CAC 40 : vers un test des 7 600 points, objectif du canal haussier
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 1,82% à 7 665,62 points dans un volume fort de 11.362 MD€ pour l’échéance des « 4 sorcières ».
La Bourse de Paris a poursuivi son repli dans un climat marqué par l’incertitude et la fragilité. Les espoirs d’accalmie au Moyen-Orient n’auront été que de courte durée : les hostilités ont rapidement repris, avec une intensification des frappes de part et d’autre. Seize navires iraniens ont ainsi été visés dans un port du sud du pays, tandis que Téhéran a continué ses opérations militaires contre plusieurs États voisins. D’après le média Axios, l’administration Trump étudierait la possibilité de prendre le contrôle ou de bloquer l’île iranienne de Kharg, afin de faire pression sur l’Iran pour rouvrir le détroit d’Ormuz. Washington cherche en priorité à freiner l’envolée des prix du pétrole. Dans cette perspective, les États-Unis pourraient assouplir les sanctions visant du pétrole iranien déjà en mer, pour en faciliter l’exportation vers l’Asie, après avoir temporairement desserré les restrictions sur le brut russe. Dans ce contexte particulièrement tendu, les cours du pétrole demeurent extrêmement volatils, réagissant au rythme des annonces et des évolutions géopolitiques. Sur le front des valeurs, Renault (+1,17 % à 27,64 euros) figure parmi les rares titres à avoir terminé dans le vert, soutenu par le maintien d’une recommandation à l’achat de la part de HSBC. À l’inverse, Hermès a signé la plus forte baisse du CAC 40, reculant de 4,94 % à 1 656 euros et se classant en queue d’indice.
Sur le future Avril :
Les résistances sont : 7929,5 puis 7998, 8050 voire 8062 et 8131,5 puis 8190, 8214,5 voire 8277,5 voire 8303 et 8338, 8366 puis 8423 voire 8551.
Les supports sont : 7831 puis 7749,5 voire 7615 et 7557,5 puis 7532 et 7398,5
En intraday, le biais est baissier sous de 7 807 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h) reste orienté à la baisse à court terme et évolue dans une zone technique particulièrement sensible. L’indice enchaîne les ruptures de supports, notamment à 7 831 et 7 749,5 points, dans un contexte géopolitique qui continue de peser sur la tendance. À très court terme, la cassure du signal d’alerte intraday ouvre la voie à une poursuite du mouvement baissier. Dans ce cadre, un retour vers la zone des 7 600 points apparaît désormais comme un objectif plausible, correspondant à la projection de la hauteur de l’ancien canal haussier. Le maintien du seuil des 7 600 points en clôture apparaît désormais crucial. En cas de rupture, la phase de correction en cours pourrait se prolonger et entraîner l’indice vers les prochaines zones de support situées à 7 557,5 puis 7 398,5 points.
A l’inverse, une tentative de rebond au niveau de la cible théorique de notre figure chartiste serait le bienvenu le tout combiné à une installation durable au-dessus de l’alerte intraday à 7831 points. Cela devra s’accompagner d’un assouplissement du contexte géopolitique et des tensions sur les prix du pétrole. Une reprise du mouvement acheteur devra permettre de s’affranchir des résistances mineures à 7929,5 puis 7998 voire en extension à 8050 points. Néanmoins, seul un franchissement suivi d’une réintégration durable de l’indice au sein de son ancien canal haussier de long terme, dont la borne se situe autour de 8 212 points, permettrait de restaurer une configuration plus favorable. Dans cette perspective, le comblement du gap de continuation, compris entre 8 336 et 8 358 points, puis du gap de rupture localisé entre 8 473,5 et 8 544 points, serait de nature à modifier sensiblement la dynamique actuelle de l’indice.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue en dessous de sa moyenne mobile 20, 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la baisse en dessous de sa ligne de signal, le RSI est dans sa zone de « survente» tandis que les volumes sont en hausses par rapport à la séance de la veille.
Pour conclure, dans un environnement géopolitique toujours sous tension et face à un CAC 40 fragilisé, les initiatives à l’achat apparaissent particulièrement risquées. Le manque de visibilité, combiné à une dynamique technique dégradée, plaide davantage pour la prudence, voire pour un biais vendeur à court terme. Parallèlement, nous continuons d’alimenter progressivement les portefeuilles avec des sociétés présentant des signaux techniques et des fondamentaux solides, telles que SIF Holding.
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