Le Pétrole rallume la mèche : les valeurs pétrolières se réveillent sur fond de tensions en Iran
Attaques de pétroliers, sanctions américaines rétablies, frappes militaires : le dossier iranien est revenu brutalement au centre de l’attention des marchés. Le baril s'est réveillé et avec lui le secteur des pétrolières cotées.
Plusieurs pétroliers ont été attaqués près du détroit d'Ormuz début juillet, poussant Washington à rétablir dès le 7 juillet ses sanctions contre le brut iranien. Quatre navires transporteurs d'hydrocarbures ont même fait demi-tour au large du détroit le 8 juillet, jugeant le risque trop élevé. Les États-Unis ont ensuite lancé plusieurs vagues de frappes contre l'Iran, en représailles à une attaque iranienne contre un porte-conteneurs dans le détroit, et Téhéran a riposté sur plusieurs pays du Moyen-Orient.
Le Brent a ainsi bondi de 8% en 1 séance, dépassant les 80$ tandis que le WTI a franchi les 76$.
La hausse du brut influe mécaniquement sur la valorisation des valeurs du secteur, qui surperforment à nouveau après être entrées en consolidation depuis la fin mars. On a ainsi vu parmi d'autres, TotalEnergies, Eni, le géant brésilien Petrobras, ou à Wall Street Chevron et Exxon rebondir sur des supports de long terme. Évidemment le phénomène a aussi profité aux plus petits acteurs tels que Maurel & Prom, ainsi qu'aux parapétrolières à l'instar de Viridien et Vallourec.
Ce choc d'offre fait grimper le baril, ce qui profite mécaniquement aux pétrolières pendant que le reste de la cote souffre des craintes inflationnistes mais cette prime géopolitique pourrait-elle se rapidement se dégonfler en cas de désescalade ? À court terme peut-être, mais il semble que le rebond entamé il y a quelques séances ait vocation à durer.
En témoigne d'une part, le signal d'achat donné sur le Pétrole au débordement de 74,80 la semaine du 6 juillet, qui donne comme objectif une zone de prix située entre 96,20 et 98,05$ le baril. En effet, la réactivation de la tendance haussière sur le Brent a été validée par la sortie par le haut du biseau baissier, structure d'épuisement dans la baisse. Le retour sous le support majeur à 80,60 invaliderait l'impulsion.

Et d'autre part, celui donné sur un ETF sectoriel sur les valeurs pétrolières, l'ETF Amundi Stoxx Europe 600 Energy (Code mnémonique ENRG – ISIN LU1834988278) composé notamment des titres Shell, Siemens Energy, Eni et Repsol. Il a lui aussi donné un signal de réactivation haussier. En effet, le débordement de l'oblique baissière active depuis la mi-mai, ainsi que de la résistance intermédiaire à 102,26, valident le message. La cible légitime de cette structure se situe sur les sommets récents contre la résistance majeure à 109,83. Qui plus est, cette impulsion pourrait déclencher la sortie du range actuel avec en mire 122,22. Le signal serait invalidé en clôture hebdomadaire sous le support intermédiaire à 102,26.
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