Paris recule sur fond de tensions au Moyen-Orient
La Bourse de Paris a clôturé en baisse a terminé dans le rouge, plombée par l’escalade des tensions au Moyen-Orient. Samedi matin, des frappes américaines et israéliennes ont visé Téhéran, ciblant notamment une réunion impliquant le guide suprême Ali Khamenei et plusieurs hauts responsables iraniens, qui auraient été tués. En riposte, les Gardiens de la révolution ont multiplié les tirs de missiles et de drones vers Israël et plusieurs pays du Golfe, visant surtout des bases américaines dans la région. Washington a prévenu que l’offensive se poursuivrait jusqu’à atteindre ses objectifs, tandis que Téhéran a exclu toute négociation avec les États-Unis. Sans surprise, les cours du pétrole grimpent avec un Brent à +6% et le WTI +6%. Du coté macroéconomique, L'indice PMI HCOB pour l'industrie manufacturière de la zone Euro s'est ainsi redressé de 49,5 en janvier à 50,8, repassant ainsi au-dessus du seuil de croissance pour la première fois depuis août 2025. En France, l'indice des directeurs d'achat (PMI) manufacturier est ressorti à 50,1 en février contre un consensus de 49,9 après 51,2 en janvier, a indiqué S&P Global.
À la clôture, 35 des 40 valeurs du CAC 40 ont terminé en baisse, les investisseurs réduisant leur exposition au risque face à l’aggravation des tensions au Moyen-Orient. Le secteur du luxe, particulièrement dépendant de la clientèle de la région, a été fortement sanctionné : Kering a cédé 5,04% à 271,50, LVMH -4,34% à 520,5 et Hermès -4% à 1 967.
À l’inverse, certains compartiments ont profité du contexte géopolitique, les valeurs de défense ont été recherchées, Thales progressant de 0,39% de 255,9. Les énergéticiens ont également tiré leur épingle du jeu : TotalEnergies a gagné 3,09% à 69,36. Côté analystes, Citi maintient sa recommandation à l’achat et relève son objectif de cours de 71 à 75 euros. JP Morgan adopte un ton plus offensif, passant de « neutre » à « surpondérer » avec un objectif porté de 63 à 75 euros.
Orange (-1,76% à 17,87) a annoncé la signature d’un protocole d’accord avec AST SpaceMobile et Satellite Connect Europe, coentreprise formée avec Vodafone. Le partenariat porte sur le déploiement de la technologie Direct-to-Device sur les marchés où l’opérateur est présent.
Airbus (-2,15% à 180,28) a confirmé qu’Air Air Astana a initié une commande ferme de 25 appareils de la famille A320neo. Il s’agit de la plus importante commande directe jamais passée par la compagnie, leader du transport aérien en Asie centrale et dans le Caucase.
Le groupe européen de satellites SES (+6,09% à 6,71) a publié au 4ème trimestre un EBITDA ajusté de 515 M€, supérieur au consensus qui tablait sur environ 490 M€, porté notamment par la dynamique des activités gouvernementales et de connectivité. Le chiffre d’affaires trimestriel s’est établi à 540 M€, en légère progression sur un an.
Exosens (+4,82% à 65,3) a indiqué que sa filiale américaine, Photonis Defense, a décroché auprès de l’U.S. Army un contrat IDIQ à prix ferme. Celui-ci porte sur le développement, la production et les tests de dispositifs binoculaires de vision nocturne BiNOD.
Au 4ème trimestre 2025, Precia Molen (-2,55% à 26,8) a enregistré un chiffre d’affaires de 43,1 M€, quasi stable sur un an (-0,2 %). La croissance organique ressort à +1,9 %, dans un contexte économique jugé plus incertain en ce début 2026, notamment en Europe.
Air France a reculé de 9,43% à 11,14 après la suspension partielle du trafic aérien dans le Golfe, marquée par la fermeture de l’aéroport de Dubaï. La compagnie a prolongé jusqu’au 3 mars inclus l’arrêt de ses vols vers Tel-Aviv, Beyrouth, Dubaï et Riyad, invoquant des raisons de sécurité.
Ipsos (-0,35% à 34,34) a annoncé la cession de 80 % de sa filiale russe Ipsos Comcon à Direct Investment JSC. Cette opération permet au groupe de se conformer à la législation locale, qui limite désormais à 20 % la participation étrangère dans les sociétés d’études de marché.
Le spécialiste français de l’audio haut de gamme Cabasse a déclaré, le 27 février, sa cessation de paiements auprès du tribunal de commerce de Montpellier. L’entreprise a demandé l’ouverture d’une procédure de redressement judiciaire afin de tenter d’assurer la poursuite de son activité.
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