Wall Street : le Dow Jones s'incruste au-dessus des 50.000 pts
Volatilité confirmée...
Wall Street reste bien orienté ce lundi, après sa performance de fin de semaine qui a mené le Dow Jones au-delà des 50.000 pts. Sur son réseau Truth Social, Donald Trump n'a d'ailleurs pas manqué de saluer, à sa manière, la performance de l'indice des valeurs industrielles américaines. "Record de la bourse et sécurité nationale renforcée grâce à nos excellents tarifs douaniers. Je prévois un Dow Jones à 100.000 points d'ici la fin de mon mandat. N'oubliez pas : Trump avait raison sur toute la ligne ! J'espère que la Cour suprême des Etats-Unis nous observe", s'est gaussé le président américain.
Ce soir à Wall Street, les indices sont au vert, avec un Dow Jones qui poursuit son exploration au-delà des 50.000 pts, terminant en petite hausse de +0,04% à 50.135 pts. Au plus haut du jour, le Dow Jones a marqué un nouveau record à 50.219,4 pts. Le S&P 500 poursuit sa marche en direction de son record, au-delà des 7.000 pts. L'indice termine, ce lundi, sur un gain de +0,47% à 6.964 pts. Le Nasdaq n'est pas en reste... Le Composite prend +0,90% à 23.238 pts, soit très proche de son record du 24 octobre 2025 (24.019 pts).
Les derniers échos concernant OpenAI semblent relancer le secteur de l'IA. Le DG de la startup, Sam Altman, aurait selon CNBC annoncé aux employés que le chatbot d'intelligence artificielle de la startup, ChatGPT, avait renoué avec une croissance mensuelle supérieure à 10%. La startup, qui compte plus de 800 millions d'utilisateurs actifs hebdomadaires, se préparerait également à lancer cette semaine une version mise à jour de son chatbot, d'après un message interne d'Altman diffusé sur Slack, et toujours selon CNBC... Oracle prend +9,64% ce lundi ; Microsoft s'accorde +3,11% ; Nvidia gagne +2,5%.
Le rendement des bons du Trésor de référence (à 10 ans) grimpe de 3,6 points de base et atteint 4,25%. Selon Bloomberg, les autorités chinoises ont exhorté les banques à limiter leurs achats d'obligations d'Etat américaines, et ont demandé à celles fortement exposées de réduire leurs positions. Aucune cible précise n'aurait été fixée quant à l'ampleur ou au calendrier de cette réduction. La directive ne s'applique pas aux avoirs détenus par l'Etat chinois en bons du Trésor. Bien que cette demande ait été formulée dans une optique de diversification des risques, elle pourrait, selon l'agence, conforter une tendance mondiale récente, qui a vu des pays comme l'Inde et le Brésil réduire leur exposition au plus grand marché obligataire mondial face aux doutes croissants concernant l'attrait des actifs américains.
Les risques géopolitiques, tels que les menaces du président Donald Trump concernant le Groenland, n'ont fait qu'accentuer le malaise et encourager la recherche d'actifs alternatifs comme l'or, analyse Bloomberg. Rappelons qu'un fonds de pension danois a lui aussi cédé des bons du Trésor américain tout récemment.
Le secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent, a évoqué les traders chinois comme explication des fortes fluctuations du marché de l'or la semaine dernière, indique Bloomberg. "La volatilité de l'or s'explique par une certaine instabilité en Chine", a déclaré ainsi Bessent sur Fox News. "Ils sont contraints de durcir leurs exigences en matière de marges. Pour moi, l'or ressemble donc à une réaction spéculative classique", a ajouté le responsable.
Bessent répondait à une question concernant la flambée récente des cours des métaux précieux alimentée par des achats spéculatifs, des turbulences géopolitiques et des inquiétudes quant à l'indépendance de la Fed, flambée qui s'est brutalement inversée la semaine dernière. Ces turbulences ont contribué à la première hausse hebdomadaire du dollar depuis début janvier, tandis que l'indice Dow Jones a franchi la barre des 50.000 points pour la toute première fois.
Bloomberg note qu'à l'approche des élections de mi-mandat en novembre aux USA, Bessent a cité la performance du Dow Jones comme preuve que l'économie américaine serait sur la voie d'une reprise qui profiterait aux Américains. Concernant la politique de la Fed, Bessent a déclaré s'attendre à ce que la banque centrale fasse preuve de prudence quant à toute réduction de son bilan. Le candidat du président Trump à la tête de la Fed, Kevin Warsh, "sera très indépendant, tout en gardant à l'esprit que la Fed est responsable devant le peuple américain", a aussi déclaré Bessent.
Ce soir, les pétroles se reprennent. Le baril de brut WTI gagne +1,45% à 64,43$. La référence pétrolière européenne, le Brent de mer du Nord, est dans le même mouvement et gagne +1,47% à 69,10$ le baril.
Le dollar se tasse de -0,84%, revenant à 0,8392 euro.
L'once d'or reprend des couleurs et remonte au-dessus des 5.000$ l'once, terminant sur un gain de +2,08% à 5.062$ (4.248 euros). L'once d'argent se reprend également de +7,15% à 83,33$, après avoir dévissé de -30,67% la semaine dernière.
Le Bitcoin se stabilise autour des 70.000$.
Sur le front économique aux Etats-Unis, les opérateurs suivront mardi, les ventes de détail de décembre (14h30, consensus +0,4% d'un mois sur l'autre, +0,4% hors automobile et +0,3% hors automobile et essence), l'indice du coût de l'emploi du 4e trimestre, ainsi que les prix à l'import et à l'export de décembre et que les stocks et ventes des entreprises de novembre.
Valeurs en hausse
* Kroger (+3,85% à 70,1$). Le groupe a annoncé la nomination en tant que nouveau directeur général de l'ex-cadre dirigeant de Walmart, Greg Foran. L'annonce intervient moins d'un an après la démission brutale de l'ancien CEO du groupe. Foran, le nouvel élu, a dirigé durant 6 ans la division américaine de Walmart. "Foran possède plus de 40 ans d'expérience à la tête de grandes entreprises complexes du secteur de la consommation, qu'il a accompagnées dans leurs transformations, leur croissance et leur transition numérique", explique Kroger. La nomination prend effet immédiatement.
* Meta Platforms (+2,38% à 677,22$). Le groupe de Mark Zuckerberg est à nouveau dans le viseur de Bruxelles. La Commission européenne a adressé à titre préliminaire, au propriétaire de Facebook une communication des griefs, dans laquelle elle considère, que Meta a enfreint les règles de l'UE en matière de pratiques anticoncurrentielles en empêchant les assistants d'intelligence artificielle (IA) tiers d'accéder à WhatsApp et d'interagir avec ses utilisateurs. Le comportement de Meta risque de barrer la route aux concurrents qui veulent entrer ou se développer sur le marché en croissance rapide des assistants d'IA, selon le régulateur. La Commission a donc l'intention d'imposer des mesures provisoires afin d'éviter que ce changement de politique ne cause un préjudice grave et irréparable sur le marché, sous réserve de la réponse et des droits de la défense de Meta.
* Apollo Global Management (+0,69% à 133,95$). L'un des géants américains de la gestion alternative a publié pour le 4e trimestre fiscal un bénéfice ajusté par action de 2,47$ et des revenus de 9,9 Mds$. Le consensus était logé à 2,04$ de bénéfice ajusté par action. Le bénéfice net ajusté a représenté 1,5 Md$ sur le trimestre et 5,2 Mds$ sur l'exercice clos. Les actifs totaux sous gestion ressortent à 938 Mds$ en fin de période. Marc Rowan, président-directeur général d'Apollo, a déclaré : "Les résultats du 4e trimestre d'Apollo viennent couronner une année d'excellence. Parmi les faits marquants de 2025, citons une activité de financement record dépassant les 300 Mds$ et des entrées de capitaux supérieures à 225 Mds$, générant des revenus records liés aux commissions et aux spreads".
* Alphabet (+0,45% à 324,32$). Le groupe Moutain View s'emploie à lever environ 15 Mds$ grâce à une émission d'obligations américaines de haute qualité libellées en dollars, selon des sources de Bloomberg proches du dossier. L'opération s'inscrit dans une frénésie d'emprunts menée par les entreprises à la pointe du boom des investissements dans l'intelligence artificielle, explique l'agence, rappelant que les géants du cloud, les fameux 'hyperscalers', devraient investir plus de 650 Mds$ cette année dans le développement de leur infrastructure d'IA. Depuis l'année dernière, ce secteur a inondé le marché de dettes que les investisseurs ont jusqu'à présent absorbées, constate l'agence.
Valeurs en baisse
* Kyndryl (-54,92% à 10,59$). Le groupe software américain décroche sur l'annonce d'un report du dépôt de son rapport trimestriel du fait de faiblesses dans son contrôle interne relatif à l'information financière pour plusieurs périodes. Par ailleurs, Kyndryl a annoncé le départ de son directeur financier, David Wyshner, et la démission de Vineet Khurana de son poste de contrôleur financier international. Le groupe a nommé Harsh Chugh directeur financier par intérim et Bhavna Doegar contrôleur financier par intérim.
* Becton, Dickinson and Company (-1,25% à 207,39$). Le concepteur américain d'appareils médicaux, également acteur du marché du diagnostic, perd du terrain. Le groupe a publié pour son 1er trimestre fiscal un bénéfice net de 382 M$ et un bénéfice ajusté par action de 2,91$, supérieur aux attentes des analystes, pour des revenus de 5,25 Mds$ (+1,6%) également meilleurs qu'attendu. Le rapprochement des activités de BD en biosciences et solutions de diagnostic avec Waters Corporation devrait être finalisé aujourd'hui.
La société confirme ses prévisions de croissance du chiffre d'affaires pour l'exercice 2026, et fournit des prévisions de bpa dilué ajusté pour la nouvelle entité BD. Le groupe anticipe pour l'exercice un bénéfice ajusté par action allant de 12,35 à 12,65$.
* CNA Financial (-1,4% à 49,13$). L'entité financière du groupe, également cotée à Wall Street, a réalisé au 4e trimestre fiscal un bénéfice par action de 1,16$ sur une base ajustée, ainsi qu'un bénéfice net de 302 M$ ( 21 M$ un an plus tôt). Les résultats de l'an dernier comprenaient une perte après imposition de 290 M$ sur un accord relatif au régime de retraite. Le résultat ajusté atteint 317 M$ (342 M$ au trimestre correspondant de l'exercice précédent).
* Loews (-0,33% à 110,9$). La chaîne américaine d'hôtellerie a publié au titre de son 4e trimestre fiscal un bénéfice net de 402 M$ et un bénéfice par action de 1,94$ -plus du double de l'an dernier- pour des revenus totalisant 4,73 Mds$. Sur l'exercice, le groupe, également actif dans l'assurance de biens et responsabilité civile, a réalisé des revenus de 4,73 Mds$. Sur l'exercice, le bénéfice net est ressorti à 1,67 Md$ pour des revenus de 18,45 Mds$. Un an plus tôt, les revenus annuels se situaient à 17,51 Mds$.
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