Pré-ouverture Paris : le CAC 40 en retrait, avant la BCE et l'inflation américaine
L'indice phare parisien attendu sous les 8.300 points
Le CAC 40 reste sans grand relief pour l'heure avant bourse, attendu en repli de 0,4% sous les 8.300 pts, alors que Wall Street était fermé hier pour la fête du Travail. La tendance demeure donc assez incertaine, alors que les places asiatiques ont terminé quant à elles la journée sans évolution majeure.
La première tendance est aussi négative à Wall Street pour cette reprise après une pause de trois jours. Le DJIA perd 0,8% et le S&P 500 cède 0,3% en pré-séance.
La décision de politique monétaire de la Banque centrale européenne prévue jeudi fait figure de rendez-vous essentiel. La BCE devrait réagir aux risques relatifs à l'inflation en relevant ses taux de 25 pb sur la facilité de dépôt, à 2,5%, alors que le taux de refinancement principal (refi) devrait atteindre 2,65%. Reste à savoir si le scénario d'une pause pourrait se confirmer ensuite. La BCE publiera par ailleurs ses projections actualisées de croissance et d'inflation, avec la possibilité d'une légère révision en hausse concernant la croissance et d'un ajustement sur l'inflation compte tenu de la volatilité de l'énergie.
Les investisseurs s'intéresseront aussi de près aux données sur l'inflation aux États-Unis publiées vendredi, alors que la situation au Moyen-Orient continue d'attiser les craintes concernant le trafic par le détroit d'Ormuz.
Dans l'actualité économique du jour, on retrouve la balance commerciale en France pour juillet (8h45) et celle de l'Allemagne pour le même mois (excédent ressorti à +21,3 milliards d'euros, au-dessus du consensus FactSet). En Asie plus tôt ce jour, la balance commerciale chinoise d'août s'est affichée excédentaire de 119,1 milliards de dollars contre 127 milliards de consensus, alors que le PIB final japonais a affiché une croissance supérieure aux attentes au 2e trimestre à +0,4% ajusté des variations saisonnières et d'un trimestre sur l'autre.
Vendredi dernier, les créations de postes non-agricoles américaines du mois d'août 2026 ont surpris, au nombre de 162.000, trois fois plus élevées que le consensus Bloomberg qui se situait à 55.000, ou que celui de FactSet logé à 56.000. Le taux de chômage s'est établi conforme aux anticipations de FactSet à 4,1%, mais inférieur à celui de Bloomberg qui était de 4,2%. Les créations de postes dans le privé ont été au nombre de 127.000, contre 53.000 de consensus.
Donald Trump a promptement réagi sur son réseau Truth Social : "D'excellents chiffres de l'emploi viennent d'être annoncés, dépassant toutes les prévisions (sauf la mienne !) du simple au double, voire au triple - et vous n'avez encore rien vu ! (..) Nous devrions avoir le taux le plus bas de tous les pays du monde, comme 'à la belle époque'. Si les États-Unis n'acceptaient pas de leur laisser leurs énormes excédents - ce que nous pourrions stopper immédiatement -, ils ne seraient plus considérés comme faisant partie de l'élite financière ! BAISSEZ LES TAUX OU J'ARRÊTERAI DE COMMERCER AVEC LES PAYS AVEC LESQUELS NOUS AVONS UN DÉFICIT."
Sur le front économique cette semaine, sur la place américaine, les opérateurs suivront ce soir les chiffres du crédit à la consommation, puis jeudi les inscriptions hebdomadaires au chômage, les prix à la production, les reventes de logements existants et les stocks pétroliers domestiques hebdomadaires. Le grand rendez-vous économique US de la semaine sera celui de l'indice des prix à la consommation d'août (consensus +0,4% d'un mois sur l'autre et +0,2% hors alimentaire et énergie, soit respectivement +3,4% et +2,4% sur un an), qui sera dévoilé vendredi à 14h30. L'indice du sentiment des consommateurs américains de l'Université du Michigan sera également annoncé vendredi, tout comme la balance budgétaire.
La parité euro / dollar atteint 1,1625$ ce matin. Le baril de Brent se négocie à 98,6$ (+1,7%) et le WTI à 94,1$. Les cours du brut restent donc à très haut niveau, alors que l'Iran a menacé de représailles contre toute nouvelle attaque en ciblant des infrastructures énergétiques dans le Golfe, y compris les intérêts pétroliers et gaziers américains... L'once d'or se traite 4.406$ (stable). Le bitcoin se tasse sur les 78.000$.
Parmi les avis de brokers du jour sur le marché parisien, JP Morgan dégrade la Société Générale à 'neutre' avec une cible abaissée à 81 euros. Le courtier passe à 'surpondérer' sur Groupe ADP en visant 130 euros et ajuste la mire sur Vinci de 143 à 142 euros ('neutre'). Morgan Stanley dégrade Eurofins à 'sous-pondérer' avec un objectif de 64,5 euros. Barclays dégrade Ipsen à 'sous-pondérer' en ciblant 55 euros. Santander dégrade Schneider Electric à 'neutre' avec une cible de 306,3 euros.
Les valeurs
Airbus a livré 57 appareils à 31 clients en août portant le nombre de livraisons depuis le début de l'année à 475 unités, dont 35 A350 et 11 A330. Le géant européen vise environ 870 livraisons sur l'ensemble de l'exercice. Le groupe a remporté 67 commandes le mois passé. Depuis le premier janvier, le carnet de commandes brutes atteint ainsi 1.157 unités, ramené à 1.091 en tenant compte de 66 annulations.
Rubis a profité d'une demande soutenue au premier semestre : son chiffre d'affaires affiche une hausse de 24%, pour un EBITDA de 434 millions d'euros, en progression de 18% sur un an, et un résultat net part du groupe de 191 millions d'euros, à +17% sur un an, en ligne avec sa performance opérationnelle. Le cash flow opérationnel retraité atteint 223 millions d'euros contre 276 millions d'euros au 1er semestre 2025, reflétant des besoins en fonds de roulement plus élevés dans un contexte de hausse des prix du pétrole. Le ratio dette financière nette corporate/EBITDA est à 1,3x à fin juin 2026 contre 1,4x à la même période l'année dernière. L'entreprise a relevé sa guidance d'EBITDA pour l'exercice 2026 dans une fourchette de 775 à 825 millions d'euros, contre une fourchette de 740 à 790 millions d'euros précédemment.
Bic présentera ce mardi 8 septembre son nouveau plan stratégique "BIC to the Future" et en a communiqué hier soir les principaux éléments. La trajectoire financière à horizon 2030 passe par un taux de croissance organique annuel moyen du chiffre d'affaires de 3% sur la période 2026-2030, une marge d'exploitation ajustée supérieure à 15,5% d'ici 2030, un taux de distribution des dividendes entre 40% et 50% du BPA Groupe ajusté et des flux nets de trésorerie disponible supérieurs à 250 millions d'euros en 2030.
Bic ambitionne ainsi de renouer durablement avec la croissance organique et d'améliorer sa rentabilité et sa génération de trésorerie. Le groupe entend se recentrer sur quatre catégories de produits essentiels du quotidien autour d'un portefeuille produits simplifié : la Papeterie, les Briquets, les Rasoirs et les Brosses. Le groupe annonce des initiatives de productivité et d'optimisation des coûts. Le plan de transformation s'articulera autour de quatre priorités : améliorer la productivité industrielle, optimiser la chaîne d'approvisionnement et la planification, unifier les pratiques commerciales, et harmoniser les systèmes et outils digitaux.
Le programme nécessitera des dépenses opérationnelles ciblées d'environ 100 millions d'euros sur la période 2027-2030. Ces dépenses seront principalement concentrées en 2027 et 2028, afin d'accélérer la mise en oeuvre du plan et générer progressivement les bénéfices attendus, sous la forme de 80 millions d'euros d'économies récurrentes annualisées d'ici 2030, tout en maintenant un ratio Capex/chiffre d'affaires d'environ 4% sur la période.
Maison Pommery & Associés publie les résultats de son 1er semestre 2026. Le chiffre d'affaires consolidé s'établit à 96,2 ME contre 109,3 ME au premier semestre 2025, soit un recul de 12%. Ce recul s'explique par deux effets de périmètre attendus et directement liés à la stratégie de premiumisation du portefeuille de marques, à savoir la cession d'Heidsieck & Co Monopole qui entraîne une baisse de l'ordre de 9,6 ME de chiffre d'affaires, et la réduction des ventes interprofessionnelles sans contribution au résultat pour environ 4,5 ME. Ces effets périmètres sont en partie compensés par la bonne croissance organique des marques.
Le résultat opérationnel courant s'établit à 11,2 ME contre 13,8 ME en 2025. La baisse reflète surtout la perte de contribution d'Heidsieck & Co Monopole, dans un contexte où le groupe n'a pas encore compensé intégralement cet effet de périmètre par sa croissance organique. Le groupe poursuit son plan de maîtrise des charges d'exploitation. Le résultat financier s'établit à -16,2 ME. La perte nette s'affiche à 4 ME au premier semestre 2026 contre -1,4 ME au S1 2025. Cette évolution attendue traduit "l'effet de transition post cession" que le groupe entend résorber par la poursuite de son développement commercial et l'exécution du plan de désendettement.
Maison Pommery & Associés et neuf de ses filiales ont conclu avec leurs principaux partenaires financiers un accord de conciliation, homologué le 5 août par le Tribunal de Commerce de Reims, permettant de répondre aux besoins de financement jusqu'au 19 juin 2027, avec une possibilité d'extension jusqu'en juin 2028 sous réserve du respect de certaines conditions. Ce protocole comporte un financement de 42,8 ME, mis en place en date du 3 septembre, permettant au groupe d'aborder les échéances opérationnelles liées à la vendange, ainsi qu'un aménagement de la dette bancaire, intégrant une prorogation des concours à court et moyen terme arrivant à échéance, et une franchise de remboursement en principal.
Le groupe entend "maintenir sa dynamique commerciale au second semestre 2026 en se concentrant sur le développement de ses cuvées premium et le renforcement de ses positions sur ses principaux marchés", indique-t-il en termes de perspectives. L'installation progressive de Champagne Pompadour et la poursuite de la stratégie de premiumisation autour des cuvées Louise et de la gamme Apanage 1874 de la Maison Pommery & Greno doivent permettre de poursuivre le renforcement de la marge opérationnelle du groupe sur la seconde partie de l'année. Les vendanges les plus hâtives de l'histoire de la Champagne viennent de s'achever dans un contexte climatique exceptionnel, avec des raisins d'une qualité remarquable malgré de faibles rendements agronomiques, ajoute Maison Pommery & Associés.
Transgene et ProBioGen, CDMO de référence en produits biologiques, vaccins et vecteurs viraux, étendent le périmètre de leur collaboration existante. L'accord de licence supplémentaire pour la lignée cellulaire en suspension AGE1.CR.pIX de ProBioGen permet d'augmenter les capacités de production de Transgene avec une technologie de production spécialisée. La plateforme de production de vaccin basée sur la lignée cellulaire en suspension AGE1.CR.pIX de ProBioGen permet la mise en place de procédés de fabrication "hautement efficaces, favorisant une production fiable, rentable et une productivité accrue".
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