Clôture Paris : le CAC 40 grimpe de 2% après la "vague bleue" des midterms
Les actions montent, le pétrole baisse...
La "vague bleue" qui vient de déferler sur les États-Unis fait grimper les marchés : le CAC 40 s'offre un rebond de 1,96% à 8.178 points mercredi soir. Cette victoire décisive des démocrates aux élections de mi-mandat américaines, et le fait que le président Donald Trump ait accepté les résultats, dissipent l'incertitude politique qui freinait les investisseurs.
Le Parti démocrate a donc pris mardi le contrôle des deux chambres du Congrès des Etats-Unis à l'issue des midterms, y compris dans des bastions traditionnels, avec des victoires dans des élections de gouverneurs clés comme au Texas. Les démocrates exerceront désormais un contrôle sur la politique de Donald Trump, critiqué pêle-mêle pour ses droits de douane ou pour la guerre en Iran, qui a alimenté l'inflation.
Wall Street s'affiche en forte hausse au moment de la clôture des marchés en Europe, avec des investisseurs optimistes, l'histoire ayant montré que les marchés sont gagnants quand le Congrès est plus divisé. Andrew Slimmon, de Morgan Stanley Investment Management, a expliqué à CNBC que les marchés "aiment l'impasse politique, ils n'aiment pas un parti qui détient trop de pouvoir".
Après ces résultats, le pétrole baisse encore d'un cran, avec un baril de Brent qui passe sous la barre des 100 dollars, à 98 dollars, soit une chute d'environ 15% depuis le début de la semaine.
En France, le rebond profite notamment au secteur bancaire, favorisé par un repli des rendements obligataires avec en France un taux de l'OAT 10 ans revenant à 4,78%. Cette détente s'observe dans le sillage du recul des rendements des bons du Trésor américain après les élections de mi-mandat.
VALEURS EN HAUSSE
Le secteur bancaire soutient donc la tendance à Paris, le trio Société Générale, BNP Paribas et Crédit Agricole progressant de plus de 3%. Plus globalement, l'indice Stoxx Europe 600 Banks bondit de près de 4%. Les rendements obligataires sont en baisse, notamment au Royaume-Uni, en France et en Italie, dans le sillage du recul des rendements des bons du Trésor américain après les élections de mi-mandat. Si des taux d'intérêt plus élevés peuvent soutenir les bénéfices des banques, des rendements trop élevés pèsent sur la qualité du crédit avec les risques de défaut de paiement associés. Le repli observé ce mercredi est donc perçu positivement.
Le secteur du luxe aussi se démarque. Kering prend les commandes du CAC 40, en hausse de plus de 6%, devant Hermès (+4,6%) et LVMH (+3,7%).
Viridien gagne 3,4% à près de 94,8 euros après son point trimestriel. Le fournisseur de services aux compagnies gazières et pétrolières a enregistré un chiffre d'affaires des activités de 237 millions de dollars, contre 313 M$ un an plus tôt, avec un EBITDA de 98 M$, en retrait de 18%, et un résultat d'exploitation en fort déclin de 84% à 13 M$, pour une perte nette de 10 M$. L'Ebitda ajusté des activités est ressorti à 100 millions de dollars, contre 167 M$ à la même période l'année dernière et le cash-flow net a atteint 35 M$ au T3 (-33%) et 67 M$ sur les neuf premiers mois de 2026 (+8%), soutenu par la performance de Geoscience et la normalisation du besoin en fonds de roulement. Le groupe a réitéré un objectif 2026 de cash-flow net de 100 millions de dollars, soulignant que l'engagement accru des clients et le niveau soutenu de l'activité commerciale "confortent la confiance du groupe dans un environnement plus favorable au T4, avec une dynamique appelée à se renforcer en 2027".
La belle publication de M6 est saluée par le marché à l'ouverture avec une action qui s'octroie 12% à 11,3 euros. Le groupe audiovisuel a fait état d'un chiffre d'affaires de 294,5 ME au troisième trimestre, en hausse de +9,4% sur un an. Les revenus publicitaires vidéo ont bondi de 6,2% à 199,2 ME. Grâce à cette croissance couplée à une gestion attentive de ses coûts, le groupe est parvenu à faire progresser son résultat opérationnel courant (EBITA) qui affiche une croissance de 4,2% sur un an à 39 ME, soit une marge opérationnelle de 13,3%. M6 souligne surperformer largement le marché français au T3 sur tous les indicateurs d'audiences, de performance commerciale et de rentabilité.
Alstom rebondit légèrement de 0,1% à 11,1 euros. Goldman Sachs a abaissé le curseur de 15,5 à 9 euros ('vendre').
VALEURS EN BAISSE
Seule baisse vraiment significative sur le CAC 40, Thales recule de 2,4% à 227,5 euros. Le secteur de la défense est délaissé alors que les démocrates américains s'apprêtent à prendre le contrôle du Congrès et du Sénat. Jens-Peter Rieck, analyste chez Mwb Research, souligne que cette nouvelle " dissipe la crainte d'un désengagement des États-Unis vis-à-vis de l'Europe, une peur qui avait alimenté la hausse des cours en 2025 et les objectifs de dépenses liés à l'OTAN". Selon le spécialiste, cité par 'Bloomberg', la victoire totale des démocrates constitue, dans l'ensemble, un facteur légèrement négatif pour le sentiment des investisseurs dans ce secteur, bien que les entreprises européennes ne réalisent qu'une part limitée de leurs ventes au Moyen-Orient. Il estime que la publication prochaine des résultats du troisième trimestre constituera un catalyseur plus déterminant.
Soitec perd près de 12% à 110 euros. Morgan Stanley estime que le groupe isérois pourrait avoir du mal à surperformer de manière constante ses pairs du secteur des semi-conducteurs, sa sensibilité accrue aux fluctuations du marché pourrait en effet jouer en sa défaveur dans un environnement macroéconomique plus difficile. Morgan Stanley abaisse ainsi sa recommandation à 'pondération en ligne' avec un objectif de cours ramené de 200 à 140 euros.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count