Niveaux d’alerte sous pression
Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse de 1,22%, à 7769,21 points dans un volume de 3,946 MD€.
La Bourse de Paris a évolué en repli, dans un contexte toujours marqué par les tensions sur le marché obligataire français, alors que le rendement de l’OAT à dix ans se maintient à proximité de 4,82 %. Les investisseurs restent également attentifs à l’examen du projet de budget 2027 à l’Assemblée nationale, alors que les débats sur le volet recettes s’annoncent particulièrement disputés et que de nombreuses divergences subsistent sur la fiscalité des ménages et des entreprises, les niches fiscales ainsi que les nouveaux prélèvements envisagés. Cette séquence parlementaire nourrit les interrogations sur la capacité du gouvernement à réunir une majorité suffisante pour faire adopter son projet et ramener le déficit public à 5 % du PIB. Outre-Atlantique, les investisseurs attendent la publication du compte rendu de la dernière réunion de la Réserve fédérale, dont la teneur pourrait apporter de nouveaux éléments sur l’orientation de la politique monétaire américaine. Le récent ralentissement des indicateurs d’emploi et d’inflation a conduit les marchés à revoir sensiblement leurs anticipations, avec une probabilité désormais réduite d’un nouveau relèvement des taux dès octobre. Les minutes pourraient toutefois adopter un ton plus restrictif que celui actuellement intégré dans les cours, les membres de la Fed ayant délibéré avant de disposer des dernières données économiques, désormais susceptibles de plaider en faveur d’une approche plus prudente.
Les résistances sont : 7811 voire 7922,5 et 7961 puis 8036,5 voire 8094 et 8167,5 puis 8209 voire 8275 et 8320 puis 8409,5 voire 8493 et 8556,5 puis 8680 voire 8916 et 9412 puis 9622.
Les supports sont : 7711 voire 7416,5 puis 7000.
En intraday, la tendance est haussière au-dessus de 7961.
Graphiquement, le contrat Future CAC 40 (cf. graphique en données 14 heures) a finalement enfoncé la borne inférieure d’un canal baissier de court terme, dont les limites se situaient, pour la séance, entre 7 784 et 7 910 points. Une confirmation en clôture sous ce seuil invaliderait la tentative de stabilisation actuellement à l’œuvre et réactiverait le mouvement de consolidation en direction de la troisième cible du biseau, située à 7 548 points. Plus largement, une rupture des plus bas enregistrés à la suite de l’annonce du conflit irano-américain constituerait un signal de nette dégradation de la configuration technique et ouvrirait la voie à une accélération baissière en direction du support psychologique majeur des 7 000 points. La perte de ce seuil renforcerait considérablement la pression vendeuse et pourrait déclencher un mouvement de capitulation prenant la forme d’un véritable sell-off, avec un potentiel de repli supérieur à 1 000 points.
À l’inverse, une réintégration en clôture du canal constituerait un signal de résilience du marché et conforterait l’hypothèse d’une reprise en direction de sa borne supérieure. Le franchissement de cette dernière permettrait de réactiver le potentiel haussier de court terme, avec un premier objectif à 8 036,5 points, correspondant à la projection de la hauteur de la figure. Cette perspective demeure toutefois conditionnée au dépassement préalable de la résistance intermédiaire des 7 961 points, qui constitue désormais un niveau pivot dans la configuration actuelle. Au-delà, le franchissement des 8 209 points fournirait un premier signal tangible de sortie de la phase de consolidation. La confirmation de cette amélioration interviendrait au-dessus de 8 320 points, ouvrant alors la voie à une extension du mouvement en direction des sommets historiques, situés aux abords de 8 780 points.
Pour conclure, nous attendons désormais la confirmation en clôture de la rupture des niveaux d’alerte avant d’ajuster notre exposition au risque sur les portefeuilles Dynamique et Investisseur. La confirmation de cette rupture nous conduirait à alléger davantage nos positions et, si la dégradation de la configuration technique venait à se confirmer, à mettre en place des stratégies de couverture afin de protéger les portefeuilles.
■- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count