La pression persiste
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,82% à 8509,36 points dans un volume de 3,552 MD€.
La Bourse de Paris a aligné une sixième séance consécutive de repli, pénalisée par la résurgence des tensions entre Washington et Téhéran et par la remontée des prix du pétrole, ravivant les inquiétudes quant à la trajectoire de l’inflation. L’expiration de l’accord intérimaire conclu en juin entre les États-Unis et l’Iran, couplée au ton offensif adopté par le président américain, a accentué les tensions sur les marchés, tandis que les rendements obligataires poursuivaient leur ascension. Sur le marché américain, le taux à 30 ans a atteint 5,32 %, son plus haut niveau depuis juin 2007. La tension s’est également propagée aux principales dettes souveraines européennes et japonaise, sur fond d’inflation persistante, de déficits publics élevés et d’une demande moins soutenue pour les obligations de très long terme. À ces besoins de financement s’ajoutent ceux liés au développement massif des infrastructures dédiées à l’intelligence artificielle, notamment les data centers, renforçant la concurrence pour l’accès au capital.
Les résistances sont : 8740 puis 8904 voire 8976 et 9392.
Les supports sont : 8490 voire 8442,5 puis 8332 et 8298,5 voire 8188 puis 8111,5 et 8026,5 voire 7946,5 puis 7861 et 7718,5 voire 7704 puis 7688 et 7661 voire 7622,5 puis 7402 et 6985,5.
En intraday, la tendance est haussière au-dessus de 8490.
Graphiquement, le contrat Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) a poursuivi son mouvement de consolidation après avoir atteint l’objectif fixé par le précédent trading range, à 8 740 points. Tant que le seuil de réactivation situé à 8 490 points, et plus particulièrement la borne inférieure du biseau ascendant formé depuis le début du mois de mars, actuellement située à 8 442,5 points, demeure préservée en clôture, la configuration technique reste constructive. Le biais haussier conserve ainsi sa prééminence, avec pour prochaine échéance la résistance intermédiaire établie à 8 904 points.
À l’inverse, une rupture de cette zone d’alerte constituerait un premier signal de fragilisation de la dynamique haussière de moyen terme et ouvrirait la voie à un mouvement de repli en direction de la première cible du biseau, située à 8 284 points. La cassure de ce seuil pivot, sur lequel l’indice a précédemment matérialisé un throwback, entraînerait une réintégration du précédent range de consolidation, compris entre 8 298,5 et 7 861 points. Une telle configuration invaliderait la construction haussière et favoriserait une poursuite du mouvement baissier vers 7 861 points, avant une potentielle extension en direction de la deuxième cible du biseau, située à 7 838 points.
Pour conclure, nous poursuivons l’alimentation des portefeuilles Dynamique et Investisseur à mesure que de nouvelles configurations techniques se mettent en place. Nous privilégierons le renforcement progressif de nos expositions haussières à l’approche de la borne inférieure du biseau, tant que le niveau d’alerte demeure préservé en clôture. Nous conservons néanmoins une approche disciplinée dans la gestion du risque et resterons prêts à ajuster, voire à inverser, notre positionnement en cas de rupture des niveaux techniques identifiés, susceptible de confirmer une reprise plus marquée du mouvement de consolidation.
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