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Eolien et solaire: le gouvernement relance la machine à électrifier la France

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Le gouvernement français a annoncé jeudi la relance des appels d'offres pour développer l'éolien terrestre et en mer ainsi que le photovoltaïque
Le gouvernement français a annoncé jeudi la relance des appels d'offres pour développer l'éolien terrestre et en mer ainsi que le photovoltaïque ( GABRIEL BOUYS / AFP/Archives )

Le gouvernement français a annoncé jeudi la relance des appels d'offres pour développer l'éolien terrestre et en mer ainsi que le photovoltaïque, longtemps attendus par la filière, pour réduire la dépendance aux importations d'énergies fossiles qui flambent avec la guerre.

"C'est un honneur pour moi d'annoncer la relance des appels d'offres pour les énergies renouvelables électriques", a déclaré la ministre déléguée à l'Energie, Maud Bregeon, aux côtés de celui de l'Economie, Roland Lescure.

"Ils constituent la pierre angulaire de notre stratégie énergétique, permettant une montée en puissance rapide et compétitive de notre production électrique", a-t-elle ajouté lors d'une conférence de presse à Bercy.

Alors que la guerre au Moyen-Orient fait flamber les cours du brut et affecte le pouvoir d'achat et l'activité économique, l'objectif est d'inverser la tendance actuelle, en passant de 60% de pétrole et de gaz dans la consommation finale d'énergie en France à 60% d'énergie décarbonée d'ici 2030.

Il est inscrit dans la feuille de route énergétique de la France, dévoilée le 13 février, deux semaines avant le déclenchement de la guerre dans le Golfe.

Cette troisième Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE3) prévoit aussi la relance du nucléaire avec notamment la construction de six réacteurs de nouvelle génération EPR2, dont le premier doit entrer en service en 2038.

"Il faut avant tout agir sur le long terme pour réduire notre dépendance, en facilitant massivement le passage à l'électrique et en augmentant la production d'électricité grâce au nucléaire et au renouvelable", a résumé Roland Lescure.

Des panneaux solaires à Perthes, le 20 juin 2025 en Haute-Marne
Des panneaux solaires à Perthes, le 20 juin 2025 en Haute-Marne ( Pierre BEAUVILLAIN / AFP/Archives )

Ces annonces interviennent une semaine avant la présentation par le gouvernement de son plan d'électrification, qui doit permettre de concilier une production électrique abondante et décarbonée en France avec une demande qui tarde à rebondir depuis la crise énergétique de 2022.

Les deux ministres, qui se rendent jeudi après-midi sur le parc éolien en mer des Îles d'Yeu et de Noirmoutier en Vendée, ont mis en avant les bénéfices attendus de cette stratégie en termes de pouvoir d'achat, de retombées industrielles et d'emploi et de balance commerciale.

La France importe chaque année pour 60 milliards d'euros d'énergies fossiles "en temps normal", a rappelé Roland Lescure, et "il est bien probable que cette année, on aille au-delà".

Leader de l'éolien flottant

Elle bénéficie a contrario d'un prix de l'électricité parmi les plus bas d'Europe, de 30 à 35% inférieurs à ce que paient nos voisins italiens", a souligné le ministre.

Selon lui, la PPE3 représente "au bas mot 120.000 emplois supplémentaires à horizon 2035, donc 90.000 dans les énergies renouvelables".

A lui seul, l'éolien en mer
A lui seul, l'éolien en mer "représente environ 37 milliards d'euros en termes de taxes et de retombées économiques et industrielles, directes ou indirectes", selon Maud Bregeon ( Damien MEYER / AFP/Archives )

A lui seul, l'éolien en mer "représente environ 37 milliards d'euros en termes de taxes et de retombées économiques et industrielles, directes ou indirectes", a assuré Maud Bregeon. "C'est avant tout un investissement en France et pour les territoires."

A lui seul, l'éolien en mer "représente environ 37 milliards d'euros en termes de taxes et de retombées économiques et industrielles, directes ou indirectes", a assuré Maud Bregeon. "C'est avant tout un investissement en France et pour les territoires."

L'objectif est de porter les capacités installées de la France à 15 gigawatts (GW) en 2035, contre 2 GW actuellement.

Les appels d'offres représentent une puissance cumulée d'environ 10 GW (5 GW d'éolien posé et 5 GW d'éolien flottant), répartis sur l'ensemble des façades maritimes: Fécamp-Grand-Large, Bretagne-Nord-Ouest, Bretagne-Sud, Oléron, Narbonnaise Sud Hérault, Golfe du Lion Centre et Golfe de Fos.

Avec l'éolien posé, les mâts sont fixés sur le fond de la mer, donc relativement proches des côtes, tandis que le flottant peut être installé plus au large ou dans les endroits où le fond marin est vite profond, comme en Méditerranée.

Cette technologie est encore récente et le gouvernement veut faire de la France "l'un des leaders européens et mondiaux" de l'éolien flottant, avec un objectif de près de 6 GW en service à l'horizon 2040.

Sur le photovoltaïque, il entend optimiser les dispositifs de soutien aux particuliers et aux petites entreprises sur l'autoconsommation, notamment collective, et, pour les projets de plus grande taille, encourager la réimplantation de projets industriels de production de panneaux photovoltaïques en Europe.

Pour l'éolien terrestre, la priorité est donnée au renouvellement des parcs existants "pour concilier acceptabilité et compétitivité", notamment le renouvellement des parcs existants avec des capacités supérieures plutôt que le développement de nouveaux mats, parfois en butte aux résistances locales.

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