La Bourse de Paris termine prudemment mais le luxe brille
La Bourse de Paris a fini en légère hausse lundi, résistant au recul généralisé des marchés européens grâce à ses poids lourds du luxe, qui ont grimpé dans la foulée des bons résultats du suisse Richemont.
Le CAC 40 a pris 0,19%, en hausse de 15,58 points, à 8.382,43 points. La veille, l'indice vedette parisien avait terminé à l'équilibre (+0,03%).
Le secteur du luxe, qui pèse lourd sur la cote parisienne, a profité des bons résultats du groupe suisse Richemont, qui a publié mercredi des ventes trimestrielles bien meilleures qu'attendues, portées par la joaillerie.
Dans la foulée, Kering a pris 3,64% à 253,15 euros, LVMH 2,66% à 495,80 euros et Hermès 2,37% à 1.683,50 euros.
Cette bonne performance sectorielle a permis à la place parisienne de résister au recul généralisé des marchés boursiers partout en Europe, les investisseurs étant "prudents face au regain de tension au Moyen-Orient", explique à l'AFP Louise Girard, analyste chez XTB.
La situation ne s'arrange pas sur le terrain après une semaine de frappes, qui se sont poursuivies mercredi.
L'Iran, qui a reverrouillé le détroit d'Ormuz ce week-end, a promis que celui-ci resterait fermé jusqu'à la fin des "agressions" américaines. Et les Etats-Unis ont rétabli mardi soir leur blocus des ports iraniens, avant de bombarder à nouveau les côtes iraniennes mercredi.
Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l'Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d'avril.
Cette reprise du conflit a provoqué une nouvelle hausse des prix du pétrole, qui a ravivé les craintes d'inflation sur le continent européen, dépendant des importants pour son approvisionnement énergétique.
Dans ce contexte, le taux d'intérêt de la dette français à échéance dix ans est toutefois resté stable, à un haut niveau, à 3,90%, contre 3,89% la veille en clôture. Son équivalent allemand, référence en Europe, a lui terminé à 3,11%, comme mardi soir.
Les semi-conducteurs à la peine malgré ASML
Autre point d'attention des marchés: les résultats du néerlandais ASML, le plus important fournisseur au monde de machines fabriquant les semi-conducteurs, des éléments indispensables pour construire les centres de données pour l'intelligence artificielle.
L'entreprise a affiché une hausse de son bénéfice net à 2,9 milliards d'euros, soit plus de 26% par rapport aux 2,3 milliards au second trimestre 2025, et 5,8% par rapport au trimestre précédent. Elle a revu à la hausse ses perspectives de chiffre d'affaires.
Dans la foulée de ces résultats, le secteur "a été victime de prises de bénéfices", relèvent les analystes de Briefing.com. A Paris, Soitec a perdu 4,97% à 97,64 euros, et STMicroelectronics 3,99% à 58,88 euros.
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