"Droit" à siffler la Marseillaise: une "analyse" et non "'une incitation", se défend Bagayoko (LFI)
Le nouveau maire LFI de Saint-Denis Bally Bagayoko s'est défendu jeudi de toute "incitation" à "siffler" la Marseillaise après sa sortie sur "le droit à la réplique populaire" dans les stades de foot qui a suscité des critiques en particulier à droite et à l'extrême droite.
"Expliquer un phénomène n'a jamais signifié l'encourager. Chercher à comprendre pourquoi, dans certaines circonstances exceptionnelles, La Marseillaise est sifflée relève de l'analyse et de la réflexion, pas de l'incitation", a répliqué Bally Bagayoko dans un communiqué et sur X jeudi.
Le nouveau maire, devenu une figure de LFI depuis son élection, avait déclaré au journal l'Opinion mardi que "siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l'international, c'est un droit à la réplique populaire. Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d'ici mais aussi de là-bas".
"Le peuple français, lui, aime et chante son hymne: il ne le siffle pas. A quels peuples exactement le maire LFI de Saint-Denis s'adresse-t-il par cynisme électoral ? Qui, en France, nourrit une telle haine à l'égard de nos symboles nationaux ?", avait réagi mercredi le président du Rassemblement national Jordan Bardella.
Pour le maire de Saint-Denis, "il faut rappeler une évidence: parmi celles et ceux qui sifflent parfois La Marseillaise, il y a aussi des Français à part entière. Des citoyens qui votent, travaillent, paient leurs impôts, participent à la vie de la Nation et restent profondément attachés aux valeurs de la République. Réduire ces personnes à des ennemis de la France ou laisser entendre qu'elles ne seraient pas pleinement Françaises est une erreur et une injustice".
"C'est précisément parce qu'ils sont Français que certains expriment parfois leur désaccord avec les choix ou les actes de l'État. On peut condamner la forme de cette contestation, mais nier leur appartenance à la communauté nationale ou leur attachement aux principes républicains ne fait qu'alimenter les divisions", a-t-il ajouté.
Suite aux propos de Bally Bayayoko, le secrétaire général du parti LR Othman Nasrou avait considéré qu'"après les appels à l'insurrection, la haine de la police et l'antisémitisme, LFI franchit une nouvelle étape: la haine de la France est désormais pleinement assumée".
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