UBS passe l'hôtellerie européenne au crible, Accor se distingue
(Zonebourse.com) - Le courtier suisse se penche sur les différents acteurs de l'industrie hôtelière européenne et analyse ce qu'un choc de la demande pourrait provoquer. Malgré son exposition au Moyen-Orient, le groupe Accor demeure sa valeur favorite. Le courtier conserve d'ailleurs une opinion positive sur le secteur.
Selon UBS, Accor est le groupe hôtelier européen actuellement le plus exposé au Moyen-Orient, une région qui représente environ 8% de son réseau, 10% de son chiffre d'affaires et 13% de son pipeline. Cette exposition conduit la banque à abaisser légèrement ses prévisions sur le titre.
Concrètement, UBS réduit ainsi ses estimations de BPA d'environ 3% pour 2026 et 2027. La croissance du RevPAR (revenu par chambre disponible) pour 2026 est désormais attendue à 1,9%, contre 3,1% précédemment, tandis que la croissance nette du parc est ramenée à 2,6%, contre 4,3%. Malgré ces ajustements, la banque anticipe toujours une progression de l'EBITDA d'environ 7% en 2026.
UBS maintient sa recommandation d'achat sur le titre, avec un objectif de cours légèrement ajusté à 63 EUR contre 63,3 EUR auparavant. Le broker met notamment en avant le soutien des rachats d'actions, avec 225 MEUR en cours et 725 MEUR supplémentaires attendus.
Un scénario dégradé pour tester le secteur
Le courtier suisse a ensuite simulé une baisse de 10% du RevPAR afin de sonder la solidité des acteurs. Selon lui, ce scénario pourrait entraîner une baisse de l'objectif de cours de 28% pour Accor. Le groupe apparaît toutefois déjà "stressé" en Bourse, le marché intégrant des hypothèses plus pessimistes que celles d'UBS, notamment sur la croissance et la rentabilité. Son modèle "asset light" et sa diversification géographique limitent néanmoins le risque relatif.
Chez IHG, ce même scénario entraînerait une baisse du prix cible qui pourrait atteindre 32%. Le marché anticipe déjà une contraction modérée du RevPAR (-4%), avec des marges globalement en ligne avec les prévisions d'UBS.
Whitbread présente un profil parmi les plus exposés, avec un risque de baisse de 35% de son objectif de cours en cas de recul marqué du RevPAR au Royaume-Uni et d'érosion des marges. Cette vulnérabilité s'explique par une forte concentration géographique et un levier opérationnel élevé.
Pour Melia, ce scénario dégradé entraînerait un risque de baisse pouvant atteindre 33%. Contrairement à ses pairs, le titre intègre actuellement des anticipations optimistes, ce qui en fait l'un des plus exposés à une révision négative.
Chez Scandic, la baisse potentielle serait plus limitée, autour de 24%. A l'heure actuelle, le marché anticipe une croissance nulle du RevPAR et une marge EBITDA ajustée de 10%, ce qui réduit le risque de déception.
Enfin, Pandox présente le profil le plus sensible, avec un recul potentiel de 44% de son objectif de cours en cas de baisse de 5% de la valeur des actifs immobiliers et d'élargissement de la décote sur l'actif net réévalué (NAV) à 40%. Sa nature immobilière amplifie l'effet des ajustements de valorisation.
Dans l'ensemble, UBS privilégie les acteurs "asset light" et diversifiés comme Accor ou IHG, tout en restant plus prudent sur les modèles exposés à un levier opérationnel élevé ou à une concentration géographique marquée.
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source : AOF
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