8 186.93 PTS
+0.57 %
8 164.0
+0.25 %
SBF 120 PTS
6 207.84
+0.56 %
DAX PTS
25 716.71
+0.7 %
Dow Jones PTS
51 841.01
+0.74 %
29 431.08
+1.68 %
1.147
+0.12 %

Périscolaire à Paris: le maire Emmanuel Grégoire exprime ses "profonds regrets" devant le Sénat

| AFP | 172 | news.votes.none
Le maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire à Paris le 1er juillet 2026
Le maire socialiste de Paris Emmanuel Grégoire à Paris le 1er juillet 2026 ( JULIEN DE ROSA / AFP/Archives )

Le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire, adjoint d'Anne Hidalgo pendant 10 ans, a exprimé mercredi devant le Sénat ses "profonds regrets" sur le scandale du périscolaire, reconnaissant un "manque de transparence" par le passé.

Durant plus de deux heures d'audition par la commission d'enquête sénatoriale sur le périscolaire en France, Emmanuel Grégoire a voulu s'expliquer "avec humilité" sur son action lorsqu'il était adjoint aux ressources humaines, de 2014 à 2017, et en tant que nouvel édile de la capitale depuis mars 2026.

Lui comme sa prédécesseure, aux commandes de Paris pendant 12 ans, sont visés par des investigations pénales à la suite des plaintes de plusieurs familles de victimes, notamment pour non-assistance à personne en danger.

Le maire socialiste de Paris Emmanuel Gregoire à Paris le 18 mai 2026
Le maire socialiste de Paris Emmanuel Gregoire à Paris le 18 mai 2026 ( Kenzo TRIBOUILLARD / AFP/Archives )

"Je tiens à vous dire mes plus profonds regrets. Personnels d'abord, ceux de la ville de Paris aussi, que je représente institutionnellement", a exposé dans son propos introductif M. Grégoire.

Face aux sénateurs mardi, Anne Hidalgo avait évoqué un "échec collectif" de l'ensemble des institutions, propos qui ont soulevé l'indignation chez les collectifs de parents et les élus de l'opposition.

L'actuel maire, qui a fut aussi été premier adjoint de Mme Hidalgo de 2018 à 2024, a concédé un "manque de transparence" vis-à-vis des parents car les réunions "n'étaient pas systématiques".

195 animateurs suspendus

"Aujourd'hui, la doctrine est claire: nous communiquons auprès de toutes les familles de l'école où un agent est mis en cause", en vertu du plan d'action à 20 millions d'euros engagé en avril.

Depuis le début de l'année 2026, 195 animateurs ont été suspendus, dont 74 pour suspicions de violences sexuelles sur mineurs, selon les nouveaux chiffres qu'il a dévoilés. Au nom du "principe de précaution", l'agent mis en cause "n'est plus jamais mis en contact avec les enfants, quelles que soient les conclusions des enquêtes", ce qui peut entraîner des "contentieux administratifs", a-t-il relevé.

Sur le volet pénal, plus de 230 enquêtes sont en cours dans les écoles primaires et les crèches de la capitale.

Dès les premières alertes remontant à 2014, dans un conservatoire parisien, "la Ville a fait beaucoup de choses, même s'il faut reconnaître avec humilité ce qui a mal fonctionné", a poursuivi M. Grégoire.

Il a rappelé avoir "signé de son nom" le rapport de l'Inspection générale de la Ville" qui, en juin 2015, a émis 50 recommandations dont la moitié n'ont pas été mises en oeuvre.

"Un très grand nombre de recommandations ont été mises en oeuvre", a à l'inverse plaidé l'ancien chargé des Ressources humaines. En particulier un "plan d'action" en septembre 2015 pour renforcer "les contrôles au recrutement, la formation des agents, la détection des actes et l'amélioration du partage d'informations avec la justice".

"Nous n'avons pas caché de pédophiles"

"A aucun moment, la Ville n'a été prise en défaut de contrôle sur ses obligations légales en termes de recrutement d'animateurs", a-t-il insisté.

S'il y a eu manquements dans les signalements "il n'y a jamais eu de la part d'aucun agent de tentative de dissimulation d'une affaire de violence sexuelle. Nous n'avons pas caché de pédophiles !", a martelé M. Grégoire, s'en prenant aux accusations de Rachida Dati, son ancienne rivale aux municipales.

Il a dit "partager" l'avis d'Anne Hidalgo sur les failles des institutions, pointant "les limites légales" auxquelles les maires sont confrontés pour lutter contre les violences dans le périscolaire, qui ne sont à ses yeux "pas une spécificité parisienne".

"Oui, nous pouvons faire mieux, nous allons faire mieux et j'ai pris des mesures spectaculaires depuis que je suis maire", a-t-il fait valoir.

Le maire de Paris Emmanuel Grégoire à Paris le 18 mai 2026
Le maire de Paris Emmanuel Grégoire à Paris le 18 mai 2026 ( Kenzo TRIBOUILLARD / AFP/Archives )

"M. Grégoire parle encore de faillite collective, c'est un renvoi de balle sans fin qui nourrit le sentiment d'abandon", a réagi auprès de l'AFP Agnès Evren (LR), rapporteure de la commission d'enquête. "Il n'a pas été précis sur sa part de responsabilité, alors que le signalement, le recrutement et le contrôle sont des compétences de la Ville", a déploré l'élue, également conseillère de Paris, qui doit rendre ses conclusions à l'automne.

"Les regrets du maire sont louables, mais rappeler uniquement qu'ils ont respecté le cadre légal n'est pas suffisant", a déploré Inès de Raguenel (LR), présidente de la mission d'information et d'évaluation (MIE) du Conseil de Paris sur le périscolaire.

"Cette audition n'a apporté aucune réponse sérieuse", a cinglé dans un communiqué le groupe de Sophia Chikirou (LFI) et Emile Meunier (Verts populaires), à l'origine de signalements à la justice mettant en cause la Ville.

 ■

Copyright © 2026 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés.

Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, transmise, rediffusée, traduite, vendue, exploitée commercialement ou utilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. l'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions, qui ne peuvent être exclus ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

news.label.interest
news.votes.container.count
news.votes.container.average 0
  • 0 news.votes.details.count
  • 0 news.votes.details.count
  • 0 news.votes.details.count
  • 0 news.votes.details.count
  • 0 news.votes.details.count
NEWS.LABEL.RELATED_ARTICLES_CATEGORY
Publié le 15/09/2026

Anne Hidalgo et Patrick Bloche à l'Hôtel de Ville à Paris, le 9 février 2026 ( Thomas SAMSON / AFP/Archives )"Un échec collectif": l'ex-maire PS de Paris, Anne Hidalgo, et son ancien adjoint…

Publié le 15/09/2026

Première peine de prison ferme dans le scandale du périscolaire parisien ( Damien MEYER / AFP/Archives )Le tribunal correctionnel de Paris a condamné mardi un animateur périscolaire à cinq…

NEWS.LABEL.ALSO_IN_BD
Publié le 17/09/2026

Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de 0,62% à 8140,59 points dans un volume de 3,546 MD€.

Publié le 17/09/2026

Sur le plan statistique : Zone EURO : 11h00 Inflation d'août (+0,9% attendu après +0,2 et en glissement annuel +3,3% attendu après +2,9) Royaume-Uni : 13h00 Décision de…

Publié le 17/09/2026

Eurasia Groupe conteste fermement la demande...

Publié le 17/09/2026

ABO-Group est confiant de réaliser son objectif de chiffre d'affaires projeté d'environ 110 ME..

Publié le 17/09/2026

Votre rendez-vous quotidien avec les petites et moyennes capitalisations ! Chaque jour, retrouvez l'analyse d'Eric Lewin sur les valeurs Small & Mid Caps du moment qui font l'actualité.