Le CAC40 cash a clôturé la séance en baisse 0,51% à 7 729,69 points dans un volume soutenu de 4.038 MD€.
La Bourse de Paris s a terminé en baisse ce jeudi, malgré une tentative de redressement en cours de séance qui a permis au CAC 40 de réduire une partie de ses pertes matinales, sans toutefois parvenir à renouer avec l’équilibre. Les investisseurs restent préoccupés par la remontée des rendements obligataires, alors que le taux français à 10 ans avoisine désormais 5 %, sur fond d'incertitudes budgétaires et politiques. Le secteur bancaire demeure particulièrement sous pression, fragilisé par les tensions sur les dettes souveraines européennes. Parallèlement, la situation géopolitique au Moyen-Orient continue de se dégrader, propulsant le Brent au-delà des 105 dollars le baril. Cette nouvelle envolée des cours de l'énergie ravive les inquiétudes inflationnistes et complique les perspectives d'assouplissement monétaire des banques centrales. Outre-Atlantique, les rendements obligataires américains poursuivent également leur ascension, le taux à 10 ans dépassant 5,3 %. Dans cet environnement, les valeurs bancaires ont particulièrement souffert, pénalisées par le regain d’inquiétudes entourant la dette souveraine française et la remontée des rendements obligataires ; Société Générale (-2,25% à 62,50), BNP Paribas (-2,41% à 89,20) et Crédit Agricole (-1,88% à 16,215).
Sur le future Octobre :
Les résistances sont : 8 768, 8 660 voire 8 521, 8 470, 8 451 et 8 414 puis 8 400, 8 361, 8 320 voire 8 285, 8 263, 8 249 et 8 154, 8 080, 8 031,5 et 8 004,5 puis 7 991,5, 7 923,5 voire 7 862, 7 835,5
Les supports sont : 7 730,5 et 7 684 et 7 642
En intraday, le biais est baissier sous 7 766 points.
Graphiquement, sur le Future CAC 40 (données à 14h), l'indice tente d'amorcer une stabilisation après plusieurs séances de correction, dans un environnement toujours marqué par la remontée des rendements obligataires français à 10 ans, qui évoluent sur des niveaux inédits depuis 2002. Après avoir réintégré son canal baissier de court terme, le Future a poursuivi son repli jusqu'à en tester la borne inférieure, où les premiers signes d'un retour des acheteurs semblent se dessiner. La formation successive d'un « marteau », traduisant le rejet des niveaux les plus bas en séance, puis d'un « avalement haussier », témoignant d'une reprise d'initiative des acheteurs, pourrait favoriser l'amorce d'un rebond technique. Ces signaux interviennent alors que l'indice a rejoint une ancienne zone de congestion datant de mai 2025, susceptible de constituer un point d'appui à court terme. Une confirmation de ce regain d'intérêt acheteur permettrait au Future de reprendre progressivement de la hauteur en direction des premières résistances situées à 7 862, 7 896 puis 7 923 points. Au-delà, une sortie par le haut du canal baissier, idéalement confirmée par trois clôtures consécutives au-dessus de sa borne supérieure, ouvrirait la voie à une extension du mouvement vers le seuil psychologique des 8 000 points. À ce stade, ces premiers signaux de stabilisation demeurent toutefois insuffisants pour caractériser un véritable retournement de tendance.
À l'inverse, la configuration technique demeure particulièrement fragile et continue, pour l'heure, de plaider en faveur des vendeurs. Après avoir rompu son ancienne zone de soutien comprise entre 7 910 et 7 950 points, le Future a poursuivi son mouvement correctif sous les 7 800 points, avant de venir tester les 7 780 points en début de séance. L'indice évolue désormais sur des niveaux qui avaient été travaillés en mai 2025, correspondant à une ancienne zone de congestion susceptible de favoriser une phase d'accumulation. L'atteinte des deux objectifs chartistes précédemment identifiés pourrait également encourager quelques rachats de positions vendeuses, sans pour autant remettre en cause la tendance de fond. En effet, la succession de sommets et de creux descendants, associée à une évolution des cours sous les moyennes mobiles 20, 50 et 200 périodes, témoigne d'une pression vendeuse toujours dominante. Dans ce contexte, il conviendra de surveiller tout signe d'essoufflement des intérêts acheteurs susceptible de remettre en cause les récentes configurations en « marteau » et en « avalement haussier ». Une clôture sous les 7 749 points constituerait un nouveau signal de faiblesse, augmentant le risque d'une poursuite du mouvement baissier en direction des prochains supports situés à 7 684 puis 7 642,5 points.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue en dessous de sa moyenne mobile 20 et 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la hausse en dessous de sa ligne de signal, le RSI est en « survente » avec une divergence haussière tandis que les volumes sont en baisses par rapport à la séance de la veille.
Pour conclure, la forte accélération baissière observée en début de séance nous a conduits à solder notre position sur le produit spéculatif indiciel, dans une logique de maîtrise du risque. Pour l'heure, nos portefeuilles demeurent largement investis, à hauteur de 90 % pour le portefeuille Investisseur et de 60 % pour le portefeuille Dynamique. Dans un environnement de marché toujours incertain, nous privilégions désormais une approche attentiste et sélective, dans l'attente de signaux chartistes suffisamment solides sur les valeurs suivies ou d'une reprise confirmée de la tendance haussière de l'indice. Ces éléments constitueraient des points d'appui pour envisager de nouveaux renforcements.
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