Bilan hebdo : le CAC40 retombe de 2% !
Retour au premier plan du risque géopolitique...
Semaine de consolidation pour le marché parisien avec un CAC40 qui perd 1,99% sur cinq séances, à 8.339 points ce vendredi soir. Le retour au premier plan du risque géopolitique avec la reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis a logiquement pesé sur les indices. Donald Trump a déclaré ce vendredi que les États-Unis poursuivraient les discussions avec l'Iran, tout en considérant que la trêve entre les deux pays était terminée. "La République islamique d'Iran nous a demandé de poursuivre les "discussions". Nous avons accepté de le faire, mais les États-Unis leur ont fait savoir, sans la moindre ambiguïté, que la trêve est TERMINÉE !", a écrit le président américain sur les réseaux sociaux. Ces déclarations font suite à plusieurs nuits de frappes aériennes américaines et de représailles iraniennes, qui ont entraîné une hausse des prix du pétrole et suscité des doutes quant à la poursuite des négociations en vue d'un accord de paix plus large.
Côté entreprises, Delta Air Lines a lancé le bal des trimestriels à Wall Street mais la saison démarrera vraiment la semaine prochaine avec les principales banques. A Paris, les publications se concentreront sur la fin du mois. Le compartiment technologique a encore été animé avec l'incroyable publication de Samsung (des profits multipliés par 19 !), sanctionnée par le marché, et la tout aussi incroyable IPO de SK Hynix à Wall Street. Le fabricant sud-coréen de puces mémoire a levé 26,5 milliards de dollars via l'émission de 177,9 millions d'American Depositary Receipts. Tout simplement la seconde plus importante introduction en bourse de l'histoire et la plus importante jamais effectuée par une entreprise étrangère aux États-Unis.
Sur le front des devises, l'euro reste globalement stable sur la semaine face au dollar et s'échange proche des 1,142$ entre banques. Le bitcoin rebondit, proche des 64.000$. Les cours pétroliers remontent de près de 6% avec le regain de tension en Iran. Le baril de Brent pour livraison septembre se négocie au-dessus des 76$. Enfin, l'or retombe d'environ 2% avec une once à 4.090 dollars.
Les valeurs
* Ubisoft rebondit de 6,7%. L'éditeur de jeux vidéo a lancé jeudi un nouvel opus de sa série 'Assassin's Creed' : 'Assassin's Creed Black Flag Resynced'. Le remake du titre éponyme paru en 2013, reconnu comme l'un des meilleurs de la franchise, est très attendu par les joueurs comme par le marché. TP ICAP Midcap explique qu'au-delà de sa contribution directe aux bookings, 'Assassin's Creed Black Flag Resynced' revêt une portée symbolique et d'image particulièrement forte pour Ubisoft. Il s'agit en effet du premier lancement d'envergure du groupe depuis sa grande refonte organisationnelle. Un lancement sans accroc et fructueux réinstaurerait une certaine confiance et crédibilité auprès des joueurs comme du marché, préalable important à l'accueil des prochaines grandes sorties prévues sur l'exercice suivant...
* JCDecaux gagne 6%. En amont de la publication des résultats semestriels de la société, prévue le 30 juillet avant Bourse, Oddo BHF a rehaussé sa prévision de croissance organique sur le T2 à 4,6% (+4% précédemment) en raison de la fin du conflit au Moyen-Orient (5% du revenu). Il semble ainsi probable que le mois de juin dans la zone ait été meilleur qu'anticipé. En termes d'EBITDA pour le S1, le broker table sur 321 ME, contre 308 ME l'année passée soit une marge à 19,5% en progression de 270 pb. La croissance du mobilier urbain, activité à fort levier opérationnel, devrait soutenir cette amélioration. Les effets liés aux contrats devraient être plus visibles sur le S2, ce qui conduit l'analyste à conserver une lecture constructive sur le second semestre. Au final, le broker maintient son opinion 'surperformance' sur le titre au regard d'un momentum très solide en 2026, mais aussi à moyen terme d'un contexte concurrentiel plus favorable et d'une résilience certaine dans le nouvel environnement publicitaire IA. La cible est ajustée de 24 à 24,5 euros.
* Pluxee avance de 3,1%, toujours porté par sa publication trimestrielle et le maintien de ses objectifs annuels. La publication est ressortie au-dessus des attentes mais l'impact de la réglementation brésilienne devrait être significativement plus marqué à partir du quatrième trimestre, explique Oddo BHF. Son cours cible est légèrement ajusté de 14,5 à 14 euros à la suite de la mise à jour des données de marché. Le broker maintient sa recommandation 'neutre' sur le titre. Il apprécie le profil de croissance soutenue de Pluxee et d'amélioration opérationnelle au cours des prochaines années, ainsi que l'optionnalité du M&A mais les évolutions réglementaires à court terme (notamment au Brésil et en France) restent la principale menace sur l'equity story. La valorisation à 7,2x PE 2027 calendarisé reflète une décote de 30% avec son principal comparable Edenred sur la base de ses estimations.
* TotalEnergies grimpe de 2,2% avec la remontée des cours pétroliers.
* Nanobiotix prend 1,9%. Portzamparc est passé à 'achat' fort sur la biotech en visant 56 euros. Le broker se dit très confiant dans la capacité des nanoparticules à obtenir leur autorisation de mise sur le marché dans de nombreuses indications, comme dans la capacité de Jannsen à en faire un standard de soin en radiothérapie. Le titre fait par ailleurs son entrée dans la liste 'Convictions' du broker pour le second semestre.
A l'inverse, * Soitec chute de 16,5% avec STMicro (-1,2%). La très forte volatilité sur le secteur des semi-conducteurs s'est confirmée cette semaine. Plombé par la chute de Samsung Electronics, le fabricant sud-coréen de puces mémoire au coeur de la dynamique boursière liée à l'IA ces derniers mois, le compartiment a accusé le coup en Europe. Le géant asiatique a pourtant dévoilé des comptes préliminaires impressionnants avec un bénéficie multiplié par 19 ! Les actions du secteur des semi-conducteurs ont atteint des niveaux records plus tôt dans l'année, mais traversent désormais une zone de turbulences en raison de craintes concernant une concurrence accrue, une éventuelle surcapacité et la rentabilité des investissements se chiffrant en centaines de milliards de dollars. "Ces chiffres, bien qu'extraordinaires dans l'absolu, ne sont pas bien meilleurs que ce que Wall Street anticipait pour une valeur située à l'épicentre du secteur le plus en vogue de tout le marché", a indiqué à 'Bloomberg', Adam Crisafulli, fondateur de Vital Knowledge.
* Vivendi trébuche de 13,1%. La Cour d'appel de Paris a confirmé sa position de longue date selon laquelle Vincent Bolloré ne contrôlait pas Vivendi avant la scission du conglomérat en 2024. La Cour a rejeté les arguments avancés par l'actionnaire minoritaire CIAM, soutenant que la scission du groupe ne garantissait pas une meilleure valorisation des actifs et favorisait indûment la société holding du milliardaire. Fin novembre, la Cour de cassation avait annulé un premier arrêt de la Cour d'appel de Paris rendu en avril, qui estimait que Vincent Bolloré contrôlait Vivendi, et que l'Autorité des marchés financiers devait réexaminer la scission du groupe survenue fin 2024. La décision de cette semaine exonère ainsi l'actionnaire de référence de Vivendi de toute indemnisation des actionnaires minoritaires. Bolloré n'aura pas à lancer une OPA sur le reste du capital de Vivendi. Julien Visconti, avocat du fonds activiste, a indiqué que le CIAM allait se pourvoir en cassation.
* Mersen consolide de 10,4% après sa forte progression (près de 60% de gains) depuis le début de l'année.
* Eutelsat recule de 7,3%. Dans une note, Stifel a expliqué voir SES comme le profil le plus solide parmi les opérateurs européens de satellites. Il se montre réservé sur Eutelsat ('vendre') malgré la récente recapitalisation et le renforcement du soutien de l'Etat ainsi que l'atout que représente OneWeb. Le courtier attend des preuves que sa position stratégique se traduira par une hausse durable des revenus et de la rentabilité dans un environnement très concurrentiel.
* Thales perd 6,3%. Le groupe de Défense a devancé Safran sur le dossier Exail Technologies en signant un accord engageant avec la famille Gorgé pour l'acquisition de sa participation de 35,51% en vue de racheter l'intégralité du capital par le biais d'une offre publique d'achat obligatoire. La transaction, sur la base d'un prix de 134 euros par action Exail, matérialise une prime de 44% sur le cours de l'action Exail au 25 juin, ce qui représente une valorisation du spécialiste de la robotique maritime de 3,9 milliards d'euros. Plusieurs analystes ont par ailleurs revu leur objectif de cours à la baisse sur le dossier à l'image de Berenberg qui a ramené sa cible de 270 à 265 euros tout en restant à 'conserver'. De son côté, Jefferies ('achat') ne vise plus que 290 euros contre 310 euros précédemment tandis qu'UBS a coupé sa cible de 390 à 330 euros en restant également à l'achat'.
Les informations et conseils rédigés par la rédaction de Boursier.com sont réalisés à partir des meilleures sources, même si la société Boursier.com ne peut en garantir l'exhaustivité ni la fiabilité. Ces contenus n'ont aucune valeur contractuelle et ne constituent en aucun cas une offre de vente ou une sollicitation d'achat de valeurs mobilières ou d'instruments financiers. La responsabilité de la société Boursier.com et/ou de ses dirigeants et salariés ne saurait être engagée en cas d'erreur, d'omission ou d'investissement inopportun.
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count
- 0 news.votes.details.count