Clôture Paris : fin de série
Belle tentative dans l'après-midi...
Dans le calme estival du marché, la Bourse de Paris a finalement cédé, malgré une belle tentative pour sceller une 9e séance consécutive de hausse. Faute de catalyseur, le CAC 40 s'est finalement retourné dans les derniers échanges pour terminer en repli. A la fermeture du marché, l'indice phare de la place redonne -0,13%, revenant à 8.714 pts. Au plus haut du jour (8.749 pts), il n'était pourtant qu'à une épaisseur de trait de son record de 8.755 pts du 7 août dernier.
En l'absence d'indicateurs économiques majeurs et faute de publications d'entreprises, le marché a flanché même si les nouvelles sur les échanges diplomatiques au Moyen-Orient sont encourageantes. Les chiffres de l'inflation américaine, mercredi et jeudi, seront donc le seul événement marquant de la semaine.
Dans un contexte géopolitique toujours indécis, la cote américaine hésite. A 17h30, le S&P 500 est assez stable et recule de -0,07%, à 7.748 pts. Le Dow Jones n'a guère plus d'allant, et redonne un petit -0,08%, à 53.931 pts. Le Nasdaq est plus tranché, et abandonne -0,23% à 26.543 pts.
Les cours du pétrole sont volatils, au fil des signes de tensions ou espoirs d'entente au Moyen-Orient dans les échanges diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran. Les négociations entre les deux pays concernant un accord de paix et la réouverture du détroit d'Ormuz semblent cependant s'ouvrir ces dernières heures... La tendance de fond de l'or noir reste cependant haussière.
Donald Trump a répondu aux conditions posées par l'Iran pour un accord de paix, en formulant ses propres exigences. Dans une escalade rhétorique susceptible de compliquer les initiatives visant à rouvrir le détroit d'Ormuz, le Président américain a demandé au gouvernement de Téhéran de verser des indemnités aux familles des personnes tuées lors de guerres, d'attaques et de manifestations. "Nous sommes désormais dans une sorte d'impasse, si l'on peut dire, pour savoir qui cédera le premier", constate Tony Sycamore, analyste marchés chez IG. "Cela va désormais s'apparenter à une véritable guerre d'usure", a-t-il ajouté.
Ces dernières heures, les échanges semblent plus ouverts. "Les signaux de ces deux ou trois derniers jours indiquent que nous sommes proches d'une forme d'accord", a déclaré le ministre pakistanais de la Défense, Khawaja Asif, à Islamabad. Interrogé par 'Bloomberg' sur l'état d'avancement d'un accord entre les Etats-Unis et l'Iran, M.Asif a indiqué que "les choses évoluent en faveur de la paix".
Dans ce contexte d'incertitudes, à 17h45, le baril de Brent de mer du Nord se reprend de +0,40%, à 88,23$. Le baril de brut WTI gagne +0,43% à 82,64$.
Sur le marché des devises, la monnaie européenne est assez stable (-0,03%) face au dollar, et s'échange 1,1540$.
Après son beau parcours de la semaine passée (+7,78%), l'once d'or est assez stable. Le métal jaune cède -0,09%, à 4.385$ (3.799 euros).
Le Bitcoin recule de -0,26% à 63.759$.
Valeurs en hausse
* Valneva (+6,44% à 2,48 euros). TD Cowen a initié le suivi des ADR de la société avec une recommandation à 'achat', estimant que l'activité vaccinale de base de la firme offre une protection contre le risque de baisse, tandis que le vaccin contre la maladie de Lyme, développé en partenariat avec Pfizer, présente un "potentiel de hausse considérable". Il prévoit un pic de ventes mondiales d'environ 3,1 MdsE pour le vaccin contre la maladie de Lyme d'ici 2035, soit environ 590 ME de royalties pour Valneva. Par ailleurs, TD Cowen apprécie "la combinaison de revenus récurrents, d'une expertise dans le domaine des vaccins et de la propriété intellectuelle liée au vaccin contre la maladie de Lyme". Elle pourrait faire de Valneva une cible d'acquisition attrayante. L'objectif de cours est de 12$ par ADR contre un cours de 5,30$ lundi soir à la clôture.
* Aperam (+4,02% à 48,7 euros). Le spécialiste de l'acier inoxydable bénéficie d'un relèvement de recommandation de JP Morgan à 'surpondérer' pour un cours cible de 57 euros. Le broker anticipe une amélioration des perspectives pour les actions européennes du secteur, les sociétés d'acier inoxydable se développant activement sur des segments à forte valeur ajoutée, tels que les alliages haute performance pour l'aérospatiale et la défense. Lle groupe devrait bénéficier de l'amélioration de la conjoncture structurelle en Europe.
En outre, les stocks d'aluminium sont au plus bas depuis avril 2025. Ils ne dépassent pas les 244.550 tonnes. Dans le contexte de tensions au Moyen-Orient et au détroit d'Ormuz, les prix de l'aluminium grimpent de manière continue depuis le début du mois d'août. A Londres, marché référence du trading de matières premières, les contrats à terme à 3 mois du métal ont franchi la barre des 3.300$ l'once, le lundi 10 août, à 3.317$. Ils poursuivent leur hausse ce mardi vers 3.378$, alors qu'ils évoluaient dans une fourchette comprise entre 3.150$ et 3.200$ ces dernières semaines.
* TotalEnergies (+1,39% à 76,59 euros). Le groupe pétrolier est dans une seconde séance consécutive de hausse. Cette évolution est à la faveur de la remontée des cours du baril de brut.
* Spie (+1,16% à 47,28 euros). L'action bénéficie du soutien d'UBS. Le banquier suisse a réitéré son avis 'achat' sur le dossier après avoir récemment porté son objectif de cours à 62 euros. UBS anticipe un potentiel de hausse supplémentaire concernant les prévisions de marge, ce qui suggère que la dynamique des résultats reste solide.
* Schneider Electric (+1,16% à 305,75 euros). Le groupe surfe sur ses hauteurs, puisqu'il reprend près de 14% sur le mois boursier et a même touché un record historique de 306,25 euros le 7 août. Bien que le titre soit au sommet, William O'Neil & Co a repris la couverture du dossier avec un avis à 'achat' et un cours cible de 302,25 euros.
* Valeo (+0,48% à 14,65 euros). Le spécialiste des équipements automobile vient de reprendre près de 20% sur le dernier mois, un mouvement suffisant pour Citi revalorise son objectif sur le titre de 10,6 à 14,6 euros tout en conservant un avis 'neutre' sur le dossier.
* Thales (+0,15% à 267,8 euros). RBC Capital a débuté le suivi de la valeur avec un avis 'surperformer' et une cible de 330 euros. Dans une note sectorielle, le broker indique que le réarmement européen devrait soutenir une croissance annuelle des dépenses de défense de 16% jusqu'en 2030, suivie d'une croissance soutenue (dans le haut de la fourchette à un chiffre) au cours de la décennie suivante. Thales affiche une forte revalorisation de plus de 20% sur un mois.
* Dassault Systèmes (+0,09% à 22,1 euros). Le groupe français, spécialisé dans les logiciels de gestion du cycle de vie des produits, a conclu avec Solize au Japon un accord dans le cadre du programme de partenariat en conseil et intégration de systèmes afin d'aider les industriels à accélérer leur transformation numérique, à améliorer leur efficacité opérationnelle et à stimuler l'innovation. Solize Partners associera ses compétences en ingénierie et en fabrication à la plateforme 3DEXPERIENCE de Dassault Systèmes pour accompagner les clients tout au long du cycle de vie des produits, de la conception à la fabrication en passant par l'ingénierie, leur permettant ainsi d'accélérer le développement de produit, d'améliorer la qualité, de réduire les coûts et de renforcer les collaborations. Les deux partenaires aideront les entreprises à intégrer leurs données d'ingénierie et leurs données métier, à mieux exploiter leurs connaissances et à créer des environnements d'ingénierie numérique connectés favorisant une prise de décision plus rapide et mieux.
Valeurs en baisse
* Stellantis (-2,66% à 4,751 euros). Le constructeur automobile cale encore, dans une zone proche de ses récents plus bas (4,59 euros, le 9 juillet). Les analystes de Bernstein avaient dégradé, vendredi, le titre à 'sous-performer' tout en réduisant leur cours cible de 6,2 à 4 euros.
* Airbus (-1% à 212,5 euros). La compagnie Sun PhuQuoc Airways va recevoir ses quatre premiers A330 en 2026, puis 4 autres en 2027, dans le cadre de sa stratégie d'expansion sur les marchés internationaux. La nouvelle compagnie vietnamienne a indiqué que ses gros-porteurs contribueront à renforcer ses liaisons vers la Corée du Sud, la Russie, le Kazakhstan, le Japon et l'Australie. Elle prévoit également de prendre livraison de 40 Boeing 787-9 Dreamliner à partir de 2031.
* Sanofi (-0,17% à 75,4 euros). Morgan Stanley a réduit son ambition sur le groupe pharmaceutique français, revenant de 86 à 82 euros pour un avis prudent de 'pondération en ligne'.
* Viel & Cie (-0,1% à 19,1 euros). La société d'investissement long terme a fait état d'un chiffre d'affaires de 696 millions d'euros au 1er semestre 2026 (653,5 ME de revenus pour la même période en 2025), en croissance de +6,5% à données courantes et de +11,5% à change constant. L'évolution du cours des devises a eu "un impact significatif" sur la conversion en euro des activités internationales en ce début d'année. Le 2e trimestre a été impacté par une petite inflexion, avec une croissance de +2,5% (+4,4% à données constantes), pénalisé par un effet de base défavorable lié à une forte activité en avril 2025 dans le contexte de la hausse des droits de douane américains. La compagnie précise : "La situation financière du groupe n'a pas connu de changement significatif depuis la publication de son rapport financier annuel 2025".
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count