À quelques encablures du support du canal haussier
Le CAC40 cash a clôturé la séance en hausse de +0,35% à 8 699,71 points dans un volume de 3.584 MD€.
La Bourse de Paris a clôturé en progression, prolongeant son mouvement haussier dans un contexte de regain d'optimisme sur le front géopolitique. Le CAC 40 conserve ainsi une orientation favorable, soutenu par l'espoir d'une désescalade durable au Moyen-Orient. Les investisseurs restent toutefois mesurés, les difficultés persistantes du secteur des semi-conducteurs venant tempérer l'appétit pour le risque. Les marchés suivent avec attention les développements diplomatiques entre Téhéran et Washington, dont l'issue demeure incertaine. Selon Reuters, qui cite une source iranienne de haut rang ainsi que deux responsables régionaux, un projet d'accord serait actuellement négocié entre l'Iran et Oman afin de mettre un terme à cinq mois de tensions avec les États-Unis. Ce compromis prévoirait notamment d'accorder à Téhéran un droit de regard sur les navires empruntant le détroit d'Ormuz, une concession stratégique jusqu'ici rarement évoquée. Sur le marché parisien, les valeurs du luxe retrouvent des couleurs. Hermès (+5,17% à 1 626), Kering (+1,92% à 289,75) et L'Oréal (+0,46% à 390,40) signent parmi les meilleures performances de l'indice. Publicis Groupe (+2,18% à 99,28) s'inscrit également en nette hausse, porté par la publication de son concurrent britannique WPP, jugée rassurante pour les perspectives du secteur.
Sur le future Août :
Les résistances sont : 8 414, 8 422,5 et 8 473,5 puis 8 490, 8 520 voire 8 553 et 8 618,5, 8 663.
Les supports sont : 8 361, 8 343 et 8 331 puis 8 306,5, 8 266,5 et 8 240 voire 8 206 et 8 1675, 8 076,5, 8 042,5 puis 8 006 voire 7 8 8 247 voire 8 167,5 et 8 076,5, 8 042,5 puis 8 006 voire 7 874, 7 834,5, 7 779 points
En intraday, le biais est haussier au-dessus 8 663 points.
Graphiquement, le future CAC 40 (données à 14h), confirme le renforcement de sa dynamique haussière de court terme. Soutenu par l'apaisement des tensions géopolitiques entre Washington et Téhéran ainsi que par le repli des cours du pétrole, l'indice poursuit son ascension et enchaîne les records historiques, avec un nouveau sommet inscrit à 8 754 points. Sur le plan technique, cette accélération s'est matérialisée par une sortie haussière du biseau d'élargissement ascendant au sein duquel les cours évoluaient depuis le 8 juillet 2026. Cette figure est généralement interprétée comme une structure d'essoufflement lorsqu'elle apparaît après une phase de progression, débouchant statistiquement plus souvent sur une rupture par le bas. La cassure de sa borne supérieure constitue donc un signal de force particulièrement favorable, traduisant la domination des acheteurs et l'invalidation du scénario statistiquement le plus probable. Cette sortie apparaît désormais pleinement validée. L'indice a en effet enregistré trois clôtures journalières consécutives au-dessus de l'ancienne borne supérieure du biseau, laquelle fait désormais office de support dynamique. Ce comportement réduit sensiblement le risque de fausse cassure et renforce la crédibilité d'une poursuite du mouvement haussier. En parallèle, le franchissement confirmé de la résistance majeure des 8 663 points valide la réintégration de l'ancien canal haussier de court terme. Cette réintégration constitue un signal technique supplémentaire en faveur des acheteurs et ouvre désormais la voie à une extension du mouvement en direction de la partie supérieure du canal, située dans la zone des 8 800 à 8 900 points.
À l'inverse, après avoir franchi successivement l'ensemble des résistances intermédiaires et majeures depuis la zone des 8 250 points, une phase de respiration apparaît désormais légitime. Des prises de bénéfices de la part des opérateurs pourraient intervenir sans remettre en cause la tendance de fond. À très court terme, le biais demeure résolument haussier tant que les cours évoluent au-dessus des 8 663 points, niveau devenu le principal support de court terme après son franchissement. En revanche, une incursion sous ce seuil, notamment si elle venait à être confirmée en clôture, constituerait un premier signal de fragilisation. Un tel mouvement favoriserait une réintégration du biseau d'élargissement ascendant, ce qui remettrait en question la validité de la récente cassure et augmenterait la probabilité d'une consolidation plus marquée. Cette hypothèse est d'autant plus crédible que plusieurs indicateurs de momentum montrent des signes d'essoufflement. Les volumes diminuent progressivement malgré les nouveaux sommets, traduisant un ralentissement de la participation acheteuse. Par ailleurs, le RSI évolue en zone de surachat, tandis que des divergences baissières apparaissent simultanément sur le RSI 9, le RSI 14 ainsi que sur le stochastique, autant de signaux précurseurs susceptibles d'annoncer une phase corrective. En cas de repli, les investisseurs surveilleront en priorité les anciennes résistances devenues supports, situées successivement à 8 663 points, 8 618,5 points, 8 553 points, 8 520 points, 8 490 points, puis la zone comprise entre 8 473 et 8 490 points, qui demeure le principal seuil de réactivation haussière de court terme.
Du coté des indicateurs, l’indice évolue au-dessus de sa moyenne mobile 20, 50 et 200, les histogrammes du MACD oscillent à la hausse au-dessus de sa ligne de signal, le RSI est en « surachat » tandis que les volumes sont en baisses par rapport à la séance de la veille.
En conclusion, la tendance de fond demeure résolument haussière, mais l'enchaînement des records historiques incite à davantage de sélectivité. Nous poursuivons ainsi notre stratégie de sécurisation des performances à travers des prises de bénéfices totales sur Saint-Gobain et Thales, ainsi que partielles sur Société Générale. Si nous continuons d'accompagner le mouvement de marché, notre gestion reste guidée par une stricte maîtrise du risque. Les nouveaux investissements sont principalement destinés au portefeuille Dynamique, tandis que le portefeuille Investisseur conserve une approche plus prudente. Toute nouvelle prise de position reste néanmoins subordonnée à l'apparition de signaux techniques et chartistes suffisamment robustes, confirmés sur les actions comme sur les autres classes d'actifs.
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