Votre navigateur (${ userBrowser.name + ' ' + userBrowser.version }) est obsolète. Pour améliorer la sécurité et la navigation sur notre site, prenez le temps de mettre à jour votre navigateur.      
7 816.94 PTS
+0.57 %
7 887.5
+1.45 %
SBF 120 PTS
5 918.92
+0.66 %
DAX PTS
22 680.04
+0.52 %
Dow Jones PTS
46 202.90
+2.18 %
23 634.77
+2.97 %
1.154
+0.72 %

En Cisjordanie, des Palestiniens indignés par la loi israélienne sur la peine de mort

| AFP | 123 | Aucun vote sur cette news
Des manifestants brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire
Des manifestants brandissent des pancartes sur lesquelles on peut lire "Appel urgent et final : arrêtez l'application de la loi sur les prisonniers avant qu'il ne soit trop tard" devant les locaux de la Croix-Rouge à Ramallah, en Cisjordanie occupée par Israël, le 31 mars 2026 ( Zain JAAFAR / AFP )

Avec son fils emprisonné dans une prison israélienne, Maisoun Shawamreh peine à trouver le sommeil en Cisjordanie occupée, après l'adoption par le Parlement israélien d'une loi instaurant la peine de mort "pour les terroristes", visant les Palestiniens reconnus coupables d'attaques anti-israéliennes meurtrières.

"Je m'exprime (...) au nom de toutes les mères de prisonniers. Je suis certaine qu'aucune d'entre elles n'a fermé l'oeil après l'annonce de cette nouvelle", confie mardi à l'AFP la Palestinienne lors d'un rassemblement à Ramallah.

La veille, le Parlement a adopté une loi initiée par des députés d'un parti d'extrême droite membre de la coalition gouvernementale, introduisant la peine capitale pour les Palestiniens reconnus coupables d'attaques ou d'attentats meurtriers contre des Israéliens.

Le texte de loi "la peine de mort pour les terroristes" prévoit la pendaison comme mode d'exécution. Son adoption a été vivement critiquée par des pays européens, le Conseil de l'Europe menaçant de priver Israël de son statut d'observateur. L'ONU l'a qualifiée de "cruelle et discriminatoire".

L'Association pour les droits civiques en Israël (ACRI) a annoncé avoir déposé un recours en urgence devant la Cour suprême, dénonçant une loi "inconstitutionnelle".

Une mère de prisonniers palestiniens fond en larmes lors d'un rassemblement organisé à Naplouse, en Cisjordanie occupée par Israël, le 31 mars 2026
Une mère de prisonniers palestiniens fond en larmes lors d'un rassemblement organisé à Naplouse, en Cisjordanie occupée par Israël, le 31 mars 2026 ( Jaafar ASHTIYEH / AFP )

A Ramallah, des dizaines de proches de détenus et membres de l'ONG Club des prisonniers palestiniens, ont organisé un sit-in, brandissant des portraits d'hommes emprisonnés et des pancartes "Stop à la loi sur l'exécution des prisonniers avant qu'il ne soit trop tard".

"Cette législation fasciste et raciste reflète le caractère discriminatoire" d'Israël "dans son traitement des Palestiniens" car elle "ne concerne même pas les Israéliens juifs qui tuent quotidiennement des civils palestiniens à travers les violences des colons", a dénoncé Abdullah al-Zaghari, chef de l'ONG.

"Honte"

Le cadre général de la loi prévoit que toute personne "qui cause intentionnellement la mort d'une (autre) dans le but de porter atteinte à un citoyen ou résident israélien, avec l'intention de mettre fin à l'existence de l'Etat d'Israël, sera condamnée à mort ou à la prison à perpétuité".

Mais, pour les Palestiniens de Cisjordanie occupée, le texte prévoit que la peine capitale soit la sanction par défaut si l'homicide est qualifié d'acte de terrorisme par la justice militaire israélienne.

Selon Qaddoura Fares, ancien président de l'Autorité des affaires des prisonniers et ex-prisonniers palestiniens, "cette loi constitue une menace pour la paix régionale et mondiale, car Israël sape en réalité le système de valeurs, d'accords et de lois internationales sur lequel le monde s'est accordé". "Par conséquent, Israël est un Etat hors-la-loi", fustige-t-il.

Des proches de prisonniers palestiniens brandissent des portraits et scandent des slogans lors d'un rassemblement à Naplouse, en Cisjordanie occupée par Israël, le 31 mars 2026
Des proches de prisonniers palestiniens brandissent des portraits et scandent des slogans lors d'un rassemblement à Naplouse, en Cisjordanie occupée par Israël, le 31 mars 2026 ( JAAFAR ASHTIYEH / AFP )

"C'est horrible", lâche Haitham, 28 ans. Mais "on s'y attendait (...) Que peut-on attendre d'un gouvernement avec des gens comme Netanyahu, Ben Gvir..?", dit-il à l'AFP, préférant ne pas donner son nom de famille.

Après l'adoption du texte par les députés, Itamar Ben Gvir, le ministre israélien de la Sécurité nationale d'extrême droite, a célébré en sabrant le champagne dans un couloir du Parlement, entouré de plusieurs autres élus.

"Les vies palestiniennes comptent", pouvait-on lire sur les pancartes brandies par des dizaines d'Israéliens rassemblés mardi soir devant lE Parlement à Jérusalem, avant d'être dispersés par la police à l'aide de canons à eau.

A Tel-Aviv, la loi fait débat.

Pour Meyir Lahav, un médecin israélien, cette loi est "primitive" et "stupide", reflétant "des courants déplorables et inacceptables dans notre société. Nous devrions en avoir honte".

Tom, ingénieur logiciel, se montre plus nuancé. "Il y a des choses que j'aime et d'autres que je n'aime pas dans cette loi."

"Ce que je n'aime pas, c'est qu'elle ne s'applique pas à tout le monde. Si quelqu'un commet un meurtre, elle devrait être appliquée à tous, juifs comme arabes, musulmans", estime-t-il.

"La peine de mort est une très bonne chose, nous aurions dû l'instaurer il y a longtemps", lâche de son côté Noah Levi, un homme d'affaires. Selon lui, les Palestiniens "ont tué des innocents, c'est pourquoi nous devons prendre des mesures pour éviter une future catastrophe pour Israël".

La peine de mort existe en Israël, mais n'a été appliquée qu'à deux reprises: en 1948, peu après la création de l'Etat, contre un capitaine de l'armée accusé de haute trahison, et en 1962, lorsque le criminel de guerre nazi Adolf Eichmann a été pendu.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Votez pour cet article
0 avis
Note moyenne : 0
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
  • 0 vote
Actions les plus vues

Classement des actions les plus vues, pour la période du mardi 24 mars 2026 au lundi 30 mars 2026, des marchés Euronext Paris, Bruxelles, Amsterdam, Growth Paris, NASDAQ et NYSE sur le site et l'application Bourse Direct.

SUR LE MÊME SUJET
Publié le 31/03/2026

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une session du Parlement israélien (Knesset), le 11 juin 2025 à Jérusalem ( Menahem KAHANA / AFP/Archives )Le Parlement israélien a…

Publié le 31/03/2026

La mesure envisageant d'interdire les réseaux sociaux aux enfants et aux adolescents fait débat chez les chercheurs ( SEBASTIEN BOZON / AFP/Archives )Le régulateur australien a brandi mardi la…

Publié le 28/03/2026

Des enfants utilisent leur smartphone à Jakarta le 26 mars 2026. ( YASUYOSHI CHIBA / AFP )Quelque 70 millions d'enfants sont officiellement privés de réseaux sociaux en Indonésie après…

À LIRE AUSSI SUR BOURSE DIRECT
Publié le 31/03/2026

Publié le 31/03/2026

La Bourse de New York a clôturé avec prudence, sous l’effet des inquiétudes liées à une possible intensification des tensions au Moyen-Orient. Les déclarations de Donald Trump, évoquant des…

Publié le 31/03/2026

... et annonce le rachat à 100% de sa bioraffinerie AFYREN NEOXY

Publié le 31/03/2026

(Zonebourse.com) - Le fonds Irenic Capital Management prend une participation dans Snap et appelle à une transformation stratégique. Les investisseurs saluent cette initiative, faisant grimper le…

Publié le 31/03/2026

Publication des résultats 2025 Dékuple a publié hier matin ses résultats annuels 2025, qui confirment une trajectoire de croissance solide malgré un environnement…

L'ouverture de votre compte Bourse Direct est gratuite et s'effectue en ligne en quelques minutes.

Dans le cas d'un transfert de compte, Bourse Direct prend en charge 100% de vos frais, à hauteur de 200 € par compte.

30 ans à vos côtés

300€ de frais de courtage offerts*

Pour l’ouverture ou le transfert d’un compte PEA, ou CTO avant le 20/04/26.

*Voir conditions