(AOF) - Les marchés européens évoluent à proximité de l'équilibre. Selon le commissaire européen aux affaires économiques Olli Rehn, un accord entre la Grèce et ses créanciers privés est imminent. Les investisseurs attendent désormais la première estimation de la croissance aux USA au quatrième trimestre. Les banques pèsent sur la tendance à Paris. JPMorgan a abaissé sa recommandation de neutre à sous-pondérer sur Crédit Agricole et de surpondérer à neutre sur BNP Paribas. Vers 12h15, le CAC 40 s'effrite de 0,02% à 3362,64 points. L'Eurotop 100 grappille, lui, 0,03% à 2197,09 points.
A Londres, en repli de 1,67% à 467,85 pence, BP accuse l'une des plus fortes baisses du Footsie. La compagnie pétrolière britannique est pénalisée par la décision de la justice américaine lui imputant certains des coûts de la marée noire de 2010 dans le golfe du Mexique supportés par Transocean. Le magistrat américain chargé des dossiers d'indemnisation a estimé que le groupe suisse, propriétaire de la plateforme Deepwater Horizon, ne pouvait être tenu responsable dans le cadre des demandes de dommages compensatoire formulées par des tiers et liées aux rejets de pétrole sous la surface.
Le titre Bénéteau enregistre la plus forte baisse du SBF 120, avec un recul de 3,48% à 8,59 euros. Les investisseurs sont déçus par les prévisions de la direction, qui attend un recul de l'activité 2011, et qui a annoncé avoir pris du retard sur ses objectifs à moyen terme. Le chiffre d'affaires consolidé de Bénéteau devrait reculer de 7,2%, tombant à 855 millions d'euros, sur son exercice 2011-2012 qui sera clos en août, a averti le fabricant de bateaux de plaisance.
En revanche, JCDecaux (+ 1,5% à 19,59 euros) figure en position honorable au sein du palmarès des plus fortes hausses du SBF 120 après avoir annoncé hier soir une croissance globalement en ligne avec les attentes au quatrième trimestre et des perspectives encourageantes. En 2011, le spécialiste de la communication extérieure a réalisé un chiffre d'affaires de 2,46 milliards d'euros, en croissance organique de 5,7%, dont de 3,3% sur les trois derniers mois de l'année. Le groupe anticipait une croissance de 1% à 2% au quatrième trimestre.
Les chiffres macroéconomiques
La masse monétaire M3 a progressé de 1,6% en décembre dans la zone euro, après une hausse de 2% en novembre. Cette progression est inférieure aux anticipations des économistes. Le consensus Reuters était de 2,2%. M3 est un indicateur utilisé par la Banque centrale européenne pour anticiper l'évolution de l'inflation. Les prêts au secteur privé ont augmenté de 1%, à comparer avec un consensus de 1,9%.
Aux Etats-Unis, les investisseurs seront attentifs à la première estimation de la croissance du PIB au quatrième trimestre à 14h30. L'indice final de la confiance des ménages de l'université du Michigan est attendu de son côté à 15h55.
A la mi-séance, l'euro cote 1,3147 dollar.
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LEXIQUE
IFO (indice) : L'institut de recherche et de prévisions économiques allemand IFO publie mensuellement les résultats d'un sondage auprès de plus de 7000 chefs d'entreprises et dirigeants de tous les secteurs, à l'exclusion de la finance. L'indice global est composé d'un volet sur la perception qu'ont les sondés du climat actuel des affaires, et d'un volet sur leurs anticipations à quelques mois. L'IFO détermine à partir de ces réponses le niveau de l'indice, sachant qu'un niveau supérieur à 100 signale qu'une majorité d'entreprises se montre plutôt optimiste, et un indice inférieur à 100 révèle une majorité pessimiste.
Inflation : L'inflation est la hausse du niveau général des prix, entraînant une baisse durable du pouvoir d'achat de la monnaie. Elle est généralement évaluée au moyen de l'Indice des prix à la consommation (IPC).
D'une manière générale, une forte inflation profite au débiteur, tandis que le créditeur en pâtit. Pour jauger l'inflation, les banques centrales s'intéressent à l'indice des prix à la consommation sous-jacent, c'est-à-dire hors les éléments volatils que sont l'énergie et l'alimentation. On parle alors d'indice des prix à la consommation «core». La Fed privilégie l'indice PCE «core» qui mesure l'évolution des prix liés à la consommation des ménages. Le niveau d'inflation considéré comme acceptable par la BCE est de 2 % l'an.
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