Airbus va participer à l'enquête sur l'incident de vol d'un A320 d'Air India
Une équipe d'Airbus est attendue à New Delhi pour participer à l'enquête après la chute spectaculaire d'un appareil d'Air India début août, blessant 24 personnes, selon un nouveau bilan mardi des autorités indiennes.
L’Airbus A320 d'Air India, transportant 137 passagers et huit membres d’équipage, a brusquement perdu environ 300 pieds (91 mètres) d'altitude le 4 août alors qu’il assurait la liaison entre Phuket, en Thaïlande, et New Delhi, en Inde, avant de se stabiliser et d’atterrir sans encombre.
Un précédent bilan communiqué par la compagnie indienne faisait état de 17 passagers et membres d'équipage blessés, avant d'être revu à la hausse mardi par le Bureau indien d'enquête sur les accidents d'aviation (AAIB), qui a recensé 24 blessés.
Classé comme "grave", l'incident a conduit l'AAIB à ouvrir une enquête, tandis que le commandant de bord a été soumis à un second test de dépistage de substances psychoactives dont les résultats sont toujours attendus.
Le Bureau indien d'enquête sur les accidents d'aviation a dit procéder à "la collecte, la préservation et l’examen systématiques de toutes les preuves pertinentes, qu’elles soient techniques, opérationnelles, médicales ou liées au facteur humain".
"Certains documents, témoignages, informations médicales et autres éléments recueillis au cours de l’enquête sont protégés et confidentiels conformément au cadre d’enquête applicable", a-t-il rappelé mardi dans un communiqué.
Ces déclarations interviennent après que des médias locaux ont affirmé que le commandant de bord n'aurait pas réussi un second test de dépistage de drogues.
La chaîne NDTV a cité des sources affirmant que le pilote "avait fumé de la marijuana".
L’AAIB a dit rester "déterminée" à mener une enquête indépendante, transparente et professionnelle, dans laquelle la sécurité aérienne constitue l’objectif primordial".
Pour cela, elle recevra de l'aide d’Airbus et du Bureau d’enquêtes et d’analyses pour la sécurité de l’aviation civile (BEA) en France.
"Assistance technique"
L'avionneur fournira une "assistance technique" aux autorités indiennes chargées de l'enquête, a indiqué Airbus à l'AFP.
Le Bureau français d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile "participe à cette enquête mais ne se déplace pas pour le moment", a précisé le BEA.
Dans un communiqué publié après l'incident, Air India avait indiqué que l'appareil avait "subi une perte soudaine d’altitude", et ajouté "coopérer pleinement à l’enquête".
Selon des médias locaux, le vol d’Air India aurait rencontré des problèmes techniques juste avant la soudaine perte d'altitude de l'appareil, mais ni la compagnie, ni les autorités indiennes, ni Airbus, n’ont apporté de confirmation officielle.
Air India a déclaré ne pas "commenter les conclusions ou observations liées à l’enquête".
Cet incident est le dernier en date d’une série de revers pour la compagnie indienne.
Depuis la reprise d’Air India en 2022, le groupe indien Tata a lancé une vaste refonte de la compagnie, commandant des centaines d’appareils pour moderniser sa flotte vieillissante.
Mais elle est confrontée à des vents contraires persistants, notamment des retards de livraison d’avions et des fermetures d’espace aérien causées par le conflit Inde-Pakistan de 2025.
Le coup le plus dur porté à l’image de la compagnie est survenu en juin 2025, lorsque le vol 171 d’Air India — un Boeing 787 à destination de Londres — s’est écrasé peu après son décollage d’Ahmedabad, tuant tous les occupants à bord sauf un sur les 242 personnes embarquées, ainsi que 19 personnes au sol.
La compagnie a nommé la semaine dernière un nouveau directeur général, l’ancien patron d’Ethiopian Airlines, Tewolde Gebremariam, un vétéran du secteur considéré comme capable de remettre l’entreprise à flot.
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