La Bourse de New York a clôturé en repli vendredi, après une semaine particulièrement agitée pour les valeurs liées à l’intelligence artificielle (IA). Les investisseurs tournent désormais leur attention vers les prochaines publications de résultats d’entreprises et la décision de politique monétaire attendue de la Réserve fédérale américaine (Fed).
Du côté macroéconomique, aux États-Unis, l’activité dans les services ralentit en octobre, l’indice PMI ressortant à 57,9 points, contre 58,8 en septembre, conformément aux attentes des analystes.
Parallèlement, le secteur manufacturier fait preuve de résilience, avec un indice PMI qui progresse légèrement à 56 points, contre 55,9 le mois précédent, dépassant le consensus fixé à 55,4 points.
Enfin, l’indice PMI composite, qui reflète l’activité globale du secteur privé américain, recule à 57,6 points, contre 58,4 en septembre, en ligne avec les prévisions, tout en témoignant d’une croissance toujours soutenue de l’activité.
Les valeurs du secteur des télécommunications évoluent en baisse, à l'image de Verizon (-1,19% à 44,66), AT&T (-7,96% à 20,93) et T-Mobile (-7,71% à 146,54). Selon Bloomberg, SpaceX aurait engagé des discussions avec Crown Castle dans le cadre d'un projet de création d'un opérateur mobile à l'échelle nationale. Cette initiative pourrait intensifier la concurrence sur le marché américain et fragiliser les positions des opérateurs historiques.
Apple (-0,14% à 347,73) s'apprête à commercialiser ce vendredi son premier smartphone pliable, baptisé Duo. Ce lancement très attendu suscite des interrogations quant à la capacité du groupe à bouleverser ce segment de marché, comme il l'avait fait avec l'iPhone.
Johnson & Johnson (-1,42% à 263,81) aurait engagé des discussions avec le britannique Smith & Nephew en vue d'un rapprochement avec sa division orthopédique. Les négociations auraient toutefois échoué en raison de divergences concernant la gouvernance de la future entité.
American Express (-3,68% à 313,22) a relevé ses prévisions de bénéfices pour 2026, désormais supérieures aux attentes de Wall Street. Parallèlement, le groupe prévoit de supprimer environ 3 500 postes, soit 5 % de ses effectifs mondiaux, dans le cadre d'une restructuration.
Gilead Sciences (-0,73% à 156,04) a conclu un accord définitif avec la société privée PepStar Therapeutics pour acquérir son programme de développement d'inhibiteurs oraux du récepteur IL-23R, pour un montant pouvant atteindre 1,275 Md$.
SLB (+7,08% à 53,06) a publié un bénéfice ajusté supérieur aux attentes au troisième trimestre, soutenu par la vigueur de ses activités en Amérique du Nord. Le groupe entrevoit également une reprise progressive dans certaines régions du Moyen-Orient, après les perturbations provoquées par les conflits.
Moderna a lâché 1,25% à 200,10, pénalisé par les résultats d'un essai clinique avancé portant sur son vaccin contre le mélanome, développé en partenariat avec Merck (-1,34% à 145,27).
Le fabricant de pièces automobiles Gentex (-4,97% à 20,66) est sanctionné après avoir abaissé ses prévisions de chiffre d'affaires pour 2026 à 2,65 Md$, contre une fourchette précédente de 2,65 à 2,75 Md$.
LKQ (-22,47% à 17,42) a retiré ses prévisions annuelles pour 2026, invoquant des performances décevantes en Europe. Cette annonce, accompagnée de la nomination d'un nouveau directeur général, provoquant une forte chute du titre.
Le Dow Jones a perdu 1,23% à 52.215,16 points, le Nasdaq Composite 0,21% à 25.955,34 points et le S&P500 0,52% à 7.623,68 points.
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