visant à limiter l'accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux ( SEBASTIEN BOZON / AFP )

Ursula von der Leyen a dévoilé mercredi des propositions très attendues pour protéger les enfants et adolescents en ligne en Europe: une interdiction des réseaux sociaux aux moins de 13 ans et des "mini-comptes" aux fonctions limitées pour les moins de 15 ans.

"Pas de réseaux sociaux avant l'âge de 13 ans" et "pas de compte personnel avant 15 ans", a déclaré la présidente de la Commission, dans un discours solennel au Parlement européen.

"Ainsi, les enfants entre 13 et 15 ans ne disposeront que de mini-comptes, installés et surveillés par leurs parents, avec des fonctionnalités restreintes et une durée d'utilisation limitée. Et pour les 15-18 ans, les plateformes seront tenues d'adopter une conception sécurisée", a-t-elle ajouté.

Ces mesures, qui nécessiteront l'accord des eurodéputés et des 27 pays de l'UE, seront détaillées jeudi dans un projet de loi européen, "l'EU Kids Act", qui sera présenté à Strasbourg par la présidente de l'exécutif européen, aux côtés de la commissaire chargée du Numérique, Henna Virkkunen.

Addiction aux écrans, harcèlement, manque de sommeil, troubles du comportement alimentaire, sans oublier les sollicitations à caractère sexuel : les mineurs sont exposés à de nombreux risques en ligne.

Et la législation européenne existante, comme le règlement sur les services numériques (DSA), ne suffit pas.

Résultat, la pression politique monte de toute part pour mieux protéger les enfants et adolescents au sein de l'UE, et les initiatives se multiplient au niveau national, France en tête.

Ursula von der Leyen s'est emparée personnellement de ce dossier il y a un an. Ses propositions sont en grande partie inspirées d'un rapport d'experts de la protection de l'enfance, scientifiques et pédopsychiatres, remis en juillet.

Selon des documents consultés par l'AFP, le projet de loi qui sera présenté jeudi s'appliquera aux différentes catégories de plateformes en ligne : réseaux sociaux, assistants d'intelligence artificielle et robots conversationnels (chatbots), et autres jeux en ligne.

Les restrictions liées à l'âge, valables dans toute l'UE, seront couplées à de nouvelles contraintes pour les opérateurs s'ils veulent que leurs services restent accessibles aux mineurs. Avec des amendes qui pourraient atteindre jusqu'à 6% de leur chiffre d'affaires mondial en cas d'infraction.

Vue de l'écran d'un téléphone portable avec des logos d'applications, le 29 avril 2026 à Saint-Mandé en France
Vue de l'écran d'un téléphone portable avec des logos d'applications, le 29 avril 2026 à Saint-Mandé en France ( Martin LELIEVRE / AFP/Archives )

Parmi ces obligations, les plateformes devront supprimer leurs fonctions les plus "addictives" (défilement illimité de contenus, recommandations ultra-personnalisées...), et vérifier systématiquement l'âge de leurs nouveaux utilisateurs.

A ce sujet, l'organisation 5Rights a publié une étude montrant que les fonctionnalités addictives sont omniprésentes sur les plateformes utilisées par les enfants, notamment les jeux en ligne, et que certaines déploient des "tactiques de manipulation émotionnelle" pour les pousser à se connecter.

Accès graduel

Le système prôné par Mme von der Leyen s'annonce plus souple que l'interdiction complète des réseaux sociaux aux moins de 16 ans instaurée depuis l'an dernier en Australie, qui a cependant été largement contournée par les adolescents.

L'accès graduel envisagé par l'UE ressemble en revanche beaucoup au nouveau projet de loi français, annoncé lundi par le président Emmanuel Macron.

Ce nouveau texte français, soumis à Bruxelles pour s'assurer qu'il est conforme au droit européen, vise à interdire les réseaux aux moins de 15 ans s'ils présentent des fonctionnalités nocives, tout en prévoyant des dérogations à partir de 13 ans.

Une nouvelle formule tenant compte des réserves du Conseil constitutionnel, qui s'était opposé en août à une interdiction générale.

De nombreux autres pays ont imité l'Australie et annoncé ou mis en place des restrictions d'accès aux réseaux sociaux pour les jeunes, voire des interdictions.

Le Premier ministre canadien Mark Carney donne une conférence de presse le 25 juin 2026 à Ottawa, et le président de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'exprime le 9 juin 2026 à Bruxelles
Le Premier ministre canadien Mark Carney donne une conférence de presse le 25 juin 2026 à Ottawa, et le président de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'exprime le 9 juin 2026 à Bruxelles ( Dave Chan, Nicolas TUCAT / AFP/Archives )

Parmi eux, le Canada, dont le Premier ministre Mark Carney a assisté au discours solennel d'Ursula von der Leyen mercredi, une grande première pour un dirigeant étranger.

Le gouvernement canadien a annoncé en juin un projet d'interdiction aux moins de 16 ans, mais avec des exceptions pour les plateformes offrant "des mesures de protection suffisantes pour les enfants".

La Commission peut s'attendre à d'intenses débats au sein du Parlement et des Etats membres, notamment sur les modalités d'application et les systèmes de vérification d'âge, qui suscitent beaucoup de méfiance chez les internautes.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
1 avis
Note moyenne : 1
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du mercredi 09 septembre 2026 au mardi 15 septembre 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 16/09/2026

Un nombre croissant d'autorités dans le monde bloquent ou prévoient de restreindre l'accès des mineurs aux plateformes ( William WEST / AFP/Archives )Comme l'Australie, qui interdit depuis fin…

Publié le 09/09/2026

Au coeur de la méthode commerciale des réseaux sociaux, les algorithmes chargés de personnaliser les contenus proposés aux utilisateurs et les inciter à passer plus de temps en ligne sont la…

Publié le 09/09/2026

Alors que l'UE envisage d'interdire l'accès aux réseaux sociaux aux jeunes en dessous d'un certain âge, des associations et experts mettent en garde contre de possibles atteintes aux libertés…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 16/09/2026

Sur le plan statistique : Japon : 1h50 Balance commerciale d'août Commandes de machines de base de juillet (-1,2% attendu après +9,7) Royaume-Uni : 8h00 Inflation…

Publié le 16/09/2026

Publication du RN S1 2026 Kumulus Vape a publié hier soir ses résultats pour le compte du premier semestre 2026. Pour rappel, le groupe avait déjà dévoilé en…

Publié le 16/09/2026

(Zonebourse.com) - AB InBev parvient à grappiller un peu de terrain mercredi à la Bourse de Paris dans le sillage d'un relèvement de recommandation de Deutsche Bank, passé à "acheter" contre…

Publié le 16/09/2026

A date, le partenariat couvre l'Allemagne, la France, les Pays-Bas et le Royaume-Uni.

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

Introduction en Bourse

Introduction
en Bourse

Je participe