(AOF) - Les marchés actions ont marqué une pause cette semaine alors qu'un accord entre la Grèce et ses créanciers privés n'a toujours pas été trouvé. L'indice CAC 40 a clôturé vendredi en recul de 1,32% à 3318,76, faisant repasser le compteur à zéro sur les cinq dernières séances (-0,08%). La tendance est comparable à Wall Street où l'indice Dow Jones s'apprête à finir la semaine sur un retrait limité de 0,37%.
La mauvaise séance de vendredi s'explique par la déception provoquée par l'une des statistiques économiques les plus attendues de la semaine. Selon une première estimation, le PIB américain a progressé de 2,8% au quatrième trimestre, une performance inférieure aux attentes. Le consensus Reuters s'élevait à 3%. Sur 2011, l'économie des Etats-Unis a enregistré une expansion de seulement 1,7% après 3% l'année précédente.
Sur le front de la crise en Europe, un accord entre Athènes et ses créanciers privés pour restructurer sa dette serait proche. « Nous sommes sur le point de conclure un accord, si ce n'est pas aujourd'hui, ce sera sans doute ce week-end », a affirmé aujourd'hui Olli Rehn, le commissaire européen aux affaires économiques.
Au chapitre des sociétés, Carrefour a enregistré la plus forte hausse de l'indice CAC 40 cette semaine, avec un gain de 7,4%. Les rumeurs se sont faites plus insistantes sur l'arrivée d'un homme du sérail, Georges Plassat, pour diriger le distributeur en difficulté.
L'équipementier télécoms Alcatel-Lucent (-9,35% en 5 séances) a fermé la marche de l'indice, les résultats et perspectives décevants d'Ericsson confirmant la mauvaise santé de ce secteur. Il est suivi par STMicroelectronics (-3,8%), dont les comptes sont toujours grevés par la mauvaise performance de son activité de fabrication de puces pour les téléphones portables.
AOF