L’inflation focalise l’attention
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 0,28% à 8 650,56 points dans un volume de 2.892 MD€.
Le marché parisien s’est stabilisé après s’être éloigné d’une résistance majeure, qui reste difficile à franchir.
Sur le front macroéconomique, les dernières statistiques américaines ont modifié les anticipations monétaires.
Après un marché du travail plus faible qu’attendu et une inflation contenue en juillet, les prix à la production ont également rassuré : ils ont stagné sur un mois, contre +0,2 % attendu, et ralenti à 4,7 % sur un an, après 5,5 % en juin.
Cette modération s’explique notamment par le recul de l’énergie et de l’alimentation. Hors ces deux composantes, les prix ont toutefois progressé de 0,2 % sur le mois et de 4,2 % sur un an, légèrement au-dessus des attentes.
Au final, cette publication renforce le scénario d’un statu quo de la Réserve fédérale en septembre, même si certaines pressions inflationnistes persistent.
De son côté, le pétrole marque une pause après six séances de hausse. Le Brent évolue sous les 89 dollars le baril, après avoir gagné environ 13 % depuis le 5 août.
Cette détente reste toutefois fragile sur le plan géopolitique. Peu d’avancées concrètes se dessinent concernant la réouverture du détroit d’Ormuz : Donald Trump affirme que les États-Unis en ont le « contrôle total », mais les discussions avec l’Iran restent dans l’impasse.
Sur le future Août :
Les résistances sont : 8700 et 8740 puis 8822 et 8904 puis 8984 et 9065 points.
Les supports sont : 8594,5 puis 8519,3 et 8490 puis 8442 et 8 361 voire 8 343 et 8 331 puis 8 306,5 et 8 266,5 puis 8 240 voire 8 206 et 8 1675, 8 076,5, 8 042,5 puis 8 006 points.
En intraday, le biais est haussier au-dessus 8 581 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h), tente de se stabiliser après s’être éloigné de la borne haute de son trading range, sur laquelle il bute depuis le début du mois d’août. Cette phase de consolidation apparaît toutefois logique après la récente accélération haussière et l’inscription de nouveaux sommets historiques.
Pour relancer le mouvement engagé depuis la fin du mois de mars, l’indice devra désormais franchir clairement ces récents plus hauts. Une clôture nette au-dessus de cette zone de résistance permettrait d’envisager une reprise de la dynamique haussière en direction de la borne supérieure du canal de long terme, située autour de 8 830/8 850 points.
Au-delà, une extension du mouvement vers la zone des 8 900/9 000 points resterait envisageable.
Du côté des indicateurs techniques, les histogrammes du MACD sont désormais passés en territoire négatif et poursuivent leur repli. Le RSI suit la même tendance en s’éloignant de sa zone de surachat, signe d’un essoufflement de la dynamique à court terme. Parallèlement, les volumes diminuent par rapport aux niveaux observés la semaine dernière, confirmant la phase de consolidation en cours.
À l’inverse, l’indice, désormais engagé dans une phase de consolidation, pourrait marquer une pause afin de retrouver du momentum. Cet essoufflement s’explique notamment par les incertitudes persistantes au Moyen-Orient, mais aussi par le manque de visibilité entourant la prochaine décision de la Fed. Les dernières statistiques américaines plaident toutefois davantage pour un statu quo monétaire en septembre. Dans ce contexte, le marché pourrait évoluer entre 8 595 points, ancienne résistance devenue support, et 8 740 points, borne haute du trading range. En cas de rupture des 8 595 points, la médiane du range, située à 8 519,30 points, constituerait le prochain support à surveiller dans le cadre d’une consolidation horizontale.
Pour conclure, nous conservons une approche prudente en accompagnant la tendance tout en protégeant les gains déjà réalisés. La consolidation actuelle n’offre pas encore de points d’entrée présentant un rapport rendement/risque suffisamment intéressant ; des alertes restent donc positionnées afin de profiter d’un éventuel repli plus favorable. Nous demeurons également vigilants sur les principaux niveaux de support, dont la rupture pourrait justifier un allègement des positions ou la mise en place de couvertures.
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